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  • Général Watier

    Pierre WATIER DE SAINT-ALPHONSE- Général Comte

    Avant de devenir le fameux général de cavalerie, présent dans tous les combats, dans toutes les batailles de l’Empire, et par conséquent comblé de tous les honneurs, Pierre Watier entre dans la carrière militaire dans les armées de la Révolution, comme sous-lieutenant dans un escadron franc formé à Arras, qui sera incorporé au 12ème régiment de chasseurs à cheval le 3 septembre 1792 ; il est affecté à l’armée du Nord l’année suivante, où il est rapidement nommé lieutenant au 16ème régiment de chasseurs. Ses aptitudes exceptionnelles au commandement lui font gravir très vite les échelons de la hiérarchie militaire : capitaine en août 1793, chef d’escadron en novembre, puis chef de brigade du 4ème régiment de dragons, il est employé à l’armée Gallo-Batave en 1800 et 1801. Sa conduite exemplaire au combat de Nuremberg, où selon le général Tilly, « il fait preuve du grand art de commander en rendant les devoirs faciles à ses subordonnés », attire l’attention du Premier Consul , qui, devenu Empereur, fait de lui en 1804 son écuyer Cavalcadour.

    Napoléon renoue ainsi avec la tradition de l’ancien régime, où l’écuyer cavalcadour était chargé d’administrer les écuries et les équipages du souverain.

    Pierre Watier conserve cependant le commandement de son régiment et sert à la Grande Armée dans la division Walther, en Autriche, en Prusse et en Pologne, où il s’illustre en s’emparant du pont de Lech. Un de ses chefs écrit à son sujet : « Colonel très instruit, commande bien, tant à pied qu’à cheval », ce qui est, bien sûr, l’idéal pour un dragon, dont la caractéristique principale est d’être à la fois cavalier et fantassin. Avec le grade de général de brigade, il reçoit la direction des dépôts de cinq régiments de dragons. Il est à Freidland aux ordres du légendaire général Lasalle, puis en Espagne sous Moncey, où la victoire de Lerin lui vaut le titre de Comte d’Empire en octobre 1808 ; il se bat à Tudela, puis au siège de Saragosse où il galvanise, par son courage personnel, la cavalerie du 3ème corps, qu’il mène à la victoire de Belchite en janvier 1809.

    Appelé en Allemagne pour diriger une brigade de cuirassiers, il prend à cette occasion le titre de Comte de Saint-Alphonse avant de revenir dans la péninsule ibérique, sous Caffarelli. Juin 1811, nouvelle action d’éclat au combat de Aldea de Ponte, ce qui fait que le mois suivant il porte sur ses épaulettes les trois étoiles d’argent de général de division, avec lesquelles il va faire la campagne de Russie ; le 7 septembre 1812, il est en tête de la 2ème division de cuirassiers qui va charger à la bataille de la Moscowa, sous les ordres du général Auguste Jean-Gabriel de Caulaincourt (frère du Duc de Vicence), qui trouve la mort dans cet engagement. En 1814, il rentre en France où il est mis en non activité.

    Aux Cent-Jours, il reprend du service et à Waterloo il commande la 13ème division de réserve de cavalerie, affectée au 4ème corps du général Gérard, sous les ordres du général Milhaud, dépendant lui-même du maréchal Grouchy, chef suprême de la réserve de cavalerie de l’armée du Nord. Sous la seconde Restauration, Louis XVIII le nomme successivement inspecteur de la cavalerie (1820), de la gendarmerie (1823) et président de la commission des remontés.

    Admis en 1839 au cadre de réserve, il meurt à Paris le 3 février 1846.

    Grand Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’Ordre du Lion de Bavière et enfin Chevalier de Saint-Louis, le nom de ce brave est inscrit au côté Est de l’Arc de Triomphe de l’Etoile. Lors de son inspection du 20 juillet 1805, le général Fénerols avait dit de lui : « C’est un officier des plus distingués », ce qui, dans la langue militaire de l’époque était le plus beau compliment qu’on puisse faire à un soldat.

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  • Général Eblé

    Comte Jean-Baptiste EBLE

    Jean-Baptiste Eblé naquit à Saint-Jean de Rohrbach en 1758. Fils de soldat, admis à neuf ans dans le régiment de son père, il allait passer à la postérité comme un véritable héros, le seul peut-être, qui n’ait pas dû sa gloire à la fortune des armes ; c’est un artilleur, imprégné des idées révolutionnaires, qui, du grade de lieutenant à Naples en 1785, passe rapidement à celui de général de brigade en 1793, prenant part aux campagnes d’Allemagne et de Hollande. Il est nommé gouverneur de Magdebourg, puis devient ministre de la guerre du roi Jérôme de Westphalie en 1808. Mais c’est pendant la retraite de Russie que le commandant des Equipages de Pont de la Grande Armée va s’immortaliser. Depuis Smolensk, il fait porter par chacun de ses pontonniers un outil, vingt grands clous et des clameaux. Eble commande sept compagnies de sapeurs, soit 400 hommes armés et disciplinés, auxquels s’ajoute un bataillon d’ouvriers de la marine, avec six caissons de haches, de pioches et de scies, deux forges de campagne et deux voitures de charbon. Il va faire construire les deux ponts qui vont sauver l’Armée. On abat les maisons pour prendre le bois, on fabrique des chevalets que les hommes installent, plongés parfois jusqu’aux aisselles dans l’eau glacée, et maintiennent, jusqu’à ce que les poutrelles et les tabliers soient fixés. Eblé est au milieu du chantier, infatigable, malgré les ponts qui s’effondrent et qu’il faut constamment réparer, encourageant ses hommes exténués, créant des tranchées à travers l’encombrement d’hommes et des chevaux morts, pour dégager les accès. Eblé et ses héroïques pontonniers passent les derniers et incendient les ponts. Ils rejoignent l’arrière-garde de Ney, qui les attendait. Mais à Königsberg, le héros meurt de fatigue et d’épuisement, le 31 décembre 1812.

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  • Général Kleber

    Général Jean-Baptiste KLEBER
    Né à Srasbourg en 1753 – Mort au Caire en 1800

    Rien ne semblait appeler Kléber au métier des armes, puisqu’il débuta dans la vie comme architecte à Besançon et à Strasbourg. On lui doit notamment le château de Grandvillards et l’hôpital de Thann. C’est par la Garde Nationale qu’il pénétra dans la carrière militaire, participa à la défense de Mayence en avril 1793, puis partit combattre les Vendéens ; il joua, dans l’armée de Sambre et Meuse, un rôle décisif à Fleurus, et s’empara de Francfort en juillet 1796.Brouillé avec Jourdan, il quitta l’armée à la fin de la même année.
    C’est Bonaparte, une fois de plus, qui le rappela pour participer à la campagne d’Egypte. A ses mérites militaires, il ajoute de grandes qualités d’administrateur (il fut inspecteur des Bâtiments Publics en Alsace).
    Lorsque Bonaparte, lassé des infidélités de son épouse et pressentant qu’il aurait un rôle à jouer en écroulant le Directoire vermoulu, abandonna sa conquête islamique, c’est à Kléber qu’il confia en partant, le commandement de l’armée d’Orient, le 26 août 1799. Celui-ci signa avec les anglais l’armistice d’El Arich. Mais l’Amiral Keith refusa la convention d’évacuation des troupes françaises et les combats reprirent : Kléber battit les Turcs à Héliopolis et à Koraïn, puis réprima l’insurrection du Caire. Sa rigueur excessive et son incompréhension de l’âme orientale amenérent les Ulémas à fanatiser un assassin, Soleyman qui le tua d’un coup de poignard, le 14 juin 1800.
    Sa dépouille fut saluée par les trois belligérants : l’artillerie anglaise et les canons turcs tirèrent des salves pendant que les Français présentaient les armes.
    Kléber était revêtu de l’uniforme d’officier général du Directoire qu’ont gravé ici Les Etains du Prince.

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  • Général Vandamme

    Général Comte Dominique VANDAMME

    Le général Vandamme est certainement l’un des chefs militaires du premier Empire le plus controversé par les historiens.
    En effet, on lui reproche quelques tendances fâcheuses à la concussion, l’insubordination, la grossièreté, la cupidité et la violence, poussée parfois jusqu’à la férocité. Mais il n’en demeure pas moins un soldat brave et valeureux, au point même que l’Empereur avait songé un instant en faire un Maréchal de France. Né le 5 novembre 1770, à Cassel (département du Nord), il montre dès son jeune âge un caractère si difficile, que sa famille le fait engager au 4ème bataillon auxiliaire des colonies, à la Martinique. Bien qu’ayant déserté, on le retrouve après son retour en France , au régiment de Brie Infanterie en 1790. La nation a besoin de bons soldats, et c’est ainsi qu’il est nommé capitaine d’une compagnie franche en 1792, puis lieutenant-colonel l’année suivante. A la suite de sa brillante conduite à la bataille de Hondschoote, il est promu général à 23 ans ! Mais c’est à Austerlitz que l’Histoire va retenir le nom de Dominique Joseph Vandamme, qui décide de la victoire en enlevant le plateau de Pratzen, où il culbute les Russes, sabre en main, à la tête de ses hommes qu’il entraîne avec calme et sang-froid, sans même élever la voix. Créé comte d’Unsebourg, il reçoit le cordon de Grand Aigle de la légion d’Honneur et Napoléon lui confère le titre de Pair pendant les Cent jours. Il se couvre à nouveau de gloire le 16 juin 1815 en contribuant efficacement à la victoire de Ligny. Deux jours plus tard, commandant en chef du 3ème corps, malgré ses exhortations à marcher au canon jointes à celles du général Gérard, il ne peut décider Grouchy à rejoindre le gros de l’armée sur le champ de bataille de Waterloo. Déclaré indésirable par son supérieur d’Austerlitz, le Maréchal Soult, il est exilé par les Bourbons. Il s’embarque alors pour les Etats-Unis, puis revient à Gand et se retire enfin en France, dans son château de Cassel en 1819, où il meurt le 15 juillet 1830.
    Une caserne de Lille porte actuellement le nom de ce grand général dont toute la personnalité peut-être résumée par le jugement porté sur lui par Napoléon : « si je perdais Vandamme, je ne sais pas ce que je donnerais pour le ravoir, mais si j’en avais deux, je serais obligé d’en faire fusiller un ! ».

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