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  • Général Servan de Gerbey

    Joseph SERVAN de GERBEY

    Ce général est un militaire de l’ancien régime. Il naquit à Romans en 1741 et se fit connaître comme major des grenadiers d’Ile de France, dix ans avant la révolution. Cet aristocrate se rallia aux idées nouvelles, et fut nommé maréchal de camp en 1792. Il fait partie du fameux ministère girondin et reçoit le portefeuille de la guerre le 9 mai 1792. Il fait à ce titre voter un appel de volontaires et organise à Paris un camp de 20 000 fédérés. Il obtient la promotion de lieutenant-général et le commandement de l’armée des Pyrénées, mais il démissionne à la chute de la monarchie. Devenu suspect, comme girondin, il est décrété d’arrestation et incarcéré à l’Abbaye pendant la terreur ; libéré en 1795 après thermidor, il est mandaté à la cour d’espagne comme plénipotentiaire, pour négocier la paix. Le succès de sa mission est couronné par la signature du traité de Bâle le 22 juillet 1795. En 1800, il est investi de pouvoirs extraordinaires pour réprimer le brigandage dans le midi.

    Malheureusement, il ne poursuivra pas une longue carrière aux côtés de l’Empereur, car il mourut en 1808, à 67 ans, après avoir rédigé deux ouvrages importants : ²le soldat citoyen²et ²projet de constitution pour l’armée des Français ².
    les Etains du Prince vous le présente en grande tenue d’Inspecteur général des armées, d’après le portrait de Lafitte qu’on peut admirer au musée Carnavalet.

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  • Général Subervie

    Jacques-Gervais Subervie

    Né le 1er septembre 1776 à Lectourne – Mort le 10 mars 1856 au Château de Purenchère

    Jacques Gervais Baron Subervie était gascon. Il naquit à Lectourne le 1er septembre 1776 et c’est aussi dans cette ville qu’il mourût, en 1856, après avoir consacré la fin de sa vie à la politique. Il avait commencé sa carrière par un engagement dans un bataillon de volontaires nationaux de son département, comme beaucoup d’autres officiers généraux de son époque.
    C’est la première campagne d’Italie qui le fait connaître au futur maréchal Lannes, qui  l’emmène en Egypte avec  lui, comme aide de camp. En 1805, il est nommé colonel du 10e régiment de Chasseurs à cheval. Général de brigade en 1811, il ajoute sa troisième étoile de divisionnaire en avril 1814, période difficile pour lui, car le nouveau gouvernement ne reconnaît pas sa nomination.
    Louis XVIII, qui l’avait malgré tout nommé lieutenant-général (ce qui correspondait à son ancien grade), le met finalement en demi-solde.
    Bien sûr, dès que Napoléon touche le sable de la plage de Golfe Juan, pour « voler jusqu’aux tours de Notre Dame », il rappelle Subervie, à qui il confie une division de cavalerie.
    Son nom reste attaché aux durs combats du cimetière de Plancenoit, le soir de la bataille de Waterloo, où ses lanciers bousculent sévèrement les Prussiens, permettant ainsi une retraite en bon ordre de la jeune garde.
    Il n’exerce plus aucun commandement sous la seconde restauration, mais il est fait ministre de la guerre en 1848.
    Il démissionnera de ce poste pour ne pas avoir à sanctionner ses anciens camarades.
    Les Gascons sont gens d’honneur….

     

     

     

     

    Les Gascons sont des gens d'honneur ...

     

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  • Général Taupin

    TAUPIN
    Général Baron
     
    Le dénominateur commun de tous les soldats de l’Empire est le courage. Cette qualité s’applique à tous, du plus humble joueur de fifre au plus étoilé des officiers généraux. C’est particulièrement vrai dans le cas du général Eloi Charlemagne Taupin, dont la bravoure indiscutable fut citée à maintes reprises par tous ses chefs, eux-mêmes fins connaisseurs en matière de courage.
    Voici, à titre d’exemple ce que l’intrépide Taupin écrit au Maréchal Soult le 29 novembre 1813, évoquant une conversation avec le général Reille qui avait donné un avis favorable à sa demande de congé en raison de sa mauvaise santé : « quand bien même le congé que j’avais demandé me serait accordé, je n’en ferais aucun usage à moins que je ne tombasse le nez dessous (sic), car il n’est pas dans mes principes d’aller me « médiciner » et prendre des bains, tandis que la France entière devait demeurer sous les armes ! j’ai trop d’honneur pour prendre le congé à l’ouverture d’une campagne ! » Notre héros débute sa carrière au régiment Roi-Infanterie en 1787, puis dans l’armée levée par l’Assemblée Constituante, il obtient rapidement le brevet de sous-lieutenant au 1er bataillon des volontaires de l’Oise. Elu capitaine sous l’Assemblée Législative, il sert à l’Armée du Nord, puis comme chef de bataillon à celle d’Helvétie où il participe à la prise du passage du Simplon. On le retrouve à Montebello, sous le commandement du général Lannes où il se distingue contre les Autrichiens, le 9 juin 1800, et encore à Marengo, où il a un cheval tué sous lui et où il est blessé à l’épaule par un éclat de boulet, stoppant victorieusement l’offensive de l’aile droite ennemie ; cet exploit, ainsi que sa brillante conduite à l’armée d’Italie, lui valent l’attribution d’un sabre d’honneur de la part du Premier Consul en 1802. L’année suivante il est major au 11ème de ligne, sous Vandamme. A Austerlitz il est aux ordres du général Gazan, et il arbore les épaulettes de colonel du 103ème de ligne, après avoir été à nouveau blessé, le 11 novembre 1805 à l’épaule gauche, au cours du combat de Dürrenstein ; le 25 décembre, il accède à la dignité de commandant de la Légion d’Honneur. Il se couvre encore de gloire en 1807 à Ostrolenka, et reçoit les deux étoiles de général de brigade, avant de passer au 8ème corps de l’armée d’Espagne. Le 22 juillet 1812, c’est la bataille des Arapiles ; ses soldats chantent à tue-tête : « en avant la brigade à Taupin, en avant la brigade ! » Hélas, les hommes du corps de Marmont sont battus par Wellington, ce qui n’enlève pas leur belle humeur aux troupes du général qui chantent tout aussi fort pendant leur retraite : « va t’faire foutre la brigade à Taupin, va t’faire foutre ! » Le 28 janvier 1813, Napoléon qui l’avait déjà fait baron d’Empire en 1808 l’élève au grade de général de division. Commandant la 4ème division, il constitue avec la 5ème et la 8ème l’aile gauche de l’armée des Pyrénées, dirigée par le général Clauzel. Le 10 avril 1814, son unité composée des brigades Rey et Racan, détachée du corps du général Reille, est en réserve sur les hauteurs de Montaudran, à l’est de la ville de Toulouse où vont se dérouler les derniers combats entre l’armée du Maréchal Soult, déjà défait à Orthez, et les Anglais du duc de Wellington , qui se sont lancés aux trousses des Français en retraite depuis leur passage de la frontière espagnole. C’est ce jour là que le général Eloi Charlemagne Taupin est frappé par une balle à la poitrine qui le blesse mortellement.


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  • Général Travot

    Jean-Pierre TRAVOT

    Général Baron

    Il y a à Poligny dans le Jura une rue qui porte le nom de ce brave ; en effet il y vit le jour le 7 janvier 1767.

    A 19 ans il s’engage au régiment d’Enghien-Infanterie et participe à toutes les campagnes révolutionnaires ; il sert d’abord à l’armée du Rhin, puis sous le commandement du général Hoche, à l’armée de l’Ouest où il dirige les opérations de pacification de la Vendée, comme lieutenant-colonel au 2ème bataillon du Jura. La capture retentissante du chef royaliste François de Charrette lui vaut les étoiles de général de brigade.
    Il refuse avec simplicité l’or que le chouan lui offre en guise de rançon ; « quel brave homme » s’écrie le rebelle, et devant ses juges, il dira de son vainqueur : « c’est un héros, son âme est généreuse et noble, digne de servir la cause de Dieu et de son roi ! ». A côté des félicitations du Directoire, l’admiration populaire se manifeste dans ce petit couplet :
    « ta fière activité et ta ferme persévérance
    Ont su vanger (sic) l’humanité
    Reçois le tribut mérité de la vive reconnaissance
    Des amis de l’humanité. »
    En, 1805, il est nommé commandant de la 12ème division militaire à Nantes et promu général de division, après avoir combattu à l’armée d’Italie et s’être distingué au Portugal en 1803 aux ordres du général Junot. Il s’était fait remarquer par son humanité et ses qualités de diplomate lors des émeutes de Lisbonne au point que les insurgés l’acclamèrent aux cris de « vive le général Travot !», avant de cesser le combat. En 1810, il retourne dans l’Ouest et prend la tête de la 13ème division militaire à Rennes, puis se bat contre Wellington en 1814, dans la 10ème division de Toulouse, aux ordres du maréchal Soult. Sa belle conduite à l’armée du Midi, est récompensée du titre de baron d’Empire. Au retour de Louis XVIII, le général Travot, fidèle à l’Empereur, ne reprend pas du service. En revanche pendant les cent-jours, Napoléon connaissant ses exploits passés, lui confie, de nouveau, la charge de pacifier la Vendée, revenue dans l’opposition royaliste armée ; il est vainqueur de cette chouannerie à St Gilles Croix de Vie et Aizenay et par la victoire de Rocheservière, il soumet enfin le marais vendéen. Peu de jours avant Waterloo, il est Pair de France, et à la chute de l’Empire, se retire à Lorient. Arrêté en 1816, il est condamné à 20 ans de prison par les Bourbons qui ne lui ont jamais pardonné la capture et la mort de Charette ainsi que la popularité dont il jouissait auprès des paysans de la Vendée. Cet homme, dont tous les témoins s’accordent à reconnaître la bonté et l’humanité, fut si profondément affecté par sa détention au fort de Ham qu’il en perdit la raison. Il mourut dans une maison de santé à Chaillot, le 7 janvier 1836 le jour même de ses 69 ans. Napoléon à Sainte Hélène avait inscrit ce brave sur son testament pour un leg de 150 000 francs.

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  • Général Villaret de Joyeuse

    Amiral Comte Louis-Thomas VILLARET DE JOYEUSE


    Louis Thomas Villaret de Joyeuse voit le jour à Auch le 29 mai 1748 et s’engage à 17 ans aux Gendarmes du Roy. A la suite d’un duel malheureux où il tue son adversaire, il est contraint de quitter ce corps d’élite et de s’engager dans la marine ; notre futur amiral s’embarque alors à Rochefort pour les Amériques ; on le retrouve à Cayenne, puis aux Antilles, notamment à Saint-Domingue où il commande une flûte de la Royale comme lieutenant de frégate, assurant à bord de son navire, les transports de vivres et de munitions.

    De 1778 à 1783 il est aux ordres de Pierre André de Suffren et participe à tous les combats navals de la campagne des Indes. Il se distingue particulièrement au siège de Pondichery, et à la bataille de Gondelour où sa conduite superbe lui vaut la croix de Saint-Louis, assortie du grade de Capitaine de Vaisseau de 1ère classe.
    En 1785, il prend le commandement d’un navire de prise, le Coventry, qu’il ramène en France. Elevé au grade de contre-amiral, on lui confie l’armée navale de l’Atlantique : En 1794 il est vainqueur de  l’amiral  Howe, et escorte jusqu’au port de Brest un convoi de blé venu d’Amérique, que les Anglais avaient tenté d’intercepter. Il est alors fait vice-amiral par le Directoire. Lors du coup d’état du 18 Fructidor, il est proscrit comme député du Morbihan au conseil des Cinq-Cents, et se réfugie dans l’Ile d’Oléron.
    Le premier Consul le rappelle à l’activité et lui confie l’escadre de l’expédition de Saint-Domingue aux côtés du général Leclerc ; sa fermeté dans l’action lui vaut le titre de Capitaine général de la Martinique et de Sainte-Lucie, et sa loyauté envers ses chefs, le cordon de Grand-Aigle de la Légion d’Honneur en 1805. Il résiste brillamment aux attaques anglaises, mais finit néanmoins par capituler en 1809 ; l’Empereur le relègue dans une semi-disgrâce à Rouen, mais il ne peut oublier ses succès antérieurs et méconnaître ses exceptionnelles qualités de marin et d’administrateur ; c’est pourquoi en 1811 il le nomme gouverneur général de Venise et de la 6ème région militaire du royaume d’Italie. Conscient de son mérite, il l’avait en 1808 élevé à la dignité de Comte de l’Empire.
    Louis Thomas Villaret de Joyeuse s’éteint le 24 Juillet 1812 à Venise, à l’age de 64 ans.

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  • Général Wellington

    Arthur WELLESLEY Duc de Wellington

    Incontestablement, le général le plus célèbre de l’histoire militaire d’Albion fut Arthur Wellesley, Duc de Wellington. Son immense prestige vint d’abord de ce qu’il triompha pendant la guerre d’Espagne de chefs renommés comme Junot, Soult et Masséna, et puis surtout de ce qu’il provoqua indirectement la chute de l’Empire français et mettant en échec Napoléon à Waterloo.
    Ce grand général nait à Dublin en 1769. A l’âge de 18 ans, il s’engage dans l’armée, et combat pour la première fois en Hollande en 1795 ; l’année suivante il reçoit un commandement aux Indes, où il se fait l’artisan de pénétration anglaise dans la péninsule du Deccan en battant les puissants groupes armés des populations Marathes et en annexant leur territoire à la Couronne Britannique. Cette guerre de colonisation dura de 1802 à 1804 et met en évidence les qualités de chef et de stratège du futur Duc de Wellington.
    En 1808, il débarque au Portugal et à la tête de sa division il remporte la victoire de Vimeiro sur le général Junot, malgré la bravoure des soldats français commandés par les généraux Foy et Kellerman. Plus tard, nommé commandant en chef des troupes britanniques de la péninsule ibérique, il prend l’offensive en direction de Madrid : à Talavera de la Reina, le 27 juillet 1809, il résiste à  50 000  français qu’il contraint à la retraite. Enfin le 21 juin 1813, il écrase les troupes impériales à Vitoria, passe ensuite les Pyrénées et gagne la dernière bataille de la campagne à Toulouse, d’où il sort vainqueur du corps du maréchal Soult.
    Mais le « Duc de Fer » se fait surtout connaître des français par la victoire décisive de Waterloo ; après avoir contenu victorieusement le 16 juin 1815 les 5ème et  6ème divisions (général Bachelu et Prince Jérôme) du 2ème corps (général Reille) aux ordres du maréchal Ney, aux Quatre-Bras, il retraite lentement sur Bruxelles, puis le 18, décide d’accepter le combat et de faire face, sans attendre la jonction avec les Prussiens de Blücher. Il établit son état-major sur les hauteurs du Mont St-Jean, position idéale pour diriger la bataille. A 11 heures, il soulève son chapeau : c’est le signal ! La Garde Royale se lance à la rencontre des Français, appuyée par les contingents allemands, hanovriens et hollandais, que Sa Grace, le Duc de Wellington, fait encadrer par les bataillons anglais les plus solides, destinés à supporter au centre le poids du choc principal des deux armées. Sa cavalerie taille en pièces les rangs de l’infanterie des généraux Quiot, Donzelot, Marcognet et Durutte du 1er corps (général Drouet d’Erlon) et disloque au soir les derniers carrés de la Garde Impériale, malgré l’héroïsme des grenadiers et des chasseurs qui entourent Napoléon, qui vient de perdre cette ultime bataille.

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  • Général Watier

    Pierre WATIER DE SAINT-ALPHONSE- Général Comte

    Avant de devenir le fameux général de cavalerie, présent dans tous les combats, dans toutes les batailles de l’Empire, et par conséquent comblé de tous les honneurs, Pierre Watier entre dans la carrière militaire dans les armées de la Révolution, comme sous-lieutenant dans un escadron franc formé à Arras, qui sera incorporé au 12ème régiment de chasseurs à cheval le 3 septembre 1792 ; il est affecté à l’armée du Nord l’année suivante, où il est rapidement nommé lieutenant au 16ème régiment de chasseurs. Ses aptitudes exceptionnelles au commandement lui font gravir très vite les échelons de la hiérarchie militaire : capitaine en août 1793, chef d’escadron en novembre, puis chef de brigade du 4ème régiment de dragons, il est employé à l’armée Gallo-Batave en 1800 et 1801. Sa conduite exemplaire au combat de Nuremberg, où selon le général Tilly, « il fait preuve du grand art de commander en rendant les devoirs faciles à ses subordonnés », attire l’attention du Premier Consul , qui, devenu Empereur, fait de lui en 1804 son écuyer Cavalcadour.

    Napoléon renoue ainsi avec la tradition de l’ancien régime, où l’écuyer cavalcadour était chargé d’administrer les écuries et les équipages du souverain.

    Pierre Watier conserve cependant le commandement de son régiment et sert à la Grande Armée dans la division Walther, en Autriche, en Prusse et en Pologne, où il s’illustre en s’emparant du pont de Lech. Un de ses chefs écrit à son sujet : « Colonel très instruit, commande bien, tant à pied qu’à cheval », ce qui est, bien sûr, l’idéal pour un dragon, dont la caractéristique principale est d’être à la fois cavalier et fantassin. Avec le grade de général de brigade, il reçoit la direction des dépôts de cinq régiments de dragons. Il est à Freidland aux ordres du légendaire général Lasalle, puis en Espagne sous Moncey, où la victoire de Lerin lui vaut le titre de Comte d’Empire en octobre 1808 ; il se bat à Tudela, puis au siège de Saragosse où il galvanise, par son courage personnel, la cavalerie du 3ème corps, qu’il mène à la victoire de Belchite en janvier 1809.

    Appelé en Allemagne pour diriger une brigade de cuirassiers, il prend à cette occasion le titre de Comte de Saint-Alphonse avant de revenir dans la péninsule ibérique, sous Caffarelli. Juin 1811, nouvelle action d’éclat au combat de Aldea de Ponte, ce qui fait que le mois suivant il porte sur ses épaulettes les trois étoiles d’argent de général de division, avec lesquelles il va faire la campagne de Russie ; le 7 septembre 1812, il est en tête de la 2ème division de cuirassiers qui va charger à la bataille de la Moscowa, sous les ordres du général Auguste Jean-Gabriel de Caulaincourt (frère du Duc de Vicence), qui trouve la mort dans cet engagement. En 1814, il rentre en France où il est mis en non activité.

    Aux Cent-Jours, il reprend du service et à Waterloo il commande la 13ème division de réserve de cavalerie, affectée au 4ème corps du général Gérard, sous les ordres du général Milhaud, dépendant lui-même du maréchal Grouchy, chef suprême de la réserve de cavalerie de l’armée du Nord. Sous la seconde Restauration, Louis XVIII le nomme successivement inspecteur de la cavalerie (1820), de la gendarmerie (1823) et président de la commission des remontés.

    Admis en 1839 au cadre de réserve, il meurt à Paris le 3 février 1846.

    Grand Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’Ordre du Lion de Bavière et enfin Chevalier de Saint-Louis, le nom de ce brave est inscrit au côté Est de l’Arc de Triomphe de l’Etoile. Lors de son inspection du 20 juillet 1805, le général Fénerols avait dit de lui : « C’est un officier des plus distingués », ce qui, dans la langue militaire de l’époque était le plus beau compliment qu’on puisse faire à un soldat.

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  • Général Eblé

    Comte Jean-Baptiste EBLE

    Jean-Baptiste Eblé naquit à Saint-Jean de Rohrbach en 1758. Fils de soldat, admis à neuf ans dans le régiment de son père, il allait passer à la postérité comme un véritable héros, le seul peut-être, qui n’ait pas dû sa gloire à la fortune des armes ; c’est un artilleur, imprégné des idées révolutionnaires, qui, du grade de lieutenant à Naples en 1785, passe rapidement à celui de général de brigade en 1793, prenant part aux campagnes d’Allemagne et de Hollande. Il est nommé gouverneur de Magdebourg, puis devient ministre de la guerre du roi Jérôme de Westphalie en 1808. Mais c’est pendant la retraite de Russie que le commandant des Equipages de Pont de la Grande Armée va s’immortaliser. Depuis Smolensk, il fait porter par chacun de ses pontonniers un outil, vingt grands clous et des clameaux. Eble commande sept compagnies de sapeurs, soit 400 hommes armés et disciplinés, auxquels s’ajoute un bataillon d’ouvriers de la marine, avec six caissons de haches, de pioches et de scies, deux forges de campagne et deux voitures de charbon. Il va faire construire les deux ponts qui vont sauver l’Armée. On abat les maisons pour prendre le bois, on fabrique des chevalets que les hommes installent, plongés parfois jusqu’aux aisselles dans l’eau glacée, et maintiennent, jusqu’à ce que les poutrelles et les tabliers soient fixés. Eblé est au milieu du chantier, infatigable, malgré les ponts qui s’effondrent et qu’il faut constamment réparer, encourageant ses hommes exténués, créant des tranchées à travers l’encombrement d’hommes et des chevaux morts, pour dégager les accès. Eblé et ses héroïques pontonniers passent les derniers et incendient les ponts. Ils rejoignent l’arrière-garde de Ney, qui les attendait. Mais à Königsberg, le héros meurt de fatigue et d’épuisement, le 31 décembre 1812.

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  • Général Kleber

    Général Jean-Baptiste KLEBER
    Né à Srasbourg en 1753 – Mort au Caire en 1800

    Rien ne semblait appeler Kléber au métier des armes, puisqu’il débuta dans la vie comme architecte à Besançon et à Strasbourg. On lui doit notamment le château de Grandvillards et l’hôpital de Thann. C’est par la Garde Nationale qu’il pénétra dans la carrière militaire, participa à la défense de Mayence en avril 1793, puis partit combattre les Vendéens ; il joua, dans l’armée de Sambre et Meuse, un rôle décisif à Fleurus, et s’empara de Francfort en juillet 1796.Brouillé avec Jourdan, il quitta l’armée à la fin de la même année.
    C’est Bonaparte, une fois de plus, qui le rappela pour participer à la campagne d’Egypte. A ses mérites militaires, il ajoute de grandes qualités d’administrateur (il fut inspecteur des Bâtiments Publics en Alsace).
    Lorsque Bonaparte, lassé des infidélités de son épouse et pressentant qu’il aurait un rôle à jouer en écroulant le Directoire vermoulu, abandonna sa conquête islamique, c’est à Kléber qu’il confia en partant, le commandement de l’armée d’Orient, le 26 août 1799. Celui-ci signa avec les anglais l’armistice d’El Arich. Mais l’Amiral Keith refusa la convention d’évacuation des troupes françaises et les combats reprirent : Kléber battit les Turcs à Héliopolis et à Koraïn, puis réprima l’insurrection du Caire. Sa rigueur excessive et son incompréhension de l’âme orientale amenérent les Ulémas à fanatiser un assassin, Soleyman qui le tua d’un coup de poignard, le 14 juin 1800.
    Sa dépouille fut saluée par les trois belligérants : l’artillerie anglaise et les canons turcs tirèrent des salves pendant que les Français présentaient les armes.
    Kléber était revêtu de l’uniforme d’officier général du Directoire qu’ont gravé ici Les Etains du Prince.

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  • Général Vandamme

    Général Comte Dominique VANDAMME

    Le général Vandamme est certainement l’un des chefs militaires du premier Empire le plus controversé par les historiens.
    En effet, on lui reproche quelques tendances fâcheuses à la concussion, l’insubordination, la grossièreté, la cupidité et la violence, poussée parfois jusqu’à la férocité. Mais il n’en demeure pas moins un soldat brave et valeureux, au point même que l’Empereur avait songé un instant en faire un Maréchal de France. Né le 5 novembre 1770, à Cassel (département du Nord), il montre dès son jeune âge un caractère si difficile, que sa famille le fait engager au 4ème bataillon auxiliaire des colonies, à la Martinique. Bien qu’ayant déserté, on le retrouve après son retour en France , au régiment de Brie Infanterie en 1790. La nation a besoin de bons soldats, et c’est ainsi qu’il est nommé capitaine d’une compagnie franche en 1792, puis lieutenant-colonel l’année suivante. A la suite de sa brillante conduite à la bataille de Hondschoote, il est promu général à 23 ans ! Mais c’est à Austerlitz que l’Histoire va retenir le nom de Dominique Joseph Vandamme, qui décide de la victoire en enlevant le plateau de Pratzen, où il culbute les Russes, sabre en main, à la tête de ses hommes qu’il entraîne avec calme et sang-froid, sans même élever la voix. Créé comte d’Unsebourg, il reçoit le cordon de Grand Aigle de la légion d’Honneur et Napoléon lui confère le titre de Pair pendant les Cent jours. Il se couvre à nouveau de gloire le 16 juin 1815 en contribuant efficacement à la victoire de Ligny. Deux jours plus tard, commandant en chef du 3ème corps, malgré ses exhortations à marcher au canon jointes à celles du général Gérard, il ne peut décider Grouchy à rejoindre le gros de l’armée sur le champ de bataille de Waterloo. Déclaré indésirable par son supérieur d’Austerlitz, le Maréchal Soult, il est exilé par les Bourbons. Il s’embarque alors pour les Etats-Unis, puis revient à Gand et se retire enfin en France, dans son château de Cassel en 1819, où il meurt le 15 juillet 1830.
    Une caserne de Lille porte actuellement le nom de ce grand général dont toute la personnalité peut-être résumée par le jugement porté sur lui par Napoléon : « si je perdais Vandamme, je ne sais pas ce que je donnerais pour le ravoir, mais si j’en avais deux, je serais obligé d’en faire fusiller un ! ».

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