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  • Robespierre

    Maximilien de Robespierre, né à Arras en 1758, avocat digne et probe, nourri des principes de Jean-Jacques Rousseau, va devenir une figure essentielle de ce bouleversement formidable.
    La date du 14 juillet est donc considérée comme le point de départ de la Révolution et deviendra celle de notre fête nationale. Maximilien Robespierre (il vient d'abandonner la particule...) ne veut pas la disparition totale de la monarchie. Il organise un système constitutionnel où le roi, restant symboliquement à la tête du pays, garde un droit de veto. Les patriotes, dont Robespierre devient rapidement le maître à penser, forment le "Parti National", rassemblement d'hommes unis par le même idéal de liberté et une croyance profonde en la nécessité de réformes, mais dont la vénération pour le roi demeure entière. Robespierre milite en outre pour le suffrage universel et même pour l'abolition de la peine de mort.
    Membre du Conseil Général de la Commune de Paris, Robespierre prend des mesures extrêmes contre les suspects, les prêtres réfractaires et les émigrés, dont il fait placer les biens sous séquestre. Il se montre insensible à l'horreur des massacres de Septembre ; il déclare à cette occasion : "La Révolution ne peut se faire sans révolution !".
    Cette attitude rigide, sa volonté inflexible et l'austérité de sa vie privée lui vaudront d'être surnommé "l'Incorruptible".
    Le 21 septembre 1792, Robespierre anime le Comité de Salut Public, qui a déclaré la patrie en danger, et selon lui la justice doit être prompte, sévère et inflexible ; il instaure le régime de la terreur, seule capable de briser les complots.

    Le 9 Thermidor de l'an II (27 juillet 1794), la Convention le déclare hors-la-loi et il est arrêté après avoir été blessé au cours de la prise de l'Hôtel de Ville, où il s'était réfugié sous la protection des sections de la Commune. Le lendemain, 10 Thermidor, il monte à l'échafaud sans jugement en compagnie de Saint-Just et de vingt autres de ses fidèles.

    Vertueux, pur et impassible, ce héros digne de l'Antique n'accepta jamais la moindre compromission et ne renia jamais son idéal révolutionnaire. Robespierre fut le symbole de la droiture politique, ne cédant à aucune pression susceptible de le détourner du chemin qu'il s'était tracé, ce qui fait de lui (malgré les défauts de ses qualités !) l'un des grands seigneurs de notre histoire.

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  • Saint Louis

    Le futur Saint Louis est le fils de Louis VIII "le Lion"

    Louis est imprégné d'une profonde piété ; il aime les pauvres, multiplie les aumônes, les visites aux hôpitaux et protège les ordres monastiques qui pratiquent l'assistance aux malades et la charité chrétienne. Il a horreur du blasphème et, malgré son ascétisme et la rigoureuse discipline de ses mœurs, il s'intéresse aux membres du clergé rénovateurs de la foi.

    A partir de 1242, Louis va gouverner le pays avec sagesse, mais aussi avec fermeté. Il tient tête aux grands seigneurs et crée une société nouvelle qui s'affranchit peu à peu de la tutelle féodale et tend à se regrouper sous la puissante protection du roi.
    Saint Louis est le symbole du souverain médiéval : il est convaincu de la prééminence absolue de l'autorité royale et il se sert de son pouvoir pour assurer l'ordre public, améliorer la condition du peuple et éliminer toute forme de violence et d'injustice. C'est un homme simple et bon, mais il ne manque ni de grâce, ni de gaieté.

    Le Roi va même jusqu'à rendre la justice lui-même au bois de Vincennes, assis sous un grand chêne, signifiant par ce geste que tout sujet de la couronne peut recourir directement au jugement du souverain, qui réprouve toute arrestation ou exécution arbitraire.
    Saint Louis avait reçu en héritage des vertus fondamentales : la fierté castillane et l'intelligence de sa mère, l'immense courage de son père le "Lion", l'astuce et la sagesse politique de son grand-père Philippe Auguste. Il donna au pays une structure solide et la France connut sous son règne une incontestable période de prospérité. On peut dire qu'il fut l'un des plus grands rois de la dynastie capétienne, qui sut imposer avec droiture et rigueur ses idéaux de justice, d'ordre chrétien et de paix.

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  • Jean Bart

    Né à Dunkerque le 21 octobre 1650, Jean Bart commence à naviguer dès l'âge de 12 ans. Il fait ses premières armes à la mer dans l'escadre hollandaise commandée par Ruyter. A partir de 1672, il navigue en course pour le compte de la France et se révèle comme un virtuose du genre, accumulant plus de 50 prises entre 1674 et 1678.

    Admis dans la Marine Royale, lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il fait une campagne en Méditerranée contre les barbaresques et est promu capitaine de frégate légère en août 1686. Chargé en 1689 avec Forbin de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, Jean Bart est fait prisonnier par les Anglais, s'évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche en canot.


    Capitaine de vaisseau en juin 1689, il met au point une tactique de guerre basée sur l'utilisation de divisions de frégates rapides et maniables, sorte de préfiguration des meutes de sous-marins de la seconde guerre mondiale.

    L'exploit le plus célèbre du corsaire dunkerquois date de 1694 quand il s'empare aux dépens des hollandais, au large de Texel, d'un énorme convoi de 130 navires chargés de blé. Cette prise, effectuée en période de disette, fait de Jean-Bart un héros national et lui vaut ses lettres de noblesse. Chef d'escadre en avril 1697, il commande la Marine à Dunkerque où il meurt le 27 avril 1702.

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