Aller au contenu
  • Général Rampon

    Antoine-Guillaume RAMPON

    Né à Saint-Fortunat, Ardèche le 16 mars 1759.

     

    Le touriste qui visite le département de l’Ardèche et qui découvre la charmante petite ville de Saint-Fortunat, peut se demander en contemplant la statue du général Rampon, qui pouvait bien être ce brave dont les manuels d’histoire n’ont guère fait mention. Et pourtant, cet officier faisait partie de la grande cohorte glorieuse des chefs d’unité qui ont assuré toutes les victoires de l’Empire.

    Simple soldat engagé au régiment de Médoc en 1775, il sert ensuite avec le grade de sous-lieutenant à l’armée des Pyrénées-Orientales où il obtient la fonction d’adjudant général chef de brigade. 1795, c’est la paix, très provisoire, mais qui lui permet de rentrer en France pour se remettre d’une blessure reçue pendant l’échauffourée de Collioure.

    Mais c’est pendant les guerres d’Italie et d’Egypte que se situent les plus belles actions de sa carrière militaire. En 1796, il se distingue particulièrement dans la défense de la redoute de Montelegino à la tête de la 32ème demi-brigade, repoussant avec succès les assauts de plus de 10 000 autrichiens. Sa belle conduite est récompensée le 11 avril par le général Bonaparte qui le fait général de brigade sur les lieux-mêmes des combats.

    On retrouve notre héros à l’armée d’Orient, dans l’expédition de Syrie, pénétrant l’undes premiers dans Suez et participant activement aux sièges de Gaza et de Saint-Jean-d’Acre, commandant la 2ème brigade composée de la 18ème et de la 32ème demi-brigades.

    Devenu Premier Consul, Bonaparte accorde sa troisième étoile de divisionnaire à Rampon et le nomme commandant des gardes nationales des départements du Nord, après qu’il eût été fait membre du sénat en 1802.

    Les honneurs se succèdent : en 1806, il obtient la sénatorerie de Rouen, puis le commandement des troupes stationnées à Anvers sur les deux rives de l’Escaut en 1809 et enfin, en 1813 il reçoit la charge de la division des Gardes Nationales de l’arrondissement d’Anvers.

    Aux Cent-Jours, il est commissaire extraordinaire de Napoléon dans la 4ème division militaire et promu Pair de France (il avait été élevé à la dignité de Comte par l’Empereur en 1808).

    Sa dernière action militaire, après Waterloo, est la défense du Sud-est de Paris entre Bicêtre et la Seine.

    Il meurt le 2 mars 1842 à Paris.

    Le général Desaix, qui l’avait bien connu lors de la campagne d’Italie avait écrit dans son journal de voyage : “Le général de brigade Rampon avait une figure carrée, une voix douce, la peau très noire, ce n’était pas un voleur comme tant d’autres”.

    Les Etains du Prince l’ont présenté dans la tenue réglementaire des généraux de brigade en 1796.

     

     

     

     

     

     

    Le touriste qui visite le département de l’Ardèche et qui découvre la charmante petite ville de Saint-Fortunat, peut se demander en contemplant la statue du général Rampon, qui pouvait bien être ce brave dont les manuels d’histoire n’ont guère fait mention. Et pourtant, cet officier faisait partie de la grande cohorte glorieuse des chefs d’unité qui ont assuré toutes

    les victoires de l’Empire.

    Simple soldat engagé au régiment de Médoc en 1775, il sert ensuite avec le grade de sous-lieutenant à l’armée des Pyrénées-Orientales où il obtient la fonction d’adjudant général chef de brigade. 1795, c’est la paix, très provisoire, mais qui lui permet de rentrer en France pour se remettre d’une blessure reçue pendant l’échauffourée de Collioure.

    Mais c’est pendant les guerres d’Italie et d’Egypte que se situent les plus belles actions de sa carrière militaire. En 1796, il se distingue particulièrement dans la défense de la redoute de Montelegino à la tête de la 32ème demi-brigade, repoussant avec succès les assauts de plus de 10 000 autrichiens. Sa belle conduite est récompensée le 11 avril par le général Bonaparte qui le fait général de brigade sur les lieux-mêmes des combats.

    On retrouve notre héros à l’armée d’Orient, dans l’expédition de Syrie, pénétrant l’undes premiers dans Suez et participant activement aux sièges de Gaza et de Saint-Jean-d’Acre, commandant la 2ème brigade composée de la 18ème et de la 32ème demi-brigades.

    Devenu Premier Consul, Bonaparte accorde sa troisième étoile de divisionnaire à Rampon et le nomme commandant des gardes nationales des départements du Nord, après qu’il eût été fait membre du sénat en 1802.

    Les honneurs se succèdent : en 1806, il obtient la sénatorerie de Rouen, puis le commandement des troupes stationnées à Anvers sur les deux rives de l’Escaut en 1809 et enfin, en 1813 il reçoit la charge de la division des Gardes Nationales de l’arrondissement d’Anvers.

    Aux Cent-Jours, il est commissaire extraordinaire de Napoléon dans la 4ème division militaire et promu Pair de France (il avait été élevé à la dignité de Comte par l’Empereur en 1808).

    Sa dernière action militaire, après Waterloo, est la défense du Sud-est de Paris entre Bicêtre et la Seine.

    Il meurt le 2 mars 1842 à Paris.

    Le général Desaix, qui l’avait bien connu lors de la campagne d’Italie avait écrit dans son journal de voyage : “Le général de brigade Rampon avait une figure carrée, une voix douce, la peau très noire, ce n’était pas un voleur comme tant d’autres”.

    Les Etains du Prince l’ont présenté dans la tenue réglementaire des généraux de brigade en 1796.

     

     

     

     

    62,90 €
  • Général Mouton

    Georges MOUTON Comte de LOBAU

    Maréchal de France en 1831

    La ville de Phalsbourg, qui s’enorgueillit d’une superbe statue du Maréchal Mouton, vit naître celui-ci le 21 février 1770. En 1792, il sert au bataillon de la Meurthe comme volontaire ; il est nommé Capitaine à l’armée du Rhin, puis il est affecté à l’armée d’Italie en 1797. Il se bat à Novi, puis participe en 1800 au siège de Gênes. On le retrouve colonel au 3ème régiment d’infanterie de ligne au camp de Boulogne, où Napoléon le remarque : il est frappé par la belle tenue de ses soldats et par sa connaissance du métier des armes. Il en fait son aide de camp, et le nomme général de brigade en 1805. Il va participer à toutes les campagnes de la Grande Armée. Il est à Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland, où il est grièvement blessé, en juin 1807. Il sert ensuite en Espagne en 1808, et gagne à Wagram le titre de Comte de Lobau (ce qui fit dire aux espagnols que l’Empereur avait fait d’un mouton un loup, lobo en espagnol).
    A la Grande Armée de 1812, il est aide-major général. En 1813, il commande en Saxe, le 1er corps d’armée. Fait prisonnier à Dresde, il rentre à Paris en 1814, et aux cent jours prend le commandement du 6ème corps qui se distingue à Ligny, mais le général de Division Mouton est pris par les Anglais un soir de Waterloo et ne retouve la France qu’en 1818, après avoir été proscrit.
    Il reçoit en 1831 le commandement de la garde Nationale et le titre de Maréchal, et il est nommé pair de France en 1833. Il meurt à Paris le 27 novembre 1838.
    L’Empereur appréciait la bravoure de cet officier et son caractère ferme et droit. Il disait de lui : «mon mouton est un lion !»

    Le général Mouton était un homme de cour fin et clairvoyant, mais l’un des chefs les plus braves et les plus instruits de l’Armée. Il était bon soldat, loyal et honnête homme, mais sévère et laconique.
    Il parlait peu, mais faisait toujours preuve d’une grande détermination.

    62,90 €
  • Général Nansouty

    Etienne Marie Antoine CHAMPION Comte de NANSOUTY

    C’est à Bordeaux que naquit ce futur Colonel-Général des Dragons, qui, avant d’exercer cette fonction, fut en 1805, premier Chambellan de l’Impératrice, puis en 1808, premier Ecuyer de l’Empereur. A Wagram, il commande une division qui fait partie des troupes concentrées dans l’île Lobau ; comme le Maréchal Bessières vient d’être blessé par un boulet, c’est lui qui le remplace : il conduit alors une charge à la tête de six régiments de cavalerie, mais dès le début de l’action, il est arrêté par une violente canonnade qui lui tue sur place 1.200 chevaux. Avec les survivants, il protège les Fantassins de l’armée d’Italie, formés en carrés pour résister à la ruée des Hussard autrichiens. Mais, c’est surtout pendant le Campagne de France que sa conduite sera exemplaire : à la Rothière, il entraîne les escadrons de Cavalerie légère de Guyot, à l’assaut des batteries russes dont ils sabrent les servants et les équipages de train. Au commandement de la division Colbert, il expulse les Cosaques de Montmirail et assure la retraite par de constants retours offensifs. Nansouty était un cavalier brave et intelligent, mais rude et un peu sarcastique. Napolèon qui avait beaucoup apprécié ses remarques judicieuses, à propos d’une célèbre revue qu’il passa à Cologne en 1811, des 5e,8,10e et 11e  Régiments de Cuirassiers, lui avait confié le commandement en chef de la Cavalerie de la Garde Impériale, lors de la réorganisation de ce corps en 1813. Peut-être n’eût-il pas toujours l’ascendant désiré sur ses subordonnés ! Quoi qu’il en soit, il fut l’un des premiers grands chefs à se rallier aux Bourbons (sa lettre d’adhésion au nouveau gouvernement était datée du 2 avril 1814, alors que Napoléon n’abdiqua que le 6).
     Louis XVIII le fit Capitaine des Mousquetaires gris, ce qui, comme pour Berthier et Marmont, fut considéré comme infâmant par ses anciens camarades de la Grande Armée.

    62,90 €
  • Général Molitor

    Comte Gabriel, Jean, Joseph de MOLITOR
    Maréchal de France en 1823

    Né le 7 mars 1770 à Hayange, il s’engage comme volontaire au 4ème bataillon de la Moselle en 1791. Il franchit rapidement les échelons de la hiérarchie : capitaine en 1794, il occupe les fonctions d’adjudant-général, chef de bataillon, puis d’adjudant-général chef de brigade en 1795, pour accéder en 1799 au grade de général de brigade.
    C’est lui qui va barrer la route à l’armée de Souvarov, en Suisse, avant de passer à l’armée du Rhin, sous Vandamme. Il est nommé général de division en 1800, sert en Allemagne sous Lecourbe, puis reçoit le commandement de la 7ème division militaire à Grenoble ; il s’illustre plus tard en 1805 aux côtés de Masséna en Italie ; vainqueur à Caldiero le 30 octobre, il va occuper la Dalmatie, en 1806, jusqu’à ce qu’il soit appelé comme gouverneur de la Poméranie suédoise.
    Mais il est surtout connu comme divisionnaire de Masséna pendant la campagne d’Autriche de 1809. C’est sa division qui investit l’île Lobau, position clé du dispositif français de la bataille de Wagram, en faisant passer ses hommes en barque pendant la nuit, ce qui permettra aux sapeurs du génie d’établir un pont solide.
    Il se couvre de gloire dans le village d’Aspern qu’il reprend aux fusiliers autrichiens du général Hiller. En 1810 il est gouverneur des villes Hansèatiques et commande la 17ème division militaire d’Amsterdam. Il défend furieusement les Pays Bas en 1813, contre les Alliés, mais il est contraint d’évacuer la Hollande.
    On le retrouve avec Mac Donald pendant la campagne de France et sera Pair de France pendant les Cent-Jours.
    Il est à nouveau inspecteur général de l’Infanterie en 1818, et fait Maréchal de France en 1823 ; il meurt le 28 juillet 1849, après avoir été gouverneur des Invalides depuis 1847.
    On le plaçait au rang des meilleurs officiers de l’armée, sous tous les rapports. Masséna disait de lui : «Molitor est un brave homme, et l’administration de ce pays (la Dalmatie) est fort belle.»
    C’était un officier distingué, rempli de talents militaires, très actif et très occupé de ses fonctions, général compétent autant que galant homme.


    62,90 €
  • Général d'Ornano

     

    Philippe Antoine Comte d’ORNANO

    Tous ceux qui ont visité la Corse ont entendu parler de Sampiero Corso, ce patriote qui étrangla en 1563 sa femme Vanina parce qu’elle voulait négocier la paix avec les Génois, cet homme intransigeant s’appelait en réalité d’Ornano.

    Il fut le père d’Alphonse d’Ornano, Maréchal de France et le grand père de Jean-Baptiste lui aussi Maréchal de France. Un des descendants de ce dernier, Philippe Antoine, cousin des Bonaparte, se couvrit de gloire sous l’Empire et demeura si  fidèle à son maître qu’il fut exilé à la restauration jusqu’en 1817. Son destin s’accomplit néanmoins jusqu’au bout, et il termina ses jours sous le second Empire comme Maréchal à son tour, après avoir été fait pair, député, sénateur, Grand Chevalier de la Légion d’Honneur et gouverneur des Invalides.

    Mais ce qu’ont surtout retenu les Etains du Prince, c’est que son Empereur de cousin l’avait nommé Colonel Général des Dragons de la Garde Impériale et revêtu du brillant uniforme qu’ils ont reproduit. Le casque d’or à la Minerve avec son bandeau de panthère est celui des officiers du corps, le général porte en sautoir le grand cordon de l’Ordre de la Réunion. Les dragons de la garde étaient aussi appelés dragons de l’Impératrice parce qu’à leur création on demanda à Joséphine d’être leur marraine. Notons que leur premier colonel fut Arrighi de Casanova, corse lui aussi, et également cousin de Napoléon.

    D’Ornano fut si grièvement touché à Krasnöe qu’on le tint pour mort. Heureusement sauvé, l’Empereur fit installer le blessé dans sa propre berline et continua sa route à pied. Il se rétablit suffisamment pour participer aux dernières batailles de l’Empire, et conduire l’illustre proscrit en route pour l’exil, jusqu’au port de Saint-Raphaël. En 1816, il épousa Marie Waleska, devenant ainsi le beau père du fils de son célèbre parent.

    62,90 €
  • Général Pajol

    Comte Claude-Pierre PAJOL

    Il est peu de généraux qui puissent dire qu’ils ont reçu sept blessures et avoir eu douze chevaux tués sous eux. C’est pourtant le cas du Général de Cavalerie Pajol né le 3 Février 1772 à Besançon, d’une famille de la haute bourgeoisie qui le destinait au barreau. Comme beaucoup de ses camarades, il débute sa carrière dans la garde nationale. Dès le mois d’Août 1791, il s’engage au bataillon du Doubs et il est élu sergent-major de la compagnie de grenadiers. En 92 il est blessé d’un coup de baïonnette à l’assaut de Spire. Capitaine, aide de camp de Kléber, il enlève un drapeau au combat d’Esneux. Un nouveau drapeau arraché à l’ennemi à Friedberg, lui vaut le grade de chef de bataillon. Officier de la légion d’honneur le 14 Juin 1804, il participe avec le 2ème corps de Marmont à la prise d’Ulm en 1805. Deux ans plus tard, il est nommé général de brigade, et commande « l’Infernale », la première de la division Lasalle (5ème et 7ème Hussards). En 1809 il sert à Eckmühl, Ratisbonne et surtout à Wagram.
    En Russie, il est promu divisionnaire après sa brillante conduite dans le 1er corps d’armée, commandant l’avant-garde de Davout; le 14 Octobre 1813, il charge la cavalerie Russe aux côtés de Murat : le roi de Naples, impressionné par sa bravoure le fait commandeur de L’Ordre des Deux Siciles. Le 25 Novembre Napoléon le crée Comte d’Empire, et un peu plus tard, lui confie un corps qui va décider, le 18 Février 1814, de la victoire de Montereau.
    Une charge démentielle menée par ce héros va enlever le pont sur la Seine puis sur l’Yonne, et jeter l’épouvante dans le camp autrichien ; pour ce fait d’armes, l’Empereur l’élève au grade de grand officier de la Légion d’honneur, et lui dit : « Si tous mes généraux m’avaient servi comme vous, l’ennemi ne serait pas en France ! ». Son beau-père, le Maréchal Oudinot, lui obtint un commandement sous la restauration. Il est fait Chevalier de Saint-Louis. Mais il reprend du service aux côtés de l’empereur en 1815 à Ligny et à Wavre, et lutte à outrance devant Paris.
    Pair de France, il va jouer un rôle important pendant le révolution de 1830 et Louis Philippe le nomme gouverneur de Paris, où il mourra le 20 Mars 1844.
    On l’apprécia pour son pur civisme, sa vigueur et sa fermeté, mais ce n’était pas seulement un sabreur, il avait un sens inné du terrain, et savait choisir le moment favorable pour déclencher une attaque. Il excellait à frapper l’ennemi au point le plus vulnérable, mais se souciait d’économiser la vie de ses hommes.
    Il fut un des plus brillants chefs de la cavalerie impériale, toujours au premier rang dès qu’il s’agissait d’en découdre.


    62,90 €
  • Général de Pire

    Hippolyte-Marie-Guillaume de ROSNYVIEN

    Le général de cavalerie Piré est né le 31 Mars 1778 à Rennes. Il fait partie de ces officiers royalistes nobles qui ont rallié l’Empire. Il émigra en 1791, servit à l’armée des Princes l’année suivante, pour être nommé au Régiment de Rohan, avec le grade de sous-lieutenant, pour le compte des Anglais, en 1794.
    En 1800 il s’engage dans les hussards, au service du général Bonaparte, et il est rapidement promu capitaine. Il est présent à Austerlitz et entre le premier dans Leipzig, en 1806, en tête de cinquante braves, ce qui lui vaudra le grade de chef d’escadron au 10ème régiment de hussards, dont il ne quittera l’uniforme bleu céleste à collet et parements écarlates que pour revêtir la tenue splendide réservée aux aides de camp du Maréchal Berthier, chef d’Etat-Major de la Grande Armée, dont le pantalon rouge constituait une exclusivité, dont ils se montraient fort jaloux. C’est ainsi que les Etains du Prince ont voulu le représenter.
    L’ascension de Piré continue : En 1808 il est colonel du 7ème chasseurs, dont il va quitter la distinctive rose pour s’habiller en général de brigade, après la bravoure déployée à Somosierra en Espagne. Après sa conduite brillante à la division Bruyères en Russie (1812), il est nommé général de Division et sert sous Milhaud en 1813, puis sous Grouchy en 1814, pendant la campagne de France, c’est lui le vainqueur des combats de Saint-Dizier le 23 Mars. Aux Cents-Jours, c’est encore lui, l’ancien émigré royaliste, qui proclame l’Empire en pays breton, à Rennes, en Mars 1815.
    Lieutenant-général à Waterloo, il commande la 2ème division de cavalerie, le 1er et 6ème chasseurs et le 5ème et 6ème lanciers. Proscrit après le chute de l’Empire, il se cache en Russie d’où il ne revient qu’en 1819. Le roi lui donne la direction de la 2ème division militaire en 1830 et il est nommé inspecteur général en 1841. Il meurt à Paris le 20 juillet 1850.
    Il avait dans sa jeunesse une grâce naturelle et une beauté remarquable, mais son superbe physique n’était pas son seul atout : il avait des talents de chef qui firent de lui un de ces princes de la cavalerie légère, qui étaient complétés par une réputation de folle bravoure qui s’étendait bien au-delà de nos frontières.

    62,90 €
  • Général Rapp

    JEAN RAPP
     
    Les Colmariens connaissent bien la statue équestre du Général Rapp, plantée orgueilleusement au milieu d’une des plus belles places de leur ville. C’est en effet, dans la Venise Alsacienne, que vit le jour, le 27 avril 1772, Jean Rapp, dont la carrière militaire reste exemplaire. A dix sept ans, il est sous les armes et participe aux campagnes du Directoire. C’est dans ses bras, qu’expire le Général Desaix, frappé à mort, à Marengo.
    Favorablement impressionné par son dévouement, Bonaparte le prend parmi ses aides de camp et l’autorise à porter les aiguillettes dorées sur son uniforme de général, ainsi qu’il est représenté par les Etains du Prince.
    Ascension fulgurante, conduite héroïque ! Ce brave se distingue à Austerlitz où il fait prisonnier le Prince Repnine , en Pologne où l’Empereur lui confie l’organisation du corps de chevau-légers Polonais, à la Moskowa enfin, où il reçoit sa vingt-deuxième blessure. Napoléon, reconnaissant ses qualités d’administrateur, le fait Gouverneur de Thorn, puis de Dantzig. Il y soutient un siège mémorable à la tête du 10e corps de la Grande Armée. Prisonnier des Russes, il finit par rentrer en France et rallie Napoléon aux Cent-Jours. Pendant que celui-ci livre sa dernière bataille à Waterloo, Rapp, qui avait reçu le commandement de l’armée du Rhin, s’enferme dans Strasbourg. Il juge alors prudent de se réfugier en Suisse, mais le Roi Louis XVIII, lui pardonne et il rentre en France en 1817. Réintégré, il est au comble des honneurs, Pair de France et Premier Chambellan du Roi, quand la mort le surprend à l’âge de cinquante ans.
    L’uniforme qu’il porte est celui d’un Général de Division, mais les deux boutonnières qui ornent le collet indiquent que le Général Rapp appartenait à l’Etat-major de la Garde.

    62,90 €
  • Général Rottenbourg

    Henri ROTTENBOURG

    Général Baron

    Henri Rottenbourg naquit le 7 juillet 1769 à Phalsbourg. Ce brave lorrain était issu d’une région que Napoléon qualifiera plus tard de "pépinière des braves". Ses parents étaient boulanger, mais il préfère la carrière militaire et s’engage en 1774 au régiment Royal Hesse-Darmstadt. Il est sergent en 1792, mais n’ayant pas vraiment pris parti pendant la Révolution, son ascension sera assez lente ; fin 1803, il est enfin nommé Major au 56ème régiment de ligne. Mais son courage, et ses capacités de commandement seront reconnues en 1806, où il intègre le corps des Chasseurs à Pied de la Garde Impériale. Après un cours séjour dans la ligne où il devient colonel du 108ème Régiment, il est nommé adjudant-général dans la garde, en remplacement de Lanabède, tuè à la Moskowa. Venu du nord de l’Espagne, il n’atteindra Stettin que le 10 décembre 1812, trop tardivement pour intervenir efficacement.

    Septembre 1813, il commande le 1er Régiment de Chasseurs à pied et reçoit sa troisième étoile de Général de Division.
    Pendant les cent jours, il combat en Alsace et se retrouve licenciè par les Bourbons ; Louis XVIII néanmoins lui redonne un commandement en 1816 , qu’il exerce jusqu’en 1834 ; ayant pris une retraite bien méritée, l’ancien chef de la cinquième division de jeune Garde, meurt à Montgeron en juillet 1857, à l’âge de 86 ans.
    Les Etains du Prince vous ont représenté le général Rottenbourg, dans sa tenue de 1814, avec le pantalon boutonné et le petit chapeau d’ordonnance.

    62,90 €
  • Général Savary

    Anne Jean Marie René SAVARY
    Duc de Rovigo

    Comme beaucoup de personnalités militaires du Premier Empire , Savary , né à Marcq, dans les Ardennes en 1774, débute dans la carrière comme aide de camp d’un Général déjà célèbre : en l’occurence , il s’agit de Desaix, puis, surtout de Bonaparte.
    Son ascension rapide (il fut successivement Commandant de la gendarmerie d’Elite Consulaire, Général de brigade en 1803, puis de division en 1805) fut néanmoins ternie par sa participation brutale à l’exécution du Duc d’Enghien et à l’enlèvement du Prince Ferdinand d’Espagne ; ceci le gêna constamment dans les différentes missions diplomatiques dont il fut chargé. Après s’être distingué à la bataille d’Ostrolenka en 1807 il redevient aide de camp de l’Empereur pendant les  campagnes d’Espagne et d’Autriche, avec le titre de Duc de Rovigo. Fouché étant tombé en disgrâce, il lui succède à la tête du Ministère de la Police. Il était totalement fidèle et dévoué à Napoléon, au point d’essayer d’embarquer sur le Bellerophon pour accompagner son maître à Ste Hélène. Mais les Anglais l’arrêtèrent  et l’internèrent à Malte d’où il s’évade.
    Sa brutalité, ses maladresses, son insuffisance dans la surveillance de divers complots (notamment dans l’affaire Malet) l’avaient rendu impopulaire, et l’Empereur lui-même ne le ménageait pas.
    Condamné à mort par contumace, puis, mis sur la liste des proscrits par Fouché revenu aux affaires, il est cependant acquitté en 1819, après qu’il se fût livré à la justice du Roi.
    Commandant en chef en Algérie en 1831, il revint mourir à Paris en 1833.

    62,90 €
  • Général Servan de Gerbey

    Joseph SERVAN de GERBEY

    Ce général est un militaire de l’ancien régime. Il naquit à Romans en 1741 et se fit connaître comme major des grenadiers d’Ile de France, dix ans avant la révolution. Cet aristocrate se rallia aux idées nouvelles, et fut nommé maréchal de camp en 1792. Il fait partie du fameux ministère girondin et reçoit le portefeuille de la guerre le 9 mai 1792. Il fait à ce titre voter un appel de volontaires et organise à Paris un camp de 20 000 fédérés. Il obtient la promotion de lieutenant-général et le commandement de l’armée des Pyrénées, mais il démissionne à la chute de la monarchie. Devenu suspect, comme girondin, il est décrété d’arrestation et incarcéré à l’Abbaye pendant la terreur ; libéré en 1795 après thermidor, il est mandaté à la cour d’espagne comme plénipotentiaire, pour négocier la paix. Le succès de sa mission est couronné par la signature du traité de Bâle le 22 juillet 1795. En 1800, il est investi de pouvoirs extraordinaires pour réprimer le brigandage dans le midi.

    Malheureusement, il ne poursuivra pas une longue carrière aux côtés de l’Empereur, car il mourut en 1808, à 67 ans, après avoir rédigé deux ouvrages importants : ²le soldat citoyen²et ²projet de constitution pour l’armée des Français ².
    les Etains du Prince vous le présente en grande tenue d’Inspecteur général des armées, d’après le portrait de Lafitte qu’on peut admirer au musée Carnavalet.

    62,90 €
  • Général Subervie

    Jacques-Gervais Subervie

    Né le 1er septembre 1776 à Lectourne – Mort le 10 mars 1856 au Château de Purenchère

    Jacques Gervais Baron Subervie était gascon. Il naquit à Lectourne le 1er septembre 1776 et c’est aussi dans cette ville qu’il mourût, en 1856, après avoir consacré la fin de sa vie à la politique. Il avait commencé sa carrière par un engagement dans un bataillon de volontaires nationaux de son département, comme beaucoup d’autres officiers généraux de son époque.
    C’est la première campagne d’Italie qui le fait connaître au futur maréchal Lannes, qui  l’emmène en Egypte avec  lui, comme aide de camp. En 1805, il est nommé colonel du 10e régiment de Chasseurs à cheval. Général de brigade en 1811, il ajoute sa troisième étoile de divisionnaire en avril 1814, période difficile pour lui, car le nouveau gouvernement ne reconnaît pas sa nomination.
    Louis XVIII, qui l’avait malgré tout nommé lieutenant-général (ce qui correspondait à son ancien grade), le met finalement en demi-solde.
    Bien sûr, dès que Napoléon touche le sable de la plage de Golfe Juan, pour « voler jusqu’aux tours de Notre Dame », il rappelle Subervie, à qui il confie une division de cavalerie.
    Son nom reste attaché aux durs combats du cimetière de Plancenoit, le soir de la bataille de Waterloo, où ses lanciers bousculent sévèrement les Prussiens, permettant ainsi une retraite en bon ordre de la jeune garde.
    Il n’exerce plus aucun commandement sous la seconde restauration, mais il est fait ministre de la guerre en 1848.
    Il démissionnera de ce poste pour ne pas avoir à sanctionner ses anciens camarades.
    Les Gascons sont gens d’honneur….

     

     

     

     

    Les Gascons sont des gens d'honneur ...

     

    62,90 €
  • Général Taupin

    TAUPIN
    Général Baron
     
    Le dénominateur commun de tous les soldats de l’Empire est le courage. Cette qualité s’applique à tous, du plus humble joueur de fifre au plus étoilé des officiers généraux. C’est particulièrement vrai dans le cas du général Eloi Charlemagne Taupin, dont la bravoure indiscutable fut citée à maintes reprises par tous ses chefs, eux-mêmes fins connaisseurs en matière de courage.
    Voici, à titre d’exemple ce que l’intrépide Taupin écrit au Maréchal Soult le 29 novembre 1813, évoquant une conversation avec le général Reille qui avait donné un avis favorable à sa demande de congé en raison de sa mauvaise santé : « quand bien même le congé que j’avais demandé me serait accordé, je n’en ferais aucun usage à moins que je ne tombasse le nez dessous (sic), car il n’est pas dans mes principes d’aller me « médiciner » et prendre des bains, tandis que la France entière devait demeurer sous les armes ! j’ai trop d’honneur pour prendre le congé à l’ouverture d’une campagne ! » Notre héros débute sa carrière au régiment Roi-Infanterie en 1787, puis dans l’armée levée par l’Assemblée Constituante, il obtient rapidement le brevet de sous-lieutenant au 1er bataillon des volontaires de l’Oise. Elu capitaine sous l’Assemblée Législative, il sert à l’Armée du Nord, puis comme chef de bataillon à celle d’Helvétie où il participe à la prise du passage du Simplon. On le retrouve à Montebello, sous le commandement du général Lannes où il se distingue contre les Autrichiens, le 9 juin 1800, et encore à Marengo, où il a un cheval tué sous lui et où il est blessé à l’épaule par un éclat de boulet, stoppant victorieusement l’offensive de l’aile droite ennemie ; cet exploit, ainsi que sa brillante conduite à l’armée d’Italie, lui valent l’attribution d’un sabre d’honneur de la part du Premier Consul en 1802. L’année suivante il est major au 11ème de ligne, sous Vandamme. A Austerlitz il est aux ordres du général Gazan, et il arbore les épaulettes de colonel du 103ème de ligne, après avoir été à nouveau blessé, le 11 novembre 1805 à l’épaule gauche, au cours du combat de Dürrenstein ; le 25 décembre, il accède à la dignité de commandant de la Légion d’Honneur. Il se couvre encore de gloire en 1807 à Ostrolenka, et reçoit les deux étoiles de général de brigade, avant de passer au 8ème corps de l’armée d’Espagne. Le 22 juillet 1812, c’est la bataille des Arapiles ; ses soldats chantent à tue-tête : « en avant la brigade à Taupin, en avant la brigade ! » Hélas, les hommes du corps de Marmont sont battus par Wellington, ce qui n’enlève pas leur belle humeur aux troupes du général qui chantent tout aussi fort pendant leur retraite : « va t’faire foutre la brigade à Taupin, va t’faire foutre ! » Le 28 janvier 1813, Napoléon qui l’avait déjà fait baron d’Empire en 1808 l’élève au grade de général de division. Commandant la 4ème division, il constitue avec la 5ème et la 8ème l’aile gauche de l’armée des Pyrénées, dirigée par le général Clauzel. Le 10 avril 1814, son unité composée des brigades Rey et Racan, détachée du corps du général Reille, est en réserve sur les hauteurs de Montaudran, à l’est de la ville de Toulouse où vont se dérouler les derniers combats entre l’armée du Maréchal Soult, déjà défait à Orthez, et les Anglais du duc de Wellington , qui se sont lancés aux trousses des Français en retraite depuis leur passage de la frontière espagnole. C’est ce jour là que le général Eloi Charlemagne Taupin est frappé par une balle à la poitrine qui le blesse mortellement.


    62,90 €
  • Général Travot

    Jean-Pierre TRAVOT

    Général Baron

    Il y a à Poligny dans le Jura une rue qui porte le nom de ce brave ; en effet il y vit le jour le 7 janvier 1767.

    A 19 ans il s’engage au régiment d’Enghien-Infanterie et participe à toutes les campagnes révolutionnaires ; il sert d’abord à l’armée du Rhin, puis sous le commandement du général Hoche, à l’armée de l’Ouest où il dirige les opérations de pacification de la Vendée, comme lieutenant-colonel au 2ème bataillon du Jura. La capture retentissante du chef royaliste François de Charrette lui vaut les étoiles de général de brigade.
    Il refuse avec simplicité l’or que le chouan lui offre en guise de rançon ; « quel brave homme » s’écrie le rebelle, et devant ses juges, il dira de son vainqueur : « c’est un héros, son âme est généreuse et noble, digne de servir la cause de Dieu et de son roi ! ». A côté des félicitations du Directoire, l’admiration populaire se manifeste dans ce petit couplet :
    « ta fière activité et ta ferme persévérance
    Ont su vanger (sic) l’humanité
    Reçois le tribut mérité de la vive reconnaissance
    Des amis de l’humanité. »
    En, 1805, il est nommé commandant de la 12ème division militaire à Nantes et promu général de division, après avoir combattu à l’armée d’Italie et s’être distingué au Portugal en 1803 aux ordres du général Junot. Il s’était fait remarquer par son humanité et ses qualités de diplomate lors des émeutes de Lisbonne au point que les insurgés l’acclamèrent aux cris de « vive le général Travot !», avant de cesser le combat. En 1810, il retourne dans l’Ouest et prend la tête de la 13ème division militaire à Rennes, puis se bat contre Wellington en 1814, dans la 10ème division de Toulouse, aux ordres du maréchal Soult. Sa belle conduite à l’armée du Midi, est récompensée du titre de baron d’Empire. Au retour de Louis XVIII, le général Travot, fidèle à l’Empereur, ne reprend pas du service. En revanche pendant les cent-jours, Napoléon connaissant ses exploits passés, lui confie, de nouveau, la charge de pacifier la Vendée, revenue dans l’opposition royaliste armée ; il est vainqueur de cette chouannerie à St Gilles Croix de Vie et Aizenay et par la victoire de Rocheservière, il soumet enfin le marais vendéen. Peu de jours avant Waterloo, il est Pair de France, et à la chute de l’Empire, se retire à Lorient. Arrêté en 1816, il est condamné à 20 ans de prison par les Bourbons qui ne lui ont jamais pardonné la capture et la mort de Charette ainsi que la popularité dont il jouissait auprès des paysans de la Vendée. Cet homme, dont tous les témoins s’accordent à reconnaître la bonté et l’humanité, fut si profondément affecté par sa détention au fort de Ham qu’il en perdit la raison. Il mourut dans une maison de santé à Chaillot, le 7 janvier 1836 le jour même de ses 69 ans. Napoléon à Sainte Hélène avait inscrit ce brave sur son testament pour un leg de 150 000 francs.

    62,90 €
  • Général Villaret de Joyeuse

    Amiral Comte Louis-Thomas VILLARET DE JOYEUSE


    Louis Thomas Villaret de Joyeuse voit le jour à Auch le 29 mai 1748 et s’engage à 17 ans aux Gendarmes du Roy. A la suite d’un duel malheureux où il tue son adversaire, il est contraint de quitter ce corps d’élite et de s’engager dans la marine ; notre futur amiral s’embarque alors à Rochefort pour les Amériques ; on le retrouve à Cayenne, puis aux Antilles, notamment à Saint-Domingue où il commande une flûte de la Royale comme lieutenant de frégate, assurant à bord de son navire, les transports de vivres et de munitions.

    De 1778 à 1783 il est aux ordres de Pierre André de Suffren et participe à tous les combats navals de la campagne des Indes. Il se distingue particulièrement au siège de Pondichery, et à la bataille de Gondelour où sa conduite superbe lui vaut la croix de Saint-Louis, assortie du grade de Capitaine de Vaisseau de 1ère classe.
    En 1785, il prend le commandement d’un navire de prise, le Coventry, qu’il ramène en France. Elevé au grade de contre-amiral, on lui confie l’armée navale de l’Atlantique : En 1794 il est vainqueur de  l’amiral  Howe, et escorte jusqu’au port de Brest un convoi de blé venu d’Amérique, que les Anglais avaient tenté d’intercepter. Il est alors fait vice-amiral par le Directoire. Lors du coup d’état du 18 Fructidor, il est proscrit comme député du Morbihan au conseil des Cinq-Cents, et se réfugie dans l’Ile d’Oléron.
    Le premier Consul le rappelle à l’activité et lui confie l’escadre de l’expédition de Saint-Domingue aux côtés du général Leclerc ; sa fermeté dans l’action lui vaut le titre de Capitaine général de la Martinique et de Sainte-Lucie, et sa loyauté envers ses chefs, le cordon de Grand-Aigle de la Légion d’Honneur en 1805. Il résiste brillamment aux attaques anglaises, mais finit néanmoins par capituler en 1809 ; l’Empereur le relègue dans une semi-disgrâce à Rouen, mais il ne peut oublier ses succès antérieurs et méconnaître ses exceptionnelles qualités de marin et d’administrateur ; c’est pourquoi en 1811 il le nomme gouverneur général de Venise et de la 6ème région militaire du royaume d’Italie. Conscient de son mérite, il l’avait en 1808 élevé à la dignité de Comte de l’Empire.
    Louis Thomas Villaret de Joyeuse s’éteint le 24 Juillet 1812 à Venise, à l’age de 64 ans.

    62,90 €
  • Général Wellington

    Arthur WELLESLEY Duc de Wellington

    Incontestablement, le général le plus célèbre de l’histoire militaire d’Albion fut Arthur Wellesley, Duc de Wellington. Son immense prestige vint d’abord de ce qu’il triompha pendant la guerre d’Espagne de chefs renommés comme Junot, Soult et Masséna, et puis surtout de ce qu’il provoqua indirectement la chute de l’Empire français et mettant en échec Napoléon à Waterloo.
    Ce grand général nait à Dublin en 1769. A l’âge de 18 ans, il s’engage dans l’armée, et combat pour la première fois en Hollande en 1795 ; l’année suivante il reçoit un commandement aux Indes, où il se fait l’artisan de pénétration anglaise dans la péninsule du Deccan en battant les puissants groupes armés des populations Marathes et en annexant leur territoire à la Couronne Britannique. Cette guerre de colonisation dura de 1802 à 1804 et met en évidence les qualités de chef et de stratège du futur Duc de Wellington.
    En 1808, il débarque au Portugal et à la tête de sa division il remporte la victoire de Vimeiro sur le général Junot, malgré la bravoure des soldats français commandés par les généraux Foy et Kellerman. Plus tard, nommé commandant en chef des troupes britanniques de la péninsule ibérique, il prend l’offensive en direction de Madrid : à Talavera de la Reina, le 27 juillet 1809, il résiste à  50 000  français qu’il contraint à la retraite. Enfin le 21 juin 1813, il écrase les troupes impériales à Vitoria, passe ensuite les Pyrénées et gagne la dernière bataille de la campagne à Toulouse, d’où il sort vainqueur du corps du maréchal Soult.
    Mais le « Duc de Fer » se fait surtout connaître des français par la victoire décisive de Waterloo ; après avoir contenu victorieusement le 16 juin 1815 les 5ème et  6ème divisions (général Bachelu et Prince Jérôme) du 2ème corps (général Reille) aux ordres du maréchal Ney, aux Quatre-Bras, il retraite lentement sur Bruxelles, puis le 18, décide d’accepter le combat et de faire face, sans attendre la jonction avec les Prussiens de Blücher. Il établit son état-major sur les hauteurs du Mont St-Jean, position idéale pour diriger la bataille. A 11 heures, il soulève son chapeau : c’est le signal ! La Garde Royale se lance à la rencontre des Français, appuyée par les contingents allemands, hanovriens et hollandais, que Sa Grace, le Duc de Wellington, fait encadrer par les bataillons anglais les plus solides, destinés à supporter au centre le poids du choc principal des deux armées. Sa cavalerie taille en pièces les rangs de l’infanterie des généraux Quiot, Donzelot, Marcognet et Durutte du 1er corps (général Drouet d’Erlon) et disloque au soir les derniers carrés de la Garde Impériale, malgré l’héroïsme des grenadiers et des chasseurs qui entourent Napoléon, qui vient de perdre cette ultime bataille.

    62,90 €