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  • Général Lepic

    Louis LEPIC
    Général Comte

    représenté dans l'uniforme de Colonel lors de la charge d'Eylau en 1807

    C’est à Montpellier que Louis Lepic voir le jour, le 20 septembre 1765, 16ème enfant d’une famille qui en compte 22 ! Il s’engage en 1781 dans l’armée royale au régiment de Lescure-Dragons, et sa belle allure le fait choisir pour être incorporé à la garde constitutionnelle chargée de protéger Louis XVI.
    Il est brigadier en 1792, mais les évènement révolutionnaires vont faire de lui un lieutenant-colonel dans le régiment des dragons de la République.
    Après un court passage au 21ème chasseurs, il participe au sein de l’armée de l’Ouest à la pacification de la Vendée, avant de rejoindre l’armée d’Italie où il se couvre de gloire de 1796 à 1806, en particulier à la bataille de Pastrengo, où il est blessé à huit reprises. Après la victoire de Marengo, il est nommé Colonel-Général des grenadiers à cheval. Il est alors de tous les combats : à Austerlitz il charge avec toute la cavalerie de la garde aux ordres de Bessières, mais c’est surtout pour sa conduite héroïque à Eylau qu’il passe dans la légende des grands soldats. Pourtant, la veille de la bataille, le 7 février 1807, le chirurgien Larrey raconte qu’il fut terrassé par une terrible crise de goutte ; devant sa détermination à reprendre la tête de ses hommes, Larrey fut contraint de lui appliquer un traitement de cheval qui eut pour effet de le remettre sur pied dès le lendemain. Dans la fureur de l’action Lepic et ses grenadiers, sabrant les canonniers russes, se trouvent soudain enveloppés par l’ennemi ; sommé de se rendre, il répond aux parlementaires en montrant les visages farouches de ses cavaliers : « regardez-moi ces têtes là et dites moi si ces gueules là ont l’air de vouloir se rendre ! ». C’est alors que se place l’instant qui le rendit célèbre et que le peintre Edouard Detaille a si bien illustré : se tournant vers son régiment il hurle : « grenadiers, haut les têtes. Jamidiou ! la mitraille n’est pas de la m… ! ». La charge furieuse qui s’ensuit bouscule les Russes stupéfaits de tant d’audace. Cet exploit lui vaut les étoiles de général de brigade ; l’Empereur l’invite le soir même à dîner ; sous sa serviette, le héros du jour trouve 50 000 Frs qu’il va immédiatement distribuer à ses hommes ! Napoléon, en voyant le régiment submergé avait dit « Lepic est avec eux, ils rentreront ! ». Devenu officier général, il exige cependant de conserver le commandement de ses grenadiers et avec eux, il se bat à Wagram en Espagne et en Russie où il démolit les cosaques de Platov. En février 1813, il est nommé général de division et termine sa carrière à la tête de du 2ème régiment de Gardes d’Honneur avec lesquels il fait encore les campagnes de Saxe et de France, en 1814. Il meurt paisiblement, entouré de sa famille, à Andresy, le 7 janvier 1827.

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  • Général Milhaud


    Général Edouard Jean-Baptiste MILHAUD

    Comte, né à Arpajon sur Cère la 10 juillet 1766

     Cet authentique Cantalou naquit à Arpajon sur Cère près d'Aurillac le 10 juillet 1766. Sa carrière fut très variée car il commença assez curieusement comme élève du génie maritime; puis il est élu commandant de la Garde Nationale de sa ville natale; député montagnard du Cantal à la Convention, il est en 1792, envoyé comme commissaire des guerres à l'armée des Ardennes. Il est à nouveau en mission à l'armée du Rhin, puis à l'armée des Pyrénées-Orientales où il prend le prénom bizarre de Cumin.

    La gloire lui sourit lorsqu'il devient chef d'Etat-Major de Murat, qui l'élève au grade de Général de brigade au début de l'année 1800.Il est envoyé en Italie et sert dans le corps d'armée de Ligurie.

    Dans la Grande Armée, à Austerlitz, il passe dans la cavalerie légère et se retrouve aux ordres du Prince Murat, dans la réserve de cavalerie à Eylau et à Koenigsberg. Comme tous les grands chefs, il effectue un séjour en Espagne dans le 4ème corps (victoire d'Ocana), puis revenu en France, se voit confié le commandement de la 25ème division militaire à Wesel, en 1812.

    Le roi Louis XVIII le nomme inspecteur général de la cavalerie, mais il est surtout connu pour les charges terribles qu'il dirige à Ligny et à Waterloo.

    A la chute de Napoléon, le Roi se souvient que Milhaud compte parmi les conventionnels régicides et le proscrit jusqu'en 1817.

    Retiré à Aurillac, il y meurt le 8 janvier 1833, après avoir été réformé à 64 ans, en 1832.

    On parlait de lui comme d'un officier général expérimenté, qui montrait dans toutes les circonstances des batailles une grande résolution, un courage à toute épreuve et une extraordinaire présence d'esprit.

    Les Etains du Prince, l'ont représenté, dans l'uniforme de Général de Cuirassiers, qu'on appelait aussi les "gros talons"

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  • Général Reille

    Honoré Charles Michel Joseph, comte Reille

    Le grand frère de Napoléon, Joseph Bonaparte, roi d’Espagne de 1808 à 1813, écrivit un jour à propos du général Reille : “Ce brave général rendit les plus grands services à l’armée dans cette circonstance si difficile qu’était la guerre d’Espagne, par son énergie et ses talents, il la sauva des plus grands malheurs !”.

    Il débute dans la carrière des armes comme volontaire au 2ème bataillon du Var en 1791, participe aux combats de l’armée du Nord à Liège et Neerwinden, et, remarqué par Masséna au siège de Toulon, il lui est attaché comme aide de camp et l’assiste dans les batailles de Montenotte, Dego, Lodi, Arcole et Rivoli où il se distingue au point que le futur Prince d’Essling le nomme chef d’escadron en 1797, puis adjudant-général chef de brigade deux ans plus tard.

    Il reste aux ordres de Masséna en Suisse, puis au corps d’observation du Midi en 1801 où il reçoit le grade de général de brigade.

    Il participe au combat du Cap Finistère où il commande les troupes embarquées de l’Amiral Villeneuve, et devient adjoint du Maréchal Berthier, major général de la Grande Armée.

    Sa brillante carrière se poursuit dans la division Suchet; il est présent à Saalfeld, Pultusk et Iéna où ses succès lui valent les trois étoiles de général de division.

    L’empereur le remarque à la bataille de Ostrolenka, en Pologne, et se l’attache comme aide de camp en 1807.

    Il le récompense en plus, en le faisant Comte d’Empire en 1808.

    Comme presque tous les officiers généraux de l’époque, Honoré Charles Reille est envoyé en Espagne, à la tête d’une division du corps de Gouvion-Saint-Cyr; rappelé momentanément en Allemagne, il se distingue à Essling où il commande les fusiliers-tirailleurs. Après Wagram, il retourne en Espagne comme gouverneur de Navarre en 1810, puis de l’Aragon en 1812, et reçoit la même année le commandement en chef de l’armée du Portugal.

    En 1813, il se signale, sous les ordres de Soult, à la bataille de Vitoria, malgré la défaite des français devant les troupes anglo-espagnoles de Wellington. Un historien écrivit à ce sujet : “Ce brave et digne général, animé de la plus vive ardeur, et sans crainte devant les masses importantes auxquelles il allait avoir à faire, prit aussitôt des dispositions afin de bien remplir une aussi périlleuse mission, sans s’occuper de l’événement qui se passait derrière lui !”. Et il ajoute : “Le chef de l’armée du Portugal mérita toute l’admiration de ses troupes, en soutenant, avec son faible corps, les masses d’une armée victorieuse.

    Il eut deux chevaux tués sous lui, son habit percé de balles, et son chapeau décoiffé par un obus. Il resta d’un calme et d’un sang-froid imperturbables et l’on ne pouvait s’empêcher d’admirer son insouciance pour son propre sort, pour ne s’occuper que de la gravité du moment. Le compte Reille n’avait alors que 35 ans, et il avait acquis de grands talents à l’école de son beau-père, le maréchal Masséna; il passait à juste titre pour un des meilleurs généraux de l’Empire”.

    Pendant que notre armée se retire d’Espagne, il se bat à Orthez et enfin à Toulouse.

    Le roi Louis XVIII le maintient dans son grade, à la Restauration et le nomme Inspecteur Général de l’Infanterie.

    Fidèle à son Empereur, aux Cent-Jours, il reçoit le commandement du 2ème corps de l’Armée du Nord en 1815, et après avoir participé à la bataille de Waterloo, il ramène ses troupes derrière la Loire.

    Pair de France, en 1819, gentilhomme de la Chambre du Roi en 1820, Maréchal de France en 1847 et Sénateur en 1852, il meurt après une longue vie de gloire, le 4 mars 1860 à Paris.

    Pelleport écrivit à propos de l’élévation de Reille au Maréchalat : “Ce fut une juste nomination due à d’éclatants services, et non à la ferveur de cour ou à une concession politique; il était l’un des grands divisionnaires destinés sous l’Empire à devenir maréchaux”.

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  • Amiral Missiessy


    Edouard Thomas de Burgues, Comte de Missiessy

    Amiral

    Né à Toulon le 23 avril 1756


    Edouard Thomas de Burgues, Comte de Missiessy, vit le jour à Toulon le 23 avril 1756. Il était fils d’officier de marine, et sa première ambition fut de servir sur le bateau commandé par son père. Il n’a que dix ans, et passe toute son adolescence à sillonner les mers du Levant et à protèger les vaisseaux de commerce contre les pirateries des barbaresques. Sous les ordres de l’amiral d’Estaing, il va combattre aux Amériques, en 1779 ; il participe à l’attaque du vaisseau anglais ² Le Québec ² (à bord de la frégate ² La Surveillante ²), aux combats de Newport, de Sainte Lucie, de la Grenade et de Savannah. Nommé Lieutenant de vaisseau il commande une gabare dans la Baltique. Promu Capitaine de vaisseau il est chargé de la surveillance de la Méditerranée. En 1793, comme beaucoup d’autres nobles, malgré sa nomination de contre-amiral, il est emprisonné comme suspect. Il se réfugie en Italie. Rentré en France en 1795, il est arrété à nouveau, mais acquitté. Napoléon lui donne le poste de chef d’Etat-Major de l’armée navale de Cadix, en 1801, aux ordres de l’amiral Truguet, puis le commandement de la 2ème escadre à Brest. Lors du projet d’invasion de l’Angleterre, il est chargé d’attirer les anglais aux Antilles et d’y attendre la flotte de l’amiral Villeneuve. Mais il en repart trop tôt et fait échouer le plan prévu. Ce sera la disgrâce, il est mis en congé pendant trois ans. Mais en 1809, l’Empereur l’élève au rang de vice-amiral et lui donne le commandement de l’escadre de l’Escaut. Il fortifie si bien le fleuve, que l’attaque anglaise sur Anvers échoue. Il est fait Comte d’Empire et assure à nouveau la défense du port d’Anvers en 1814. Il prend une retraite bien méritée en 1832, comme commandant de la marine de Toulon, où il meurt le 24 mars 1837.
    Napoléon, à Sainte Hélène reconnaitra avoir été injuste avec Missiessy qui avait pourtant fait preuve de beaucoup de courage lors des opérations de la Martinique en 1805, où il avait fait capituler les îles de Saint-Christophe, Nièvres et Montferrat et où il avait pris ou détruit une trentaine de navires marchands anglais.

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  • Amiral Nelson

    Horatio NELSON
    Duc de Bronté

    Les escadres britanniques furent commandées par beaucoup d’officiers de grande valeur, mais le plus célèbre dans l’histoire de la marine anglaise fut certainement l’amiral Horatio Nelson.
                Il commença sa carrière à l’âge de 12 ans, servit tout d’abord aux Indes, où il eut un avancement rapide, et participa aux opérations navales pendant la guerre d’Amérique. Lorsque l’Angleterre entre en guerre contre la France, en 1793, il est affecté à l’escadre de Méditerranée avec laquelle il va assiéger Bastia, puis Calvi : c’est là qu’une blessure à l’œil le rend définitivement borgne. Nommé contre-amiral, il dirige une attaque sur Ténérife au cours de laquelle, il perd son bras droit. On lui donne alors le commandement des vaisseaux chargés de surveiller le port de Toulon et les mouvements de la flotte française; celle-ci, en route pour l’Egypte, lui échappe néanmoins et passe inaperçue; il se met immédiatement à sa poursuite et finit par retrouver l’escadre de l’amiral Brueys au mouillage dans la rade d’Aboukir. En manœuvrant avec adresse et audace entre les navires français et la côte égyptienne avec ses 14 vaisseaux de ligne, le 1er août 1798 il détruit 11 des 13 bâtiments aux ordres de l’amiral Brueys, dont “l’Orient”, à bord duquel ce marin courageux est tué, coupé en deux par un boulet, après une canonnade bord à bord qui dura tout le jour.
                Sept ans après ce désastre, Nelson, considéré comme un héros national, commande à nouveau la flotte de Méditerranée; l’amiral Villeneuve, ayant réussi à sortir de la rade de Toulon à bord du Bucentaure, il le pourchasse jusqu’aux Antilles, où, suivant les instructions de Napoléon, l’escadre française, après avoir rallié les vaisseaux espagnols à Cadix, se tient au mouillage de Fort de France, pour attendre les divisions navales de Brest et de Rochefort, respectivement commandées par les amiraux Ganteaume et Missiessy. Mais Villeneuve, improvisant un plan audacieux, fait mettre à la voile sans plus tarder pour regagner les côtes de France et entrer directement dans la Manche, laissant Nelson, repéré à La Barbade, à 4 jours de navigation derrière lui.
    Hélas, le commandant en chef des armées navales réunies (c’est le titre que lui a donné l’Empereur) change de tactique et se réfugie à Cadix, où Nelson le rejoint à la hauteur du Cap Trafalgar; il s’engage alors un terrible combat le 21 octobre 1805 qui va tourner au désastre total pour la flotte combinée franco-espagnole. L’amiral Nelson inaugure une nouvelle stratégie qui consiste à attaquer le flanc de la ligne adverse par deux colonnes de vaisseaux se présentant perpendiculairement au nord et au sud de l’alignement classique des navires alliés. Au cour de la mêlée générale, Nelson, commandant en personne sur le pont du Victory abordé de plein fouet par Le Redoutable, est alors atteint par une balle tirée par un gabier posté dans la brume d’artimon.
                La colonne vertébrale brisée, ce prestigieux marin meurt peu après au milieu de son équipage en disant : “Eh bien, les français en ont fini avec moi!”


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  • Général Dorsenne

    Jean Marie Le PAIGE-DORSENNE

    Né en Picardie, en avril 1773, Jean-Marie Le Paige-Dorsenne, est volontaire en 1791 et participe aux campagnes de la Révolution. Puis comme nombre de ses camarades, il poursuit sa carrière en Égypte, à Austerlitz, Eylau, Essling, Wagram, en Espagne ... Mais c'est surtout comme Colonel Commandant les Grenadiers à pied de la Garde, à la suite du Général Hulin, qu'il est connu des historiens. Surnommé le « beau Dorsenne », à cause de sa prestance physique et de sa belle allure, il était réputé pour sa bienveillance avec le soldat, qui l'adoraient. Cependant, à l'occasion, il était capable juste sévérité. C'est ainsi qu'aux portes de Varsovie, en décembre 1806, ses grenadiers épuisés essuient un "coup de figure" de leur chef, qui les accuse de manquer de courage dans l'adversité, et leur transmet le mécontentement de l'Empereur qui les traite de "Grognards"; c'est donc la première fois que ce qualificatif si célèbre est prononcé. En 1809, Napoléon le fait Comte et le charge d'organiser les régiments de la Jeune Garde. Il se conduit héroïquement à Essling où il est blessé à la tête. C'est lui qui s'occupe, en tant que Chambellan, des cérémonies du mariage de Napoléon avec Marie-Louise, mais il reprend rapidement du service en Espagne, en 1810. Toujours soigné et élégant, il n'admet aucune négligence dans la tenue des hommes et l'entretien du matériel, et n'hésite pas à consigner ses régiments jusqu'à ce que leurs cantonnements soient propres. Gouverneur absolu de la province de Burgos, il commande en chef l'armée du Nord de l'Espagne, répondant directement de ses décisions à l'Empereur. Il a d'ailleurs beaucoup à faire pour réprimer de façon terrible, l'atroce guérilla menée par des moines fanatiques et des brigands impitoyables. Mais la blessure reçue en Autriche lui occasionne de tels maux de tête, qu'il est obligé de se faire trépaner. Hélas, l'opération échoue et ce magnifique paladin meurt à trente-neuf ans. Le Maréchal Lefebvre écrira dans son ordre du jour: « Soldats de la Garde, versons une larme sur sa tombe »

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  • Général Rampon

    Antoine-Guillaume RAMPON

    Né à Saint-Fortunat, Ardèche le 16 mars 1759.

     

    Le touriste qui visite le département de l’Ardèche et qui découvre la charmante petite ville de Saint-Fortunat, peut se demander en contemplant la statue du général Rampon, qui pouvait bien être ce brave dont les manuels d’histoire n’ont guère fait mention. Et pourtant, cet officier faisait partie de la grande cohorte glorieuse des chefs d’unité qui ont assuré toutes les victoires de l’Empire.

    Simple soldat engagé au régiment de Médoc en 1775, il sert ensuite avec le grade de sous-lieutenant à l’armée des Pyrénées-Orientales où il obtient la fonction d’adjudant général chef de brigade. 1795, c’est la paix, très provisoire, mais qui lui permet de rentrer en France pour se remettre d’une blessure reçue pendant l’échauffourée de Collioure.

    Mais c’est pendant les guerres d’Italie et d’Egypte que se situent les plus belles actions de sa carrière militaire. En 1796, il se distingue particulièrement dans la défense de la redoute de Montelegino à la tête de la 32ème demi-brigade, repoussant avec succès les assauts de plus de 10 000 autrichiens. Sa belle conduite est récompensée le 11 avril par le général Bonaparte qui le fait général de brigade sur les lieux-mêmes des combats.

    On retrouve notre héros à l’armée d’Orient, dans l’expédition de Syrie, pénétrant l’undes premiers dans Suez et participant activement aux sièges de Gaza et de Saint-Jean-d’Acre, commandant la 2ème brigade composée de la 18ème et de la 32ème demi-brigades.

    Devenu Premier Consul, Bonaparte accorde sa troisième étoile de divisionnaire à Rampon et le nomme commandant des gardes nationales des départements du Nord, après qu’il eût été fait membre du sénat en 1802.

    Les honneurs se succèdent : en 1806, il obtient la sénatorerie de Rouen, puis le commandement des troupes stationnées à Anvers sur les deux rives de l’Escaut en 1809 et enfin, en 1813 il reçoit la charge de la division des Gardes Nationales de l’arrondissement d’Anvers.

    Aux Cent-Jours, il est commissaire extraordinaire de Napoléon dans la 4ème division militaire et promu Pair de France (il avait été élevé à la dignité de Comte par l’Empereur en 1808).

    Sa dernière action militaire, après Waterloo, est la défense du Sud-est de Paris entre Bicêtre et la Seine.

    Il meurt le 2 mars 1842 à Paris.

    Le général Desaix, qui l’avait bien connu lors de la campagne d’Italie avait écrit dans son journal de voyage : “Le général de brigade Rampon avait une figure carrée, une voix douce, la peau très noire, ce n’était pas un voleur comme tant d’autres”.

    Les Etains du Prince l’ont présenté dans la tenue réglementaire des généraux de brigade en 1796.

     

     

     

     

     

     

    Le touriste qui visite le département de l’Ardèche et qui découvre la charmante petite ville de Saint-Fortunat, peut se demander en contemplant la statue du général Rampon, qui pouvait bien être ce brave dont les manuels d’histoire n’ont guère fait mention. Et pourtant, cet officier faisait partie de la grande cohorte glorieuse des chefs d’unité qui ont assuré toutes

    les victoires de l’Empire.

    Simple soldat engagé au régiment de Médoc en 1775, il sert ensuite avec le grade de sous-lieutenant à l’armée des Pyrénées-Orientales où il obtient la fonction d’adjudant général chef de brigade. 1795, c’est la paix, très provisoire, mais qui lui permet de rentrer en France pour se remettre d’une blessure reçue pendant l’échauffourée de Collioure.

    Mais c’est pendant les guerres d’Italie et d’Egypte que se situent les plus belles actions de sa carrière militaire. En 1796, il se distingue particulièrement dans la défense de la redoute de Montelegino à la tête de la 32ème demi-brigade, repoussant avec succès les assauts de plus de 10 000 autrichiens. Sa belle conduite est récompensée le 11 avril par le général Bonaparte qui le fait général de brigade sur les lieux-mêmes des combats.

    On retrouve notre héros à l’armée d’Orient, dans l’expédition de Syrie, pénétrant l’undes premiers dans Suez et participant activement aux sièges de Gaza et de Saint-Jean-d’Acre, commandant la 2ème brigade composée de la 18ème et de la 32ème demi-brigades.

    Devenu Premier Consul, Bonaparte accorde sa troisième étoile de divisionnaire à Rampon et le nomme commandant des gardes nationales des départements du Nord, après qu’il eût été fait membre du sénat en 1802.

    Les honneurs se succèdent : en 1806, il obtient la sénatorerie de Rouen, puis le commandement des troupes stationnées à Anvers sur les deux rives de l’Escaut en 1809 et enfin, en 1813 il reçoit la charge de la division des Gardes Nationales de l’arrondissement d’Anvers.

    Aux Cent-Jours, il est commissaire extraordinaire de Napoléon dans la 4ème division militaire et promu Pair de France (il avait été élevé à la dignité de Comte par l’Empereur en 1808).

    Sa dernière action militaire, après Waterloo, est la défense du Sud-est de Paris entre Bicêtre et la Seine.

    Il meurt le 2 mars 1842 à Paris.

    Le général Desaix, qui l’avait bien connu lors de la campagne d’Italie avait écrit dans son journal de voyage : “Le général de brigade Rampon avait une figure carrée, une voix douce, la peau très noire, ce n’était pas un voleur comme tant d’autres”.

    Les Etains du Prince l’ont présenté dans la tenue réglementaire des généraux de brigade en 1796.

     

     

     

     

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  • Général Mouton

    Georges MOUTON Comte de LOBAU

    Maréchal de France en 1831

    La ville de Phalsbourg, qui s’enorgueillit d’une superbe statue du Maréchal Mouton, vit naître celui-ci le 21 février 1770. En 1792, il sert au bataillon de la Meurthe comme volontaire ; il est nommé Capitaine à l’armée du Rhin, puis il est affecté à l’armée d’Italie en 1797. Il se bat à Novi, puis participe en 1800 au siège de Gênes. On le retrouve colonel au 3ème régiment d’infanterie de ligne au camp de Boulogne, où Napoléon le remarque : il est frappé par la belle tenue de ses soldats et par sa connaissance du métier des armes. Il en fait son aide de camp, et le nomme général de brigade en 1805. Il va participer à toutes les campagnes de la Grande Armée. Il est à Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland, où il est grièvement blessé, en juin 1807. Il sert ensuite en Espagne en 1808, et gagne à Wagram le titre de Comte de Lobau (ce qui fit dire aux espagnols que l’Empereur avait fait d’un mouton un loup, lobo en espagnol).
    A la Grande Armée de 1812, il est aide-major général. En 1813, il commande en Saxe, le 1er corps d’armée. Fait prisonnier à Dresde, il rentre à Paris en 1814, et aux cent jours prend le commandement du 6ème corps qui se distingue à Ligny, mais le général de Division Mouton est pris par les Anglais un soir de Waterloo et ne retouve la France qu’en 1818, après avoir été proscrit.
    Il reçoit en 1831 le commandement de la garde Nationale et le titre de Maréchal, et il est nommé pair de France en 1833. Il meurt à Paris le 27 novembre 1838.
    L’Empereur appréciait la bravoure de cet officier et son caractère ferme et droit. Il disait de lui : «mon mouton est un lion !»

    Le général Mouton était un homme de cour fin et clairvoyant, mais l’un des chefs les plus braves et les plus instruits de l’Armée. Il était bon soldat, loyal et honnête homme, mais sévère et laconique.
    Il parlait peu, mais faisait toujours preuve d’une grande détermination.

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  • Général Nansouty

    Etienne Marie Antoine CHAMPION Comte de NANSOUTY

    C’est à Bordeaux que naquit ce futur Colonel-Général des Dragons, qui, avant d’exercer cette fonction, fut en 1805, premier Chambellan de l’Impératrice, puis en 1808, premier Ecuyer de l’Empereur. A Wagram, il commande une division qui fait partie des troupes concentrées dans l’île Lobau ; comme le Maréchal Bessières vient d’être blessé par un boulet, c’est lui qui le remplace : il conduit alors une charge à la tête de six régiments de cavalerie, mais dès le début de l’action, il est arrêté par une violente canonnade qui lui tue sur place 1.200 chevaux. Avec les survivants, il protège les Fantassins de l’armée d’Italie, formés en carrés pour résister à la ruée des Hussard autrichiens. Mais, c’est surtout pendant le Campagne de France que sa conduite sera exemplaire : à la Rothière, il entraîne les escadrons de Cavalerie légère de Guyot, à l’assaut des batteries russes dont ils sabrent les servants et les équipages de train. Au commandement de la division Colbert, il expulse les Cosaques de Montmirail et assure la retraite par de constants retours offensifs. Nansouty était un cavalier brave et intelligent, mais rude et un peu sarcastique. Napolèon qui avait beaucoup apprécié ses remarques judicieuses, à propos d’une célèbre revue qu’il passa à Cologne en 1811, des 5e,8,10e et 11e  Régiments de Cuirassiers, lui avait confié le commandement en chef de la Cavalerie de la Garde Impériale, lors de la réorganisation de ce corps en 1813. Peut-être n’eût-il pas toujours l’ascendant désiré sur ses subordonnés ! Quoi qu’il en soit, il fut l’un des premiers grands chefs à se rallier aux Bourbons (sa lettre d’adhésion au nouveau gouvernement était datée du 2 avril 1814, alors que Napoléon n’abdiqua que le 6).
     Louis XVIII le fit Capitaine des Mousquetaires gris, ce qui, comme pour Berthier et Marmont, fut considéré comme infâmant par ses anciens camarades de la Grande Armée.

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  • Général Molitor

    Comte Gabriel, Jean, Joseph de MOLITOR
    Maréchal de France en 1823

    Né le 7 mars 1770 à Hayange, il s’engage comme volontaire au 4ème bataillon de la Moselle en 1791. Il franchit rapidement les échelons de la hiérarchie : capitaine en 1794, il occupe les fonctions d’adjudant-général, chef de bataillon, puis d’adjudant-général chef de brigade en 1795, pour accéder en 1799 au grade de général de brigade.
    C’est lui qui va barrer la route à l’armée de Souvarov, en Suisse, avant de passer à l’armée du Rhin, sous Vandamme. Il est nommé général de division en 1800, sert en Allemagne sous Lecourbe, puis reçoit le commandement de la 7ème division militaire à Grenoble ; il s’illustre plus tard en 1805 aux côtés de Masséna en Italie ; vainqueur à Caldiero le 30 octobre, il va occuper la Dalmatie, en 1806, jusqu’à ce qu’il soit appelé comme gouverneur de la Poméranie suédoise.
    Mais il est surtout connu comme divisionnaire de Masséna pendant la campagne d’Autriche de 1809. C’est sa division qui investit l’île Lobau, position clé du dispositif français de la bataille de Wagram, en faisant passer ses hommes en barque pendant la nuit, ce qui permettra aux sapeurs du génie d’établir un pont solide.
    Il se couvre de gloire dans le village d’Aspern qu’il reprend aux fusiliers autrichiens du général Hiller. En 1810 il est gouverneur des villes Hansèatiques et commande la 17ème division militaire d’Amsterdam. Il défend furieusement les Pays Bas en 1813, contre les Alliés, mais il est contraint d’évacuer la Hollande.
    On le retrouve avec Mac Donald pendant la campagne de France et sera Pair de France pendant les Cent-Jours.
    Il est à nouveau inspecteur général de l’Infanterie en 1818, et fait Maréchal de France en 1823 ; il meurt le 28 juillet 1849, après avoir été gouverneur des Invalides depuis 1847.
    On le plaçait au rang des meilleurs officiers de l’armée, sous tous les rapports. Masséna disait de lui : «Molitor est un brave homme, et l’administration de ce pays (la Dalmatie) est fort belle.»
    C’était un officier distingué, rempli de talents militaires, très actif et très occupé de ses fonctions, général compétent autant que galant homme.


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  • Général d'Ornano

     

    Philippe Antoine Comte d’ORNANO

    Tous ceux qui ont visité la Corse ont entendu parler de Sampiero Corso, ce patriote qui étrangla en 1563 sa femme Vanina parce qu’elle voulait négocier la paix avec les Génois, cet homme intransigeant s’appelait en réalité d’Ornano.

    Il fut le père d’Alphonse d’Ornano, Maréchal de France et le grand père de Jean-Baptiste lui aussi Maréchal de France. Un des descendants de ce dernier, Philippe Antoine, cousin des Bonaparte, se couvrit de gloire sous l’Empire et demeura si  fidèle à son maître qu’il fut exilé à la restauration jusqu’en 1817. Son destin s’accomplit néanmoins jusqu’au bout, et il termina ses jours sous le second Empire comme Maréchal à son tour, après avoir été fait pair, député, sénateur, Grand Chevalier de la Légion d’Honneur et gouverneur des Invalides.

    Mais ce qu’ont surtout retenu les Etains du Prince, c’est que son Empereur de cousin l’avait nommé Colonel Général des Dragons de la Garde Impériale et revêtu du brillant uniforme qu’ils ont reproduit. Le casque d’or à la Minerve avec son bandeau de panthère est celui des officiers du corps, le général porte en sautoir le grand cordon de l’Ordre de la Réunion. Les dragons de la garde étaient aussi appelés dragons de l’Impératrice parce qu’à leur création on demanda à Joséphine d’être leur marraine. Notons que leur premier colonel fut Arrighi de Casanova, corse lui aussi, et également cousin de Napoléon.

    D’Ornano fut si grièvement touché à Krasnöe qu’on le tint pour mort. Heureusement sauvé, l’Empereur fit installer le blessé dans sa propre berline et continua sa route à pied. Il se rétablit suffisamment pour participer aux dernières batailles de l’Empire, et conduire l’illustre proscrit en route pour l’exil, jusqu’au port de Saint-Raphaël. En 1816, il épousa Marie Waleska, devenant ainsi le beau père du fils de son célèbre parent.

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  • Général Pajol

    Comte Claude-Pierre PAJOL

    Il est peu de généraux qui puissent dire qu’ils ont reçu sept blessures et avoir eu douze chevaux tués sous eux. C’est pourtant le cas du Général de Cavalerie Pajol né le 3 Février 1772 à Besançon, d’une famille de la haute bourgeoisie qui le destinait au barreau. Comme beaucoup de ses camarades, il débute sa carrière dans la garde nationale. Dès le mois d’Août 1791, il s’engage au bataillon du Doubs et il est élu sergent-major de la compagnie de grenadiers. En 92 il est blessé d’un coup de baïonnette à l’assaut de Spire. Capitaine, aide de camp de Kléber, il enlève un drapeau au combat d’Esneux. Un nouveau drapeau arraché à l’ennemi à Friedberg, lui vaut le grade de chef de bataillon. Officier de la légion d’honneur le 14 Juin 1804, il participe avec le 2ème corps de Marmont à la prise d’Ulm en 1805. Deux ans plus tard, il est nommé général de brigade, et commande « l’Infernale », la première de la division Lasalle (5ème et 7ème Hussards). En 1809 il sert à Eckmühl, Ratisbonne et surtout à Wagram.
    En Russie, il est promu divisionnaire après sa brillante conduite dans le 1er corps d’armée, commandant l’avant-garde de Davout; le 14 Octobre 1813, il charge la cavalerie Russe aux côtés de Murat : le roi de Naples, impressionné par sa bravoure le fait commandeur de L’Ordre des Deux Siciles. Le 25 Novembre Napoléon le crée Comte d’Empire, et un peu plus tard, lui confie un corps qui va décider, le 18 Février 1814, de la victoire de Montereau.
    Une charge démentielle menée par ce héros va enlever le pont sur la Seine puis sur l’Yonne, et jeter l’épouvante dans le camp autrichien ; pour ce fait d’armes, l’Empereur l’élève au grade de grand officier de la Légion d’honneur, et lui dit : « Si tous mes généraux m’avaient servi comme vous, l’ennemi ne serait pas en France ! ». Son beau-père, le Maréchal Oudinot, lui obtint un commandement sous la restauration. Il est fait Chevalier de Saint-Louis. Mais il reprend du service aux côtés de l’empereur en 1815 à Ligny et à Wavre, et lutte à outrance devant Paris.
    Pair de France, il va jouer un rôle important pendant le révolution de 1830 et Louis Philippe le nomme gouverneur de Paris, où il mourra le 20 Mars 1844.
    On l’apprécia pour son pur civisme, sa vigueur et sa fermeté, mais ce n’était pas seulement un sabreur, il avait un sens inné du terrain, et savait choisir le moment favorable pour déclencher une attaque. Il excellait à frapper l’ennemi au point le plus vulnérable, mais se souciait d’économiser la vie de ses hommes.
    Il fut un des plus brillants chefs de la cavalerie impériale, toujours au premier rang dès qu’il s’agissait d’en découdre.


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  • Général de Pire

    Hippolyte-Marie-Guillaume de ROSNYVIEN

    Le général de cavalerie Piré est né le 31 Mars 1778 à Rennes. Il fait partie de ces officiers royalistes nobles qui ont rallié l’Empire. Il émigra en 1791, servit à l’armée des Princes l’année suivante, pour être nommé au Régiment de Rohan, avec le grade de sous-lieutenant, pour le compte des Anglais, en 1794.
    En 1800 il s’engage dans les hussards, au service du général Bonaparte, et il est rapidement promu capitaine. Il est présent à Austerlitz et entre le premier dans Leipzig, en 1806, en tête de cinquante braves, ce qui lui vaudra le grade de chef d’escadron au 10ème régiment de hussards, dont il ne quittera l’uniforme bleu céleste à collet et parements écarlates que pour revêtir la tenue splendide réservée aux aides de camp du Maréchal Berthier, chef d’Etat-Major de la Grande Armée, dont le pantalon rouge constituait une exclusivité, dont ils se montraient fort jaloux. C’est ainsi que les Etains du Prince ont voulu le représenter.
    L’ascension de Piré continue : En 1808 il est colonel du 7ème chasseurs, dont il va quitter la distinctive rose pour s’habiller en général de brigade, après la bravoure déployée à Somosierra en Espagne. Après sa conduite brillante à la division Bruyères en Russie (1812), il est nommé général de Division et sert sous Milhaud en 1813, puis sous Grouchy en 1814, pendant la campagne de France, c’est lui le vainqueur des combats de Saint-Dizier le 23 Mars. Aux Cents-Jours, c’est encore lui, l’ancien émigré royaliste, qui proclame l’Empire en pays breton, à Rennes, en Mars 1815.
    Lieutenant-général à Waterloo, il commande la 2ème division de cavalerie, le 1er et 6ème chasseurs et le 5ème et 6ème lanciers. Proscrit après le chute de l’Empire, il se cache en Russie d’où il ne revient qu’en 1819. Le roi lui donne la direction de la 2ème division militaire en 1830 et il est nommé inspecteur général en 1841. Il meurt à Paris le 20 juillet 1850.
    Il avait dans sa jeunesse une grâce naturelle et une beauté remarquable, mais son superbe physique n’était pas son seul atout : il avait des talents de chef qui firent de lui un de ces princes de la cavalerie légère, qui étaient complétés par une réputation de folle bravoure qui s’étendait bien au-delà de nos frontières.

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  • Général Rapp

    JEAN RAPP
     
    Les Colmariens connaissent bien la statue équestre du Général Rapp, plantée orgueilleusement au milieu d’une des plus belles places de leur ville. C’est en effet, dans la Venise Alsacienne, que vit le jour, le 27 avril 1772, Jean Rapp, dont la carrière militaire reste exemplaire. A dix sept ans, il est sous les armes et participe aux campagnes du Directoire. C’est dans ses bras, qu’expire le Général Desaix, frappé à mort, à Marengo.
    Favorablement impressionné par son dévouement, Bonaparte le prend parmi ses aides de camp et l’autorise à porter les aiguillettes dorées sur son uniforme de général, ainsi qu’il est représenté par les Etains du Prince.
    Ascension fulgurante, conduite héroïque ! Ce brave se distingue à Austerlitz où il fait prisonnier le Prince Repnine , en Pologne où l’Empereur lui confie l’organisation du corps de chevau-légers Polonais, à la Moskowa enfin, où il reçoit sa vingt-deuxième blessure. Napoléon, reconnaissant ses qualités d’administrateur, le fait Gouverneur de Thorn, puis de Dantzig. Il y soutient un siège mémorable à la tête du 10e corps de la Grande Armée. Prisonnier des Russes, il finit par rentrer en France et rallie Napoléon aux Cent-Jours. Pendant que celui-ci livre sa dernière bataille à Waterloo, Rapp, qui avait reçu le commandement de l’armée du Rhin, s’enferme dans Strasbourg. Il juge alors prudent de se réfugier en Suisse, mais le Roi Louis XVIII, lui pardonne et il rentre en France en 1817. Réintégré, il est au comble des honneurs, Pair de France et Premier Chambellan du Roi, quand la mort le surprend à l’âge de cinquante ans.
    L’uniforme qu’il porte est celui d’un Général de Division, mais les deux boutonnières qui ornent le collet indiquent que le Général Rapp appartenait à l’Etat-major de la Garde.

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  • Général Rottenbourg

    Henri ROTTENBOURG

    Général Baron

    Henri Rottenbourg naquit le 7 juillet 1769 à Phalsbourg. Ce brave lorrain était issu d’une région que Napoléon qualifiera plus tard de "pépinière des braves". Ses parents étaient boulanger, mais il préfère la carrière militaire et s’engage en 1774 au régiment Royal Hesse-Darmstadt. Il est sergent en 1792, mais n’ayant pas vraiment pris parti pendant la Révolution, son ascension sera assez lente ; fin 1803, il est enfin nommé Major au 56ème régiment de ligne. Mais son courage, et ses capacités de commandement seront reconnues en 1806, où il intègre le corps des Chasseurs à Pied de la Garde Impériale. Après un cours séjour dans la ligne où il devient colonel du 108ème Régiment, il est nommé adjudant-général dans la garde, en remplacement de Lanabède, tuè à la Moskowa. Venu du nord de l’Espagne, il n’atteindra Stettin que le 10 décembre 1812, trop tardivement pour intervenir efficacement.

    Septembre 1813, il commande le 1er Régiment de Chasseurs à pied et reçoit sa troisième étoile de Général de Division.
    Pendant les cent jours, il combat en Alsace et se retrouve licenciè par les Bourbons ; Louis XVIII néanmoins lui redonne un commandement en 1816 , qu’il exerce jusqu’en 1834 ; ayant pris une retraite bien méritée, l’ancien chef de la cinquième division de jeune Garde, meurt à Montgeron en juillet 1857, à l’âge de 86 ans.
    Les Etains du Prince vous ont représenté le général Rottenbourg, dans sa tenue de 1814, avec le pantalon boutonné et le petit chapeau d’ordonnance.

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  • Général Savary

    Anne Jean Marie René SAVARY
    Duc de Rovigo

    Comme beaucoup de personnalités militaires du Premier Empire , Savary , né à Marcq, dans les Ardennes en 1774, débute dans la carrière comme aide de camp d’un Général déjà célèbre : en l’occurence , il s’agit de Desaix, puis, surtout de Bonaparte.
    Son ascension rapide (il fut successivement Commandant de la gendarmerie d’Elite Consulaire, Général de brigade en 1803, puis de division en 1805) fut néanmoins ternie par sa participation brutale à l’exécution du Duc d’Enghien et à l’enlèvement du Prince Ferdinand d’Espagne ; ceci le gêna constamment dans les différentes missions diplomatiques dont il fut chargé. Après s’être distingué à la bataille d’Ostrolenka en 1807 il redevient aide de camp de l’Empereur pendant les  campagnes d’Espagne et d’Autriche, avec le titre de Duc de Rovigo. Fouché étant tombé en disgrâce, il lui succède à la tête du Ministère de la Police. Il était totalement fidèle et dévoué à Napoléon, au point d’essayer d’embarquer sur le Bellerophon pour accompagner son maître à Ste Hélène. Mais les Anglais l’arrêtèrent  et l’internèrent à Malte d’où il s’évade.
    Sa brutalité, ses maladresses, son insuffisance dans la surveillance de divers complots (notamment dans l’affaire Malet) l’avaient rendu impopulaire, et l’Empereur lui-même ne le ménageait pas.
    Condamné à mort par contumace, puis, mis sur la liste des proscrits par Fouché revenu aux affaires, il est cependant acquitté en 1819, après qu’il se fût livré à la justice du Roi.
    Commandant en chef en Algérie en 1831, il revint mourir à Paris en 1833.

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