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  • Général Krasinski

    Vincent CORVIN KRASINSKI Général Comte

    Lorsqu’en 1806, les troupes françaises entrent à Varsovie, le peuple polonais, si longtemps asservi, croit enfin qu’il va devenir libre, et c’est dans l’enthousiasme qu’il se propose à combattre au sein de la Grande Armée, contre les coalisés. Le prince Poniatowski va organiser une armée polonaise qui comprendra, entre autres, douze régiments de Lanciers.
    Napoléon qui désirait honorer des alliés aussi valeureux, incorpora un de ces régiments à sa garde. Ainsi fut créé le 1er Régiment de Chevau-légers-lanciers de la Garde Impériale. Les Parisiens impressionnés par leurs uniformes élégants, leurs lances redoutables, leurs KURTKI et CZAPSKA à la coupe inconnue, les appelèrent plus simplement : « Lanciers Polonais ». Pour commander cette troupe d’élite (sans doute, les meilleurs cavaliers de l’Europe), on choisit le plus brave d’entre tous, le Colonel Major Krasinski. Malgré toutes les actions d’éclat auxquelles  participeront ses escadrons, il devra attendre quatre ans, avant de recevoir enfin, des mains de l’Empereur, dans la cour d’honneur des Tuileries, le seul étendard que possèdera ce splendide régiment. Le Commandant Lachouque, dans son histoire de la Garde Impériale cite cette lettre magnifique de Krasinski à Napoléon sur le point d’abdiquer à Fontainebleau, qui reflète bien la fidélité de ce grand soldat : «  Des maréchaux vous abandonnent, des généraux passent à l’ennemi, les Polonais, Sire, ne vous trahiront jamais, tant qu’ils m’auront à leur tête. Votre confiance est notre plus bel apanage ; nous n’avons que l’honneur, et notre vie est nécessaire pour votre sécurité. Je quitte mon cantonnement sans ordre, je vous formerai des bataillons impénétrables ; vous verrez, Sire, ce que peut faire une poignée d’hommes pour vous prouver mon attachement et celui de ma Nation ». 

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  • Général Lariboisière

    COMTE LARIBOISIERE
    Général

    Pour beaucoup d’entre nous, le nom de Lariboisère évoque surtout un hôpital parisien. Mais, pour les Etains du Prince, qui ont réalisé cette superbe figurine, il s’agit d’honorer Jean Ambroise Baston, Comte de la Riboisière, né à Fougères en 1759. Lieutenant au régiment de la Fère, en 1785, il a pour camarade un certain Bonaparte, qu’il retrouve, après la victoire d’Austerlitz, où il se distingue à la tête de l’Artillerie de la Grande Armée. L’Empereur l’élève au grade de Général de Division et lui confie le commandement de l’Artillerie de sa Garde. C’est Lariboisière qui fit construire le fameux radeau de Tilsitt, et ses soixante bouches à feu défilèrent devant Napoléon, alors qu’il faisait la paix avec Alexandre 1er, Empereur de Russie. Il se trouve pris en 1808, dans le guêpier espagnol, où l’artillerie de la Garde impériale, jouit d’une faveur exceptionnelle auprès du Maître, qui lui octroie les meilleurs équipages et les officiers les plus qualifiés, en même temps qu’il fait leur chef, Grand Aigle de la Légion d’Honneur. Puis, alors que son régiment s’estime « exilé » au Hanovre, pendant que le reste de la Garde festoie à Paris, il réorganise ce corps d’élite. C’est donc lui qui sera à l’origine du rôle prépondérant joué pars ses batteries à la bataille de Wagram. Mais c’est à Borodino, sur la route de Moscou, que le Général Comte Lariboisière, nommé Commandant du parc d’Artillerie et du Génie, va déployer tout son talent de stratège. Il fait construire trois batteries fortifiées : « Prince Eugène », « Foucher » et « Sorbier », pour contrebattre les redoutes russes. A l’aube de la bataille de la Moskowa, cent-quarante pièces se déchaînent contre l’armée du Prince Bagration, mais la victoire est acquise grâce à une concentration de deux cents canons, dans une formidable batterie, sur laquelle s’épuisent en vain les charges des cuirassiers de la Garde du Tsar. Moscou est en flammes ; au Kremlin, Napoléon se tient au milieu de ses hommes ; Lariboisière le supplie de se retirer et de se mettre à l’abri pendant que ses canonniers tentent de maîtriser le gigantesque incendie. Ce grand soldat ne reverra jamais la France. Il meurt d’épuisement, pendant la terrible retraite, à Koenigsberg, le 21 décembre 1813.

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  • Général Larrey

    Baron Dominique Jean LARREY
    Chirurgien en Chef de la Grande Armée

    Avant l’Empire, le Service de Santé ne tenait pas une grande place dans les préoccupations des Etats-Majors. La médiocrité des personnels, l’incompétence des commissaires des guerres, le manque de matériel et de moyens de transport faisaient redouter par-dessus tout, au soldat, de tomber malade ou d’être blessé. Le Premier Consul, pour remédier à ces carences, choisit alors personnellement les membres du Service de Santé. Parmi eux, il en est un qui deviendra légendaire, c’est le Baron Dominique Jean Larrey. Né à Baudéan près de Bagnères de Bigorre en 1766, il suivra les fourgons de Bonaparte depuis l’Egypte, jusqu’à Waterloo où il sera blessé à son tour. Il fit preuve d’une telle sollicitude à l’égard des blessés, qu’il sera surnommé « La Providence du Soldat ». Administrateur infatigable, il crée des ambulances volantes pour donner les premiers soins aux combattants, directement  sur le champ de bataille. Il opère souvent dans des conditions épouvantables, ruisselant de sang, dans de misérables granges, sans eau, sans paille, sans vivres, parfois sans instruments ni charpie, qu’on remplace par de l’étoupe à canon. Nommé Chirurgien en Chef de la Grande Armée, il organise chaque fois qu’il le peut des hôpitaux en campagne et s’occupe également d’assurer l’évacuation des éclopés vers la France, où il a fait de l’Hôpital du Gros-Caillou, un établissement modèle. Devenu Inspecteur Général du Service de Santé, il recrute avec soin ses médecins, chirurgiens et pharmaciens, et les surveille attentivement. Praticien remarquable, il fut aussi un homme de cœur et prit courageusement la défense, en 1813, de conscrits injustement accusés de mutilations volontaires, ce qui évidemment, était puni de mort. Fait prisonnier au soir de Waterloo, il était sur le point d’être passé par les armes (sanction prise contre tous les membres de la Garde), mais reconnu, il fut conduit devant Blücher et fut aussitôt remis en liberté : en effet il avait, deux ans plus tôt, sauvé la vie du fils du Maréchal Prussien.
    Napoléon, à Sainte-Hélène, dira de lui : « C’était l’homme le plus vertueux, le plus grand que j’ai connu ».

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  • Général Lasalle

    Général Antoine de Lasalle

    Le Général Lasalle est sans doute une des figures les plus spectaculaires de l’Empire. Quelqu’un a dit « on ne se fait pas Lasalle, on nait Lasalle… ». Ce héros, hors du commun, pur come l’acier de son sabre, nous a laissé une silhouette particulière que restitue bien notre figurine. Il était en effet le seul officier de l’armée Impériale à porter un large pantalon bouffant avec des bottes souples et amples.
    Joueur, fumeur de pipe, et buveur de punch impénitent, il adorait faire le sacripant, cassant la vaisselle des aubergistes qu’il dédommageait royalement ensuite.
    Sa carrière militaire n’est qu’une suite d’exploits. A Rivoli, Bonaparte lui dit « couche-toi là-dessus Lasalle, tu l’as bien mérité » en lui montrant le tas de drapeaux pris à l’ennemi.
    A la tête de le « Brigade infernale » (le5e et 7e hussard) il réussit le tour de force de faire capituler la ville de Stettin, place forte regorgeant de soldats et de canons, avec seulement 700 hussards.
    Adoré de ses hommes, il n’hésite pas cependant, pour les punir d’un mouvement de panique, à les maintenir immobiles sous le feu des canons russes à Golymin. Il a deux chevaux tués sous lui, et les pertes sont sévères. Il a un jour déclaré : « Tout hussard qui n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre ».
    Il dépassa de peu cet âge, car c’est à 34 ans qu’il meurt, foudroyé d’une balle en plein front, au soir de Wagram, alors que la bataille était pratiquement terminée.

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  • Général Lauriston

    Jacques Jean Alexandre Bernard Law de Lauriston

    Ce grand soldat vit le jour à Pondichery en 1768. Il était le petit-neveu de Law, le financier écossais fondateur de la compagnie des Indes, dont il porte le nom. En 1785, il est lieutenant à l’armée du Nord, après avoir été breveté à l’Ecole Militaire l’année précédente. Il progresse rapidement dans la hiérarchie, après s’être distingué à l’armée de Moselle en 1793 et 1794, il est nommé chef de brigade en 1795. Pourtant il démissionne l’année suivante, pour ne reprendre du service qu’en 1800, où Bonaparte l’ayant remarqué, en fait son aide de camp. Le Premier Consul le nomme directeur de l’école d’artillerie de La Fère ; mais se souvenant de ses ascendances anglaises, il le charge d’une mission diplomatique, en octobre 1801, qui consiste à porter à Londres la ratification des préliminaires de paix. Il est accueilli avec enthousiasme, et les londoniens vont même jusqu’à dételer les chevaux de sa voiture pour tirer eux-mêmes les brancards ! il est nommé général de division en 1805 et s’embarque avec l’escadre de l’amiral Villeneuve pour la Martinique. De retour en France, il rejoint la grande armée et devient commissaire impérial en Dalmatie (1806) puis de Raguse, et enfin en 1807 gouverneur général de Venise. On le retrouve en 1808 en Espagne où il participe à la prise de Madrid, mais c’est surtout à Wagram en 1809 qu’on le remarque, car c’est lui qui commande la fameuse batterie de 100 pièces. En 1811, il remplace Caulaincourt comme ambassadeur auprès du Tsar, mais ses négociations n’empêcheront pas la guerre avec la Russie, En 1813, il est mis à la tête du 5ème Corps pendant la campagne de Saxe, mais il est fait prisonnier à Leipzig. Il ne reverra la France qu’en 1814, où il se rallie aux Bourbons, qui lui confient le commandement de la Compagnie des mousquetaires gris en février 1815.

    Il suivit Louis XVIII à Béthune pendant les Cent jours et sera élevé à la dignité de pair de France sous la seconde restauration.
    En tant que tel, il votera la mort du Maréchal Ney. Devenu lui-même Maréchal en 1823, il s’éteint à Paris en 1828.

     

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  • Général Letort

    Général Louis-Michel Letort

    Comme tant d’autres officiers qui combattaient pendant toutes les guerres de la Révolution et surtout de l’Empire, Louis-Michel Letort s’était porté volontaire dans les armées de la Constituante.

    Il sert tout d’abord au 1er bataillon d’Eure et Loir et est élu sous-lieutenant en décembre 1791. A l’Armée du Nord, commandé par Dumouriez, il est présent à Jemmapes, puis, blessé à Neerwinden, il est fait prisonnier. Libéré, il passe à l’armée de Moselle comme aide de camp du général Huet. Promu chef d’escadron en 1801 pendant la campagne d’Italie, après avoir servi dans l’armée de Cherbourg comme sous-lieutenant au 9ème régiment des dragons.

    Sa carrière s’envole dès lors, il est de toutes les campagnes, de tous les combats et de toutes les grandes batailles de l’Empire.

    Les promotions se succèdent : Major du 14ème dragon en 1803, il finit par commander le régiment. Puis, c’est dans la Grande Armée où il est nommé dans la Garde Impériale, avec le grade de chef d’escadron dans les dragons de l’Impératrice. Il se bat en Espagne, à Burgos en 1808, puis en Russie, lors de la terrible campagne de 1812, où il se fait remarquer par sa force d’âme et son caractère volontaire : “Cet intrépide officier, malade depuis six semaines, si faible qu’il ne pouvait suivre l’armée qu’allongé dans sa voiture, saute brusquement à cheval, sur lequel il se fait attacher, pour prendre la tête de ses dragons, lorsqu’il apprend que ceux-ci sont désignés pour marcher sur les cosaques”, écrira plus tard un de ses supérieurs.

    Cette conduite courageuse lui vaudra l’élévation au grade de général de brigade et le commandement des dragons de la Garde qu’il conservera jusqu’en 1815.

    La duchesse d’Abrantes, qui avait généralement la dent assez dure avec ses contemporains, dira pourtant de lui :

    “Le Général Letort, fut un des généraux les plus remarquables de la Garde Impériale, où il y en avait en assez grand nombre !”.

    Enfin il participe aux combats de la bataille de France avant d’être récupéré par la Restauration qui le nomme major des Dragons Royaux de France.

    Le père La Violette, échappé de l’Ile d’Elbe, rappelle le brave Letort et, en fait un de ses aides de camp le 21 avril 1815.

    1815, dernière action militaire de l’Empire, l’armée du Nord marche sur la Belgique et se concentre devant Charleroi. Le 15 juin à 6 heures du soir, Ney vient de repousser les prussiens sur Fleurus où le 3ème corps du général Vandamme les attaque et les oblige à se débander en désordre dans les bois. Le canon tonne à droite et en arrière du côté de Gilly; Napoléon est furieux; pour la deuxième fois l’ennemi lui échappe ! Il se retourne vers son aide de camp, le général Letort, et lui demande de charger et d’écraser l’infanterie prussienne en prenant le commandement des escadrons de service.

    Notre héros se rue bientôt sur l’ennemi, taillant en pièce les bataillons de Zieten avec ses dragons qui l’adorent, et qui ont entendu l’Empereur dire à leur chef : “Letort, vous êtes le seul capable de balayer cette canaille”. Deux carrés de cette “canaille” sont aussitôt “balayés” entre Sart-Allet et Farciennes aux cris de “Vive l’Empereur”.

    Napoléon écrira plus tard : “Les caractères de plusieurs généraux avaient été détrempés par les événements de 1814. Letort n’était point de ceux là qui avaient perdu audace, résolution et confiance acquise par la gloire passée.”

    Malheureusement le brave Letort reçoit une balle qui le blesse au bas-ventre au cours de la charge. Larrey, chirurgien de la Garde, écrit : “Ce général mourut dans les premières vingt quatre heures... nos soins furent inutiles”.

    Napoléon à Sainte-Hélène évoquant le destin tragique de son aide de camp, lui fit cet éloge : “Je regrette beaucoup sa perte, il était de la plus grande distinction”.

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  • Général Leclerc

    Victor Emmanuel LECLERC

    Charles Victor Emmanuel LECLERC naquit à Pontoise en 1772. A l’âge de 21 ans, il est chef d’Etat-Major d’une des divisions d’infanterie qui assiègent Toulon. C’est là qu’il fait la connaissance du commandant de l’artillerie, un certain Bonaparte, promis, à partir de ce jour, à un destin exceptionnel. Celui-ci se l’attache, avec les tout premiers compagnons rencontrés à ce siège : Junot, Marmont, etc... Napoléon Bonaparte, devenu commandant en chef de l’armée d’Italie, l’emmène avec lui pendant cette campagne où il gagna ses épaulettes de général de brigade. En réalité, cette promotion avait été un peu motivée par le fait que Leclerc désirait épouser la soeur de son chef, Pauline.

    Le futur premier consul tenait absolument à ce que son beau-frère ait le grade de général. Celui-ci épousa donc la belle Pauline en 1797, avec la bénédiction du grand frère. Bien sûr, le général Leclerc, dont la nouvelle parenté le liait définitivement à la famille Bonaparte, participa activement au coup d’état du 18 Brumaire. Associè à Murat, il occupe avec six mille hommes les terrasses et la cour d’honneur du château de Saint Cloud ; Bonaparte avait pris soin, pour s’assurer de sa fidélitè de lui donner sa troisième étoile de général de division au mois d’août 1799.
    En 1800, il est sous le commandement de Moreau en Allemagne, et le consul craint que son rival de l’armée du Rhin n’ait une mauvaise influence sur son beau-frère. Il lui donne donc le commandement du corps expéditionnaire envoyé à Saint Domingue, où le général Leclerc mate la rebellion de Toussaint Louverture, " Le Napoléon Noir ", qu’il fait envoyer en France ; interné au fort de Joux, il mourra en 1804. Son vainqueur, mourra, lui en 1802, de la fièvre jaune. Il avait 30 ans !
    Pauline, sa veuve, épousera un an plus tard le Prince Borghèse.

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  • Général Morand

    Général Charles-Antoine Morand

    Boniface de Castellane (Maréchal de France en 1852) fit dans ses mémoires un portrait particulièrement élogieux de Charles-Antoine Morand aux côtés duquel il avait combattu pendant les guerres de l’Empire : “Homme distingué et de mérite dont la conduite sage et modérée lui fait des amis; il agit de manière à concilier tous les esprits; sa probité a toujours été reconnue; c’est un de nos généraux les plus distingués de la Grande Armée”.

    Le jeune Charles-Antoine fait d’abord des études de droit qui le destinent au barreau, mais il se sent davantage attiré par la carrière des armes et n’hésite pas à s’engager au 2ème bataillon du district de Pontarlier devenu par la suite 7ème bataillon des volontaires du Doubs. Il est incorporé à l’armée du Rhin où il est rapidement élu capitaine le 9 août 1792, et à la fin du même mois, à Besançon, il est nommé Lieutenant-colonel, pour servir à l’armée du Nord où il se fait remarquer en septembre 1793 à la bataille de Hondschoote, village furieusement défendu par les anglais du général Cochenausen.

    Morand, commandant l’avant-garde du général Vandamme, pénètre le premier dans le bourg incendié et fait preuve d’une valeur et d’un courage qui ne se démentira pas pendant 23 ans. Il va en effet servir à l’armée de Sambre et Meuse où le 7ème bataillon se signale à Ourthe et Aldenhowen, et où il va être blessé à la cuisse; il écrit cependant à son chef le général Bernadotte : “Puisqu’une campagne est sur le point de recommencer, j’oublie mes douleurs pour servir à nouveau ma patrie, les armes à la main!”.

    En 1797, il est en Italie où la 88ème demi-brigade dont il fait partie est chargée d’occuper Rome et d’y proclamer la République. Avec Desaix, il participe à l’expédition d’Egypte, et est nommé général de brigade pour sa belle conduite à la bataille des Pyramides. Rentré en France, il passe par le camp de Saint-Omer en vue de l’invasion de l’Angleterre, puis intègre le 4ème corps de la Grande Armée sous les ordres du Maréchal Soult, qui, après la victoire d’Austerlitz, l’élève au grade de divisionnaire. Le Maréchal Davout lui confie alors une division dans son 3ème corps avec laquelle il fait toutes les campagnes de Prusse, de Pologne et d’Autriche et il reçoit à nouveau deux blessures, l’une à Auerstaedt, l’autre à Eylau. On le retrouve à la prise de Ratisbonne et à la bataille de Wagram.

    Dans ses célèbres mémoires, le général Thiebaut, très souvent critique et acerbe envers ses compagnons d’armes, dira pourtant de Morand : “Il fut brillant comme chef de bataillon, supérieur comme colonel, distingué comme général... C’était un remarquable officier d’infanterie, et à ce titre il fut un des hommes qui ont le plus et le mieux fait la guerre !”.

    En 1812, il est encore blessé à la bataille de la Moskova où il a la mâchoire fracassée par un éclat d’obus. Le général Bertrand le place à la tête de la 12ème division de son 4ème corps pendant la campagne de Saxe. Morand se rallie à l’Empereur qui le prend comme aide de camp aux Cent-Jours, et se distingue encore à Waterloo en reprenant le village de Plancenoit.

    Exilé à la Restauration, il est condamné à mort par contumace en 1816, et ne rentre en France qu’un 1819. Réintégré dans l’armée par le roi Louis Philippe, il commande la 6ème division militaire, et est nommé pair de France.

    Il meurt à Paris le 2 septembre 1835

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  • Général Desaix

    LOUIS CHARLES ANTOINE des AIX de VEYGOUX dit  DESAIX

    Bien qu’ayant démocratisé son nom, Desaix, nommé Général sur le champ de bataille, échappe de peu à la guillotine, après avoir été dénoncé par les Jacobins Riomois, comme parent d’émigrés. Il sert ensuite avec Moreau, à l’armée du Rhin, mais c’est avec Bonaparte qu’il se lie d’amitié. Sous ses ordres, il participe à l’expédition d’Egypte et bat les Mamelucks aux Pyramides ; comme administrateur de la Haute-Egypte, on apprécie sa sagesse et il est surnommé le Sultan Juste.
    Mais c’est surtout par sa brillante conduite et sa mort à Marengo qu’il demeure célèbre. Il semble bien qu’il fut l’artisan du plan qui assura la victoire. C’est lui qui concentra toute l’artillerie de Marmont en un seul point stratégique et qui recommanda au Premier Consul de faire intervenir les six cents cavaliers de Kellerman sur le flanc de la colonne ennemie, pendant que lui-même l’attaquerait de front. C’est au cours de cette  charge qu’il reçut une balle en plein cœur. Il aurait dit alors : «  cachez ma mort pour ne point ébranler les troupes ! ». La vérité est qu’il s’écria simplement : « mort ! » et que personne ne le vit tomber, car il ne portait pas d’uniforme (il n’avait pas eu le temps de s’en faire tailler un neuf depuis son retour du Caire). On le reconnut plus tard à sa chevelure abondante, liée par un ruban. Bonaparte aurait dit : « pourquoi ne m’est-il point permis de pleurer, et que la journée eût été si belle si j’avais pu l’embrasser sur le champ de bataille. Il fit embaumer son corps et établira sépulture au couvent du Grand St-Bernard. Aa Ste-Héléne, l’Empereur louait encore son talent et son caractère digne de l’Antique. Trois jours avant sa mort, dans son délire, il s’écria encore : « Desaix, Desaix, ah ! la victoire se décide ! »i

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  • Général Lefebvre Desnouettes

    Charles LEFEBVRE-DESNOUËTTES
    Général Comte

    Le jeune Charles Lefebvre-Desnouettes, né le 14 septembre 1773 s’échappe de son collège pour s’engager dans l’armée, d’abord au service du Roi dans les Chasseurs de l’Oratoire, puis dans la garde nationale de Paris en 1789, où il prend part aux événements révolutionnaires. On le retrouve au 5ème dragons à l’armée du Nord, puis en 1794 aux armées de Sambre et Meuse et Rhin et Moselle, avec le grade de lieutenant. Remarqué par le général Bonaparte, il est promu à la fonction d’aide de camp de celui-ci et se trouve à ses côtés lors de la bataille de Marengo. La carrière de cet officier est servie par un caractère admirable en toutes circonstances, « une grande douceur, une grande fermeté néanmoins, unies à un dévouement sans phrases ».
    Il va passer de la gendarmerie d’Elite, au commandement d’une brigade de dragons en 1802, pour retourner dans le sillage de l’Empereur qui en fait son écuyer Cavalcadour en 1804 avant de la nommer 1er aide de camp de son frère Jérôme, roi de Westphalie, avec le grade de général de division. Le roi disait de lui qu’on « ne pouvait trouver à ce poste de confiance un homme plus aimé et plus estimé de l’armée ».
    En janvier 1808, Napoléon le met à la tête des chasseurs à cheval de la garde, et le nouveau colonel-major de ce corps d’élite sert en Espagne comme chef d’état-major de Bessières. Le général de division Westphalien est fait alors général de division français : blessé, il est fait prisonnier par les Anglais, mais il s’évade à temps pour reprendre le commandement des chasseurs à cheval en 1812, pour la Campagne de Russie. Lors de la retraite, les cosaques sont stupéfiés par ce général qui les salue de coups de carabine. Il est en Saxe en 1813, et se distingue pendant la campagne de France où il est à nouveau blessé, au combat de Brienne. Rallié à l’Empereur au retour de l’île d’Elbe, il retrouve son titre de colonel-général des chasseurs à cheval de la garde, il se bat à Ligny, aux quatre-bras et enfin participe aux charges héroïques de Ney à Waterloo. Condamné à mort par contumace, le proscrit se réfugie aux Etats-Unis. Ce brave soldat est enfin gracié par Louis XVIII et rentre en France le 22 avril 1822. Malheureusement, le vaisseau qui le transporte, l’Albion, fait naufrage et notre héros disparaît à l’âge de 49 ans.

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  • Général Lepic

    Louis LEPIC
    Général Comte

    représenté dans l'uniforme de Colonel lors de la charge d'Eylau en 1807

    C’est à Montpellier que Louis Lepic voir le jour, le 20 septembre 1765, 16ème enfant d’une famille qui en compte 22 ! Il s’engage en 1781 dans l’armée royale au régiment de Lescure-Dragons, et sa belle allure le fait choisir pour être incorporé à la garde constitutionnelle chargée de protéger Louis XVI.
    Il est brigadier en 1792, mais les évènement révolutionnaires vont faire de lui un lieutenant-colonel dans le régiment des dragons de la République.
    Après un court passage au 21ème chasseurs, il participe au sein de l’armée de l’Ouest à la pacification de la Vendée, avant de rejoindre l’armée d’Italie où il se couvre de gloire de 1796 à 1806, en particulier à la bataille de Pastrengo, où il est blessé à huit reprises. Après la victoire de Marengo, il est nommé Colonel-Général des grenadiers à cheval. Il est alors de tous les combats : à Austerlitz il charge avec toute la cavalerie de la garde aux ordres de Bessières, mais c’est surtout pour sa conduite héroïque à Eylau qu’il passe dans la légende des grands soldats. Pourtant, la veille de la bataille, le 7 février 1807, le chirurgien Larrey raconte qu’il fut terrassé par une terrible crise de goutte ; devant sa détermination à reprendre la tête de ses hommes, Larrey fut contraint de lui appliquer un traitement de cheval qui eut pour effet de le remettre sur pied dès le lendemain. Dans la fureur de l’action Lepic et ses grenadiers, sabrant les canonniers russes, se trouvent soudain enveloppés par l’ennemi ; sommé de se rendre, il répond aux parlementaires en montrant les visages farouches de ses cavaliers : « regardez-moi ces têtes là et dites moi si ces gueules là ont l’air de vouloir se rendre ! ». C’est alors que se place l’instant qui le rendit célèbre et que le peintre Edouard Detaille a si bien illustré : se tournant vers son régiment il hurle : « grenadiers, haut les têtes. Jamidiou ! la mitraille n’est pas de la m… ! ». La charge furieuse qui s’ensuit bouscule les Russes stupéfaits de tant d’audace. Cet exploit lui vaut les étoiles de général de brigade ; l’Empereur l’invite le soir même à dîner ; sous sa serviette, le héros du jour trouve 50 000 Frs qu’il va immédiatement distribuer à ses hommes ! Napoléon, en voyant le régiment submergé avait dit « Lepic est avec eux, ils rentreront ! ». Devenu officier général, il exige cependant de conserver le commandement de ses grenadiers et avec eux, il se bat à Wagram en Espagne et en Russie où il démolit les cosaques de Platov. En février 1813, il est nommé général de division et termine sa carrière à la tête de du 2ème régiment de Gardes d’Honneur avec lesquels il fait encore les campagnes de Saxe et de France, en 1814. Il meurt paisiblement, entouré de sa famille, à Andresy, le 7 janvier 1827.

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  • Général Milhaud


    Général Edouard Jean-Baptiste MILHAUD

    Comte, né à Arpajon sur Cère la 10 juillet 1766

     Cet authentique Cantalou naquit à Arpajon sur Cère près d'Aurillac le 10 juillet 1766. Sa carrière fut très variée car il commença assez curieusement comme élève du génie maritime; puis il est élu commandant de la Garde Nationale de sa ville natale; député montagnard du Cantal à la Convention, il est en 1792, envoyé comme commissaire des guerres à l'armée des Ardennes. Il est à nouveau en mission à l'armée du Rhin, puis à l'armée des Pyrénées-Orientales où il prend le prénom bizarre de Cumin.

    La gloire lui sourit lorsqu'il devient chef d'Etat-Major de Murat, qui l'élève au grade de Général de brigade au début de l'année 1800.Il est envoyé en Italie et sert dans le corps d'armée de Ligurie.

    Dans la Grande Armée, à Austerlitz, il passe dans la cavalerie légère et se retrouve aux ordres du Prince Murat, dans la réserve de cavalerie à Eylau et à Koenigsberg. Comme tous les grands chefs, il effectue un séjour en Espagne dans le 4ème corps (victoire d'Ocana), puis revenu en France, se voit confié le commandement de la 25ème division militaire à Wesel, en 1812.

    Le roi Louis XVIII le nomme inspecteur général de la cavalerie, mais il est surtout connu pour les charges terribles qu'il dirige à Ligny et à Waterloo.

    A la chute de Napoléon, le Roi se souvient que Milhaud compte parmi les conventionnels régicides et le proscrit jusqu'en 1817.

    Retiré à Aurillac, il y meurt le 8 janvier 1833, après avoir été réformé à 64 ans, en 1832.

    On parlait de lui comme d'un officier général expérimenté, qui montrait dans toutes les circonstances des batailles une grande résolution, un courage à toute épreuve et une extraordinaire présence d'esprit.

    Les Etains du Prince, l'ont représenté, dans l'uniforme de Général de Cuirassiers, qu'on appelait aussi les "gros talons"

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  • Général Reille

    Honoré Charles Michel Joseph, comte Reille

    Le grand frère de Napoléon, Joseph Bonaparte, roi d’Espagne de 1808 à 1813, écrivit un jour à propos du général Reille : “Ce brave général rendit les plus grands services à l’armée dans cette circonstance si difficile qu’était la guerre d’Espagne, par son énergie et ses talents, il la sauva des plus grands malheurs !”.

    Il débute dans la carrière des armes comme volontaire au 2ème bataillon du Var en 1791, participe aux combats de l’armée du Nord à Liège et Neerwinden, et, remarqué par Masséna au siège de Toulon, il lui est attaché comme aide de camp et l’assiste dans les batailles de Montenotte, Dego, Lodi, Arcole et Rivoli où il se distingue au point que le futur Prince d’Essling le nomme chef d’escadron en 1797, puis adjudant-général chef de brigade deux ans plus tard.

    Il reste aux ordres de Masséna en Suisse, puis au corps d’observation du Midi en 1801 où il reçoit le grade de général de brigade.

    Il participe au combat du Cap Finistère où il commande les troupes embarquées de l’Amiral Villeneuve, et devient adjoint du Maréchal Berthier, major général de la Grande Armée.

    Sa brillante carrière se poursuit dans la division Suchet; il est présent à Saalfeld, Pultusk et Iéna où ses succès lui valent les trois étoiles de général de division.

    L’empereur le remarque à la bataille de Ostrolenka, en Pologne, et se l’attache comme aide de camp en 1807.

    Il le récompense en plus, en le faisant Comte d’Empire en 1808.

    Comme presque tous les officiers généraux de l’époque, Honoré Charles Reille est envoyé en Espagne, à la tête d’une division du corps de Gouvion-Saint-Cyr; rappelé momentanément en Allemagne, il se distingue à Essling où il commande les fusiliers-tirailleurs. Après Wagram, il retourne en Espagne comme gouverneur de Navarre en 1810, puis de l’Aragon en 1812, et reçoit la même année le commandement en chef de l’armée du Portugal.

    En 1813, il se signale, sous les ordres de Soult, à la bataille de Vitoria, malgré la défaite des français devant les troupes anglo-espagnoles de Wellington. Un historien écrivit à ce sujet : “Ce brave et digne général, animé de la plus vive ardeur, et sans crainte devant les masses importantes auxquelles il allait avoir à faire, prit aussitôt des dispositions afin de bien remplir une aussi périlleuse mission, sans s’occuper de l’événement qui se passait derrière lui !”. Et il ajoute : “Le chef de l’armée du Portugal mérita toute l’admiration de ses troupes, en soutenant, avec son faible corps, les masses d’une armée victorieuse.

    Il eut deux chevaux tués sous lui, son habit percé de balles, et son chapeau décoiffé par un obus. Il resta d’un calme et d’un sang-froid imperturbables et l’on ne pouvait s’empêcher d’admirer son insouciance pour son propre sort, pour ne s’occuper que de la gravité du moment. Le compte Reille n’avait alors que 35 ans, et il avait acquis de grands talents à l’école de son beau-père, le maréchal Masséna; il passait à juste titre pour un des meilleurs généraux de l’Empire”.

    Pendant que notre armée se retire d’Espagne, il se bat à Orthez et enfin à Toulouse.

    Le roi Louis XVIII le maintient dans son grade, à la Restauration et le nomme Inspecteur Général de l’Infanterie.

    Fidèle à son Empereur, aux Cent-Jours, il reçoit le commandement du 2ème corps de l’Armée du Nord en 1815, et après avoir participé à la bataille de Waterloo, il ramène ses troupes derrière la Loire.

    Pair de France, en 1819, gentilhomme de la Chambre du Roi en 1820, Maréchal de France en 1847 et Sénateur en 1852, il meurt après une longue vie de gloire, le 4 mars 1860 à Paris.

    Pelleport écrivit à propos de l’élévation de Reille au Maréchalat : “Ce fut une juste nomination due à d’éclatants services, et non à la ferveur de cour ou à une concession politique; il était l’un des grands divisionnaires destinés sous l’Empire à devenir maréchaux”.

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  • Amiral Missiessy


    Edouard Thomas de Burgues, Comte de Missiessy

    Amiral

    Né à Toulon le 23 avril 1756


    Edouard Thomas de Burgues, Comte de Missiessy, vit le jour à Toulon le 23 avril 1756. Il était fils d’officier de marine, et sa première ambition fut de servir sur le bateau commandé par son père. Il n’a que dix ans, et passe toute son adolescence à sillonner les mers du Levant et à protèger les vaisseaux de commerce contre les pirateries des barbaresques. Sous les ordres de l’amiral d’Estaing, il va combattre aux Amériques, en 1779 ; il participe à l’attaque du vaisseau anglais ² Le Québec ² (à bord de la frégate ² La Surveillante ²), aux combats de Newport, de Sainte Lucie, de la Grenade et de Savannah. Nommé Lieutenant de vaisseau il commande une gabare dans la Baltique. Promu Capitaine de vaisseau il est chargé de la surveillance de la Méditerranée. En 1793, comme beaucoup d’autres nobles, malgré sa nomination de contre-amiral, il est emprisonné comme suspect. Il se réfugie en Italie. Rentré en France en 1795, il est arrété à nouveau, mais acquitté. Napoléon lui donne le poste de chef d’Etat-Major de l’armée navale de Cadix, en 1801, aux ordres de l’amiral Truguet, puis le commandement de la 2ème escadre à Brest. Lors du projet d’invasion de l’Angleterre, il est chargé d’attirer les anglais aux Antilles et d’y attendre la flotte de l’amiral Villeneuve. Mais il en repart trop tôt et fait échouer le plan prévu. Ce sera la disgrâce, il est mis en congé pendant trois ans. Mais en 1809, l’Empereur l’élève au rang de vice-amiral et lui donne le commandement de l’escadre de l’Escaut. Il fortifie si bien le fleuve, que l’attaque anglaise sur Anvers échoue. Il est fait Comte d’Empire et assure à nouveau la défense du port d’Anvers en 1814. Il prend une retraite bien méritée en 1832, comme commandant de la marine de Toulon, où il meurt le 24 mars 1837.
    Napoléon, à Sainte Hélène reconnaitra avoir été injuste avec Missiessy qui avait pourtant fait preuve de beaucoup de courage lors des opérations de la Martinique en 1805, où il avait fait capituler les îles de Saint-Christophe, Nièvres et Montferrat et où il avait pris ou détruit une trentaine de navires marchands anglais.

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  • Amiral Nelson

    Horatio NELSON
    Duc de Bronté

    Les escadres britanniques furent commandées par beaucoup d’officiers de grande valeur, mais le plus célèbre dans l’histoire de la marine anglaise fut certainement l’amiral Horatio Nelson.
                Il commença sa carrière à l’âge de 12 ans, servit tout d’abord aux Indes, où il eut un avancement rapide, et participa aux opérations navales pendant la guerre d’Amérique. Lorsque l’Angleterre entre en guerre contre la France, en 1793, il est affecté à l’escadre de Méditerranée avec laquelle il va assiéger Bastia, puis Calvi : c’est là qu’une blessure à l’œil le rend définitivement borgne. Nommé contre-amiral, il dirige une attaque sur Ténérife au cours de laquelle, il perd son bras droit. On lui donne alors le commandement des vaisseaux chargés de surveiller le port de Toulon et les mouvements de la flotte française; celle-ci, en route pour l’Egypte, lui échappe néanmoins et passe inaperçue; il se met immédiatement à sa poursuite et finit par retrouver l’escadre de l’amiral Brueys au mouillage dans la rade d’Aboukir. En manœuvrant avec adresse et audace entre les navires français et la côte égyptienne avec ses 14 vaisseaux de ligne, le 1er août 1798 il détruit 11 des 13 bâtiments aux ordres de l’amiral Brueys, dont “l’Orient”, à bord duquel ce marin courageux est tué, coupé en deux par un boulet, après une canonnade bord à bord qui dura tout le jour.
                Sept ans après ce désastre, Nelson, considéré comme un héros national, commande à nouveau la flotte de Méditerranée; l’amiral Villeneuve, ayant réussi à sortir de la rade de Toulon à bord du Bucentaure, il le pourchasse jusqu’aux Antilles, où, suivant les instructions de Napoléon, l’escadre française, après avoir rallié les vaisseaux espagnols à Cadix, se tient au mouillage de Fort de France, pour attendre les divisions navales de Brest et de Rochefort, respectivement commandées par les amiraux Ganteaume et Missiessy. Mais Villeneuve, improvisant un plan audacieux, fait mettre à la voile sans plus tarder pour regagner les côtes de France et entrer directement dans la Manche, laissant Nelson, repéré à La Barbade, à 4 jours de navigation derrière lui.
    Hélas, le commandant en chef des armées navales réunies (c’est le titre que lui a donné l’Empereur) change de tactique et se réfugie à Cadix, où Nelson le rejoint à la hauteur du Cap Trafalgar; il s’engage alors un terrible combat le 21 octobre 1805 qui va tourner au désastre total pour la flotte combinée franco-espagnole. L’amiral Nelson inaugure une nouvelle stratégie qui consiste à attaquer le flanc de la ligne adverse par deux colonnes de vaisseaux se présentant perpendiculairement au nord et au sud de l’alignement classique des navires alliés. Au cour de la mêlée générale, Nelson, commandant en personne sur le pont du Victory abordé de plein fouet par Le Redoutable, est alors atteint par une balle tirée par un gabier posté dans la brume d’artimon.
                La colonne vertébrale brisée, ce prestigieux marin meurt peu après au milieu de son équipage en disant : “Eh bien, les français en ont fini avec moi!”


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  • Général Dorsenne

    Jean Marie Le PAIGE-DORSENNE

    Né en Picardie, en avril 1773, Jean-Marie Le Paige-Dorsenne, est volontaire en 1791 et participe aux campagnes de la Révolution. Puis comme nombre de ses camarades, il poursuit sa carrière en Égypte, à Austerlitz, Eylau, Essling, Wagram, en Espagne ... Mais c'est surtout comme Colonel Commandant les Grenadiers à pied de la Garde, à la suite du Général Hulin, qu'il est connu des historiens. Surnommé le « beau Dorsenne », à cause de sa prestance physique et de sa belle allure, il était réputé pour sa bienveillance avec le soldat, qui l'adoraient. Cependant, à l'occasion, il était capable juste sévérité. C'est ainsi qu'aux portes de Varsovie, en décembre 1806, ses grenadiers épuisés essuient un "coup de figure" de leur chef, qui les accuse de manquer de courage dans l'adversité, et leur transmet le mécontentement de l'Empereur qui les traite de "Grognards"; c'est donc la première fois que ce qualificatif si célèbre est prononcé. En 1809, Napoléon le fait Comte et le charge d'organiser les régiments de la Jeune Garde. Il se conduit héroïquement à Essling où il est blessé à la tête. C'est lui qui s'occupe, en tant que Chambellan, des cérémonies du mariage de Napoléon avec Marie-Louise, mais il reprend rapidement du service en Espagne, en 1810. Toujours soigné et élégant, il n'admet aucune négligence dans la tenue des hommes et l'entretien du matériel, et n'hésite pas à consigner ses régiments jusqu'à ce que leurs cantonnements soient propres. Gouverneur absolu de la province de Burgos, il commande en chef l'armée du Nord de l'Espagne, répondant directement de ses décisions à l'Empereur. Il a d'ailleurs beaucoup à faire pour réprimer de façon terrible, l'atroce guérilla menée par des moines fanatiques et des brigands impitoyables. Mais la blessure reçue en Autriche lui occasionne de tels maux de tête, qu'il est obligé de se faire trépaner. Hélas, l'opération échoue et ce magnifique paladin meurt à trente-neuf ans. Le Maréchal Lefebvre écrira dans son ordre du jour: « Soldats de la Garde, versons une larme sur sa tombe »

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