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  • Amiral Ganteaume

    Amiral GANTEAUME

    La mer est son métier, il navigue depuis l’enfance avec son père, et prend part à la guerre d’indépendance de l’Amérique.
    En 1798, il est à bord d’un vaisseau célèbre, l’ «’Orient ». C’est le navire amiral qui commande la flotte en route vers l’Egypte. Il est chef d’Etat-major de l’amiral Brueys, et Bonaparte est à son bord. C’est d’ailleurs lui qui va le ramener en France.
    En 1804, il commande l’escadre de Brest, et Napoléon le fait vice-amiral, car il n’oubliera pas qu’il a réussi à faire passer la Muiron miraculeusement à travers la croisière anglaise, pour le débarquer sans encombre à Fréjus.
    C’est donc à lui que reviendra la charge d’organiser le débarquement éventuel en Angleterre, à partir du camp de Boulogne ; mais il fut immobilisé par le blocus de Cornwallis. En 1809, il prend le commandement de l’escadre de Méditerranée à Toulon, et assure même l’intérim du ministère de la Marine.
    Août 1811, au faîte des honneurs il est nommé Chambellan et Colonel commandant le bataillon des marins de la garde Impériale.
    Mais à la chute de Napoléon, il se rallie sans vergogne aux Bourbons, se fait oublier pendant les Cent-jours, et se trouve récompensé à la seconde restauration du titre de Pair du Royaume.
    C’est malheureusement en cette qualité qu’il fait partie des juges du Maréchal Ney contre qui il vote la mort.
    Trois ans plus tard, il meurt près d’Aubagne, dans son domaine de la Pauligne. Il avait 63 ans.

     

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  • Général Hautpoul

    Général Jean Joseph Ange d’HAUTPOUL

    Dès l’antiquité, le soldat a cherché à se protéger des coups d’armes blanches, par des pièces de métal fixées sur le corps. Les archers de l’an 1000 portaient des cottes de maille, la cavalerie du Moyen-Age s’enfermait dans des armures complètes, qui disparurent avec le développement des armes à feu ; l’Empire redonna une place prépondérante à la cavalerie lourde, en créant une arme nouvelle : les cuirassiers. Ces soldats montés sur de solides chevaux, portaient la double cuirasse étincelante, de fortes bottes à hautes tiges (on les appelait « les gros talons »), et d’immenses sabres droits.
    Ils eurent des chefs prestigieux, comme le comte d’Hautpoul ; cet officier était si aimé de sa troupe, que, lorsqu’il fut destitué de son commandement en tant que noble, sous la révolution, ses hommes refusèrent de se battre tant qu’il ne serait pas réintégré. En raison de son ascendant sur ses subordonnés et de son sens de la discipline, Bonaparte le nomma Inspecteur Général de la cavalerie en 1801.
    Il mena, à Hoff, le 6 février 1807, une charge si puissante et si magistralement ordonnée que, l’Empereur émerveillé, alla l’embrasser sur le champ de bataille. Geste rarissime qui émut d’Hautpoul si profondément qu’il s’écria : « pour me montrer digne de l’honneur qui m’est fait, il faut que je me fasse tuer pour Votre Majesté ». Paroles prémonitoires, huit jours après, un biscaïen le blessait à mort pendant qu’il chargeait les russes à Eylau.
    Les Etains du Prince vous le montrent ici, dans sa brillante cuirasse, coiffé  du casque propre à cette arme.
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  • Général Hulin

    Comte Pierre Augustin HULIN

    Né à Genève en 1758, il débuta dans la vie comme ouvrier blanchisseur. Engagé aux gardes Françaises dans l’armée royale, il se distingua lors de la prise de la Bastille en 1789. Sa conduite lui valut le grade de sergent, puis il fut nommé officier de la garde Nationale de Paris.

    Bonaparte l’associe à son destin fulgurant ; il l’emmène tout d’abord en Egypte ; l’ancien jacobin se rallie définitivement au chat botté le 18 Brumaire ; il va le suivre en Italie, avec le grade d’Adjudant-général. En 1803, on lui donne le commandement des grenadiers à pied de la garde consulaire, avec le grade de général de brigade. Le moment le plus difficile de sa carrière se place cette année-là, lorsqu’il fut chargé du jugement et de l’exécution du Duc d’Enghien, en tant que président du conseil de guerre.
    En 1805, il commande la place de Vienne ; il est fait Comte d’Empire avec 50 000 livres de rentes sur la couronne de Westphalie. En 1806, il est gouverneur de Berlin et nommé Grand Officier de la lègion d’honneur.
    De 1807 à 1814, il habite une sompteuse résidence, rue de la paix, où il mène une vie fastueuse comme gouverneur de Paris. C’est à ce titre qu’il fut blessé par le général Malet dans sa tentative de coup d’état ; ayant reçu un projectile dans la machoire, il y gagne le surnom de général ² Bouffe la Balle². C’est donc l’intervention de ce véritable colosse qui sauva le régime en 1812. Les Bourbons l’exilèrent en 1816, mais il ne tarda pas en rentrer en France en 1819 (il s’était réfugiè en Allemagne). Il mourut à Paris en 1841, à l’âge de 83 ans.
    Les Etains du Prince vous le présente là, en tenue de Général commandant les Grenadiers de la Garde des Consuls.

     

     

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  • Général Junot

    GENERAL ANDOCHE JUNOT

    Ce fut au siège de Toulon , à « la batterie des hommes sans peur », que le Général  Bonaparte rencontra pour la première fois, le sergent « La Tempête », futur duc d’Abrantés : un sous-officier est en train d’écrire à une table, un boulet arrive si près qu’il le couvre de terre ; l’homme impassible, dit seulement : « eh bien !  je n’aurai donc pas besoin de sable » (on utilisait du sable fin pour sécher l’encre). Cet homme, c’est Junot. Enchanté par cette manifestation de bravoure, le Général se l’attache pour une longue carrière. Il sera ce qu’on appellerait aujourd’hui «  un vieux copain » de Bonaparte. Il connaîtra avec lui les vicissitudes des débuts parfois difficiles du futur  maître de l’Europe.
    Celui-ci devenu Consul, marie son ami, qu’il avait fait gouverneur de Paris, à Laure Pernon, qui se rendit célèbre par la suite, en publiant ses souvenirs, acides, insolents, parfois injustes ; (Théophile Gautier dira méchamment «  les mémoires de la duchesse d’Abracadabrantès »).
    Junot, bon soldat, mais médiocre général, ne fut jamais élevé à la dignité de Maréchal.
    En revanche, il jouit de la position enviable d’aide de camp de Sa Majesté. En juillet 1804, Napoléon le nomma Colonel Général de Hussards. La somptuosité de son uniforme est telle que LES ETAINS DU PRINCE n’ont  pas hésité à l’ajouter à leur collection.
    Hélas, blessé à la tête à Rio Mayor en 1811, le Général sombra peu à peu dans la folie.
     Lors de la campagne de Russie, il resta inexplicablement immobile, malgré les ordres et son corps d’armée demeura l’arme au pied.
    Un autre jour, il se présenta à une réception, vêtu de son seul sabre !
    Enfin, croyant être un oiseau, il sauta par la fenêtre (située au rez-de-chaussée, d’ailleurs), se brisa la cuisse, et mourut des suites de ses blessures à Montbard en 1813.

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  • Général Lamarque

    Jean Maximilien LAMARQUE

    Général Comte

    En 1792, il est simple grenadier au 4ème bataillon des Landes. Rapidement promu au grade de lieutenant, il se distingue à l’armée des Pyrénées en s’emparant de Fontarabie, sur la Bidassoa, en août 1794;il est nommé adjudant général, chef de brigade, employé aux armées du Rhin et d’Angleterre. Après avoir combattu victorieusement à Hoelinden, il est confirmé dans le grade de général de brigade en 1801. Après avoir rejoint le camp de Brest en 1803, il commande deux régiments de ligne au sein du 7ème corps de la Grande Armée en 1805, où nous supposons qu’il a participé à la victoire d’Austerlitz.

    Le Roi de Naples, Joseph, frère de l’Empereur, l’attache à son Etat-Major en octobre 1808. L’intrépide Lamarque s’empare de Capri ce qui lui vaut à juste titre, le grade de général de division. Murat avait déjà succédé à Joseph comme roi de Naples à cette époque, et en récompense de la prise de Capri, le royal beau-frère le maintient dans sa fonction de chef d’état-major où il s’illustre pendant la campagne de 1809, aux ordres de Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie, notamment à Wagram, aux côtés de Oudinot qui lui aussi l’emploie comme chef d’Etat-Major.

    Mais il ne reste pas à Naples, malgré ses hautes fonctions auprès du roi et part pour l’Espagne en 1811, où l’Empereur a un fort besoin d’officiers généraux de qualité.

    Il commande la Haute-Catalogne, et sous Suchet, obtient de magnifiques succès militaires, en particulier à la prise de Tarragone en août 1813, dont il fait sauter les fortifications de la place, lors de son évacuation. La Vendée s’étant à nouveau soulevé pendant les Cent-Jours, Napoléon lui donne pour mission de soumettre cette nouvelle révolte royaliste. Ce qui lui vaut d’être proscrit par la monarchie rétablie après 1815; il ne peut rentrer en France qu’en 1818 où il s’engage dans une difficile carrière politique.

    Finalement élu député des Landes en 1824, il devint, grâce à ses talents d’orateur, le chef de l’opposition associant, semble-t-il, Républicains et Bonapartistes.

    Malheureusement, atteint du choléra, il meurt le 1er juin 1832, à l’âge de 62 ans. Son nom restera dans l’histoire de la France, car ses funérailles donnèrent lieu à l’insurrection républicaine des 5 et 6 juin 1832. Nogues écrira plus tard : “C’était un homme brave et probe, qui cherchait sa distraction dans la littérature et la chasse”.

    Les Etains du Prince vous présentent ici le général Lamarque, dans la tenue extraordinaire qu’il portait en Espagne à la bataille de Tarragone. Cet officier avait créé lui-même son uniforme, à l’instar de beaucoup d’autres généraux, sans aucune référence au règlement.

    L’habit est du modèle de cavalerie légère, décoré de riches broderies or en forme de feuilles de chêne, propres aux insignes d’un général de division. Son chapeau est décoré d’une aigrette en plumes de héron et son sabre est celui de la cavalerie légère. Tous ces objets sont parfaitement conservés, et leur appartenance au général Lamarque ne fait aucune doute.

     

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  • Général Koutouzov

    Mikhaïl Illarionovitch KOUTOUZOV

     Parmi les glorieux chefs étrangers, adversaires glorieux et compétents au point de tenir en échec les meilleurs soldats de l’Empire, avec parfois un indéniable succès, nous trouvons à plusieurs reprises à la tête de l’Armée russe Mikhaïl Illarionovitch Koutouzov. Ce magnifique soldat débuta sa carrière à la fin du règne de la Grande Catherine, il combattit en Pologne, en Turquie et en Crimée et s’illustra à la bataille d’Otchalov, petit port de la Mer Noire, non loin d’Odessa, où il perdit l’usage de son œil droit. A la suite de la victoire de Matchine, dont il fut le principal artisan, Catherine II, impératrice de toutes les Russies, le nomme ambassadeur à Constantinople. Mais il fallut attendre la fameuse bataille d’Austerlitz pour qu’il soit face à Napoléon et à sa Grande Armée.
    C’était un général d’une grande sagesse, qui malheureusement ce jour là, le 2 décembre 1805, fut tenir d’obéir à son maître, le Tzar Alexandre 1er et au chef de l’Etat Major combiné, l’autrichien Weirother. Le fin stratège qu’était Koutouzov avait compris la manœuvre élaborée par Napoléon et il aurait pu éviter le piège qui lui était tendu, s’il avait dû exécuter les ordres suggérés par les bravaches prétentieux de la turbulente noblesse de Saint Petersbourg qui gravitait autour du souverain russe.
Koutouzov, souvent présenté comme un homme de plaisir, aimait le vin et les femmes, avait horreur de se battre : entendons bien qu’il ne manquait pas de courage physique, mais qu’il était un des généraux les plus avares du sang de ses soldats que l’histoire ait connu. Il écrit à Alexandre en reconnaissant le dispositif de l’armée française : « je n’ose pas vous dissimuler, Sire, qu’il est impossible de sacrifier au hasard et de confier le sort de la guerre à une seule bataille : nos troupes, épuisées par les marches forcées, se traînent à peine, passant parfois deux jours sans nourriture ; l’ennemi impressionné par notre nombre, nous laissera sans doute quelques jours de repos. Alors nous pourrons prendre l’offensive ! » Mais les jeunes va t’en guerre qui entourent le Tzar le persuadent de reprendre le combat immédiatement. Le vieux généralissime, le prudent et sage Koutouzov s’incline. On connaît la suite, c’est la victoire totale de l’Empereur et l’adversaire vaincu, le général borgne qui aimait tant ses hommes, s’emploiera à organiser une retraite honorable qui sauvera le plus grand nombre de ses soldats.
Les grognards de la Grande Armée vont avoir à nouveau affaire à lui en 1812 : nommé généralissime par Alexandre, en remplacement de Barclay de Tolly, jugé pusillanime et pas assez « russe », il livre une bataille « inévitable » selon lui pour défendre Moscou ; victoire de la Moskowa pour Napoléon qui campe au Kremlin mais pour Koutouzov, la victoire est sienne et s’appelle Borodino. Elle lui vaut le bâton de Maréchal car il va se retirer en bon ordre avec son armée et obliger les Français à retraiter, en abandonnant la ville en flammes, les poursuivant jusqu’au terrible passage de la Berezina.

Considéré comme le sauveur de la Russie, il est fait prince de Smolensk fin 1812, et décède, épuisé, l’année suivante à Bunzlau en Sibérie.

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  • Général Krasinski

    Vincent CORVIN KRASINSKI Général Comte

    Lorsqu’en 1806, les troupes françaises entrent à Varsovie, le peuple polonais, si longtemps asservi, croit enfin qu’il va devenir libre, et c’est dans l’enthousiasme qu’il se propose à combattre au sein de la Grande Armée, contre les coalisés. Le prince Poniatowski va organiser une armée polonaise qui comprendra, entre autres, douze régiments de Lanciers.
    Napoléon qui désirait honorer des alliés aussi valeureux, incorpora un de ces régiments à sa garde. Ainsi fut créé le 1er Régiment de Chevau-légers-lanciers de la Garde Impériale. Les Parisiens impressionnés par leurs uniformes élégants, leurs lances redoutables, leurs KURTKI et CZAPSKA à la coupe inconnue, les appelèrent plus simplement : « Lanciers Polonais ». Pour commander cette troupe d’élite (sans doute, les meilleurs cavaliers de l’Europe), on choisit le plus brave d’entre tous, le Colonel Major Krasinski. Malgré toutes les actions d’éclat auxquelles  participeront ses escadrons, il devra attendre quatre ans, avant de recevoir enfin, des mains de l’Empereur, dans la cour d’honneur des Tuileries, le seul étendard que possèdera ce splendide régiment. Le Commandant Lachouque, dans son histoire de la Garde Impériale cite cette lettre magnifique de Krasinski à Napoléon sur le point d’abdiquer à Fontainebleau, qui reflète bien la fidélité de ce grand soldat : «  Des maréchaux vous abandonnent, des généraux passent à l’ennemi, les Polonais, Sire, ne vous trahiront jamais, tant qu’ils m’auront à leur tête. Votre confiance est notre plus bel apanage ; nous n’avons que l’honneur, et notre vie est nécessaire pour votre sécurité. Je quitte mon cantonnement sans ordre, je vous formerai des bataillons impénétrables ; vous verrez, Sire, ce que peut faire une poignée d’hommes pour vous prouver mon attachement et celui de ma Nation ». 

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  • Général Lariboisière

    COMTE LARIBOISIERE
    Général

    Pour beaucoup d’entre nous, le nom de Lariboisère évoque surtout un hôpital parisien. Mais, pour les Etains du Prince, qui ont réalisé cette superbe figurine, il s’agit d’honorer Jean Ambroise Baston, Comte de la Riboisière, né à Fougères en 1759. Lieutenant au régiment de la Fère, en 1785, il a pour camarade un certain Bonaparte, qu’il retrouve, après la victoire d’Austerlitz, où il se distingue à la tête de l’Artillerie de la Grande Armée. L’Empereur l’élève au grade de Général de Division et lui confie le commandement de l’Artillerie de sa Garde. C’est Lariboisière qui fit construire le fameux radeau de Tilsitt, et ses soixante bouches à feu défilèrent devant Napoléon, alors qu’il faisait la paix avec Alexandre 1er, Empereur de Russie. Il se trouve pris en 1808, dans le guêpier espagnol, où l’artillerie de la Garde impériale, jouit d’une faveur exceptionnelle auprès du Maître, qui lui octroie les meilleurs équipages et les officiers les plus qualifiés, en même temps qu’il fait leur chef, Grand Aigle de la Légion d’Honneur. Puis, alors que son régiment s’estime « exilé » au Hanovre, pendant que le reste de la Garde festoie à Paris, il réorganise ce corps d’élite. C’est donc lui qui sera à l’origine du rôle prépondérant joué pars ses batteries à la bataille de Wagram. Mais c’est à Borodino, sur la route de Moscou, que le Général Comte Lariboisière, nommé Commandant du parc d’Artillerie et du Génie, va déployer tout son talent de stratège. Il fait construire trois batteries fortifiées : « Prince Eugène », « Foucher » et « Sorbier », pour contrebattre les redoutes russes. A l’aube de la bataille de la Moskowa, cent-quarante pièces se déchaînent contre l’armée du Prince Bagration, mais la victoire est acquise grâce à une concentration de deux cents canons, dans une formidable batterie, sur laquelle s’épuisent en vain les charges des cuirassiers de la Garde du Tsar. Moscou est en flammes ; au Kremlin, Napoléon se tient au milieu de ses hommes ; Lariboisière le supplie de se retirer et de se mettre à l’abri pendant que ses canonniers tentent de maîtriser le gigantesque incendie. Ce grand soldat ne reverra jamais la France. Il meurt d’épuisement, pendant la terrible retraite, à Koenigsberg, le 21 décembre 1813.

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  • Général Larrey

    Baron Dominique Jean LARREY
    Chirurgien en Chef de la Grande Armée

    Avant l’Empire, le Service de Santé ne tenait pas une grande place dans les préoccupations des Etats-Majors. La médiocrité des personnels, l’incompétence des commissaires des guerres, le manque de matériel et de moyens de transport faisaient redouter par-dessus tout, au soldat, de tomber malade ou d’être blessé. Le Premier Consul, pour remédier à ces carences, choisit alors personnellement les membres du Service de Santé. Parmi eux, il en est un qui deviendra légendaire, c’est le Baron Dominique Jean Larrey. Né à Baudéan près de Bagnères de Bigorre en 1766, il suivra les fourgons de Bonaparte depuis l’Egypte, jusqu’à Waterloo où il sera blessé à son tour. Il fit preuve d’une telle sollicitude à l’égard des blessés, qu’il sera surnommé « La Providence du Soldat ». Administrateur infatigable, il crée des ambulances volantes pour donner les premiers soins aux combattants, directement  sur le champ de bataille. Il opère souvent dans des conditions épouvantables, ruisselant de sang, dans de misérables granges, sans eau, sans paille, sans vivres, parfois sans instruments ni charpie, qu’on remplace par de l’étoupe à canon. Nommé Chirurgien en Chef de la Grande Armée, il organise chaque fois qu’il le peut des hôpitaux en campagne et s’occupe également d’assurer l’évacuation des éclopés vers la France, où il a fait de l’Hôpital du Gros-Caillou, un établissement modèle. Devenu Inspecteur Général du Service de Santé, il recrute avec soin ses médecins, chirurgiens et pharmaciens, et les surveille attentivement. Praticien remarquable, il fut aussi un homme de cœur et prit courageusement la défense, en 1813, de conscrits injustement accusés de mutilations volontaires, ce qui évidemment, était puni de mort. Fait prisonnier au soir de Waterloo, il était sur le point d’être passé par les armes (sanction prise contre tous les membres de la Garde), mais reconnu, il fut conduit devant Blücher et fut aussitôt remis en liberté : en effet il avait, deux ans plus tôt, sauvé la vie du fils du Maréchal Prussien.
    Napoléon, à Sainte-Hélène, dira de lui : « C’était l’homme le plus vertueux, le plus grand que j’ai connu ».

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  • Général Lasalle

    Général Antoine de Lasalle

    Le Général Lasalle est sans doute une des figures les plus spectaculaires de l’Empire. Quelqu’un a dit « on ne se fait pas Lasalle, on nait Lasalle… ». Ce héros, hors du commun, pur come l’acier de son sabre, nous a laissé une silhouette particulière que restitue bien notre figurine. Il était en effet le seul officier de l’armée Impériale à porter un large pantalon bouffant avec des bottes souples et amples.
    Joueur, fumeur de pipe, et buveur de punch impénitent, il adorait faire le sacripant, cassant la vaisselle des aubergistes qu’il dédommageait royalement ensuite.
    Sa carrière militaire n’est qu’une suite d’exploits. A Rivoli, Bonaparte lui dit « couche-toi là-dessus Lasalle, tu l’as bien mérité » en lui montrant le tas de drapeaux pris à l’ennemi.
    A la tête de le « Brigade infernale » (le5e et 7e hussard) il réussit le tour de force de faire capituler la ville de Stettin, place forte regorgeant de soldats et de canons, avec seulement 700 hussards.
    Adoré de ses hommes, il n’hésite pas cependant, pour les punir d’un mouvement de panique, à les maintenir immobiles sous le feu des canons russes à Golymin. Il a deux chevaux tués sous lui, et les pertes sont sévères. Il a un jour déclaré : « Tout hussard qui n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre ».
    Il dépassa de peu cet âge, car c’est à 34 ans qu’il meurt, foudroyé d’une balle en plein front, au soir de Wagram, alors que la bataille était pratiquement terminée.

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  • Général Lauriston

    Jacques Jean Alexandre Bernard Law de Lauriston

    Ce grand soldat vit le jour à Pondichery en 1768. Il était le petit-neveu de Law, le financier écossais fondateur de la compagnie des Indes, dont il porte le nom. En 1785, il est lieutenant à l’armée du Nord, après avoir été breveté à l’Ecole Militaire l’année précédente. Il progresse rapidement dans la hiérarchie, après s’être distingué à l’armée de Moselle en 1793 et 1794, il est nommé chef de brigade en 1795. Pourtant il démissionne l’année suivante, pour ne reprendre du service qu’en 1800, où Bonaparte l’ayant remarqué, en fait son aide de camp. Le Premier Consul le nomme directeur de l’école d’artillerie de La Fère ; mais se souvenant de ses ascendances anglaises, il le charge d’une mission diplomatique, en octobre 1801, qui consiste à porter à Londres la ratification des préliminaires de paix. Il est accueilli avec enthousiasme, et les londoniens vont même jusqu’à dételer les chevaux de sa voiture pour tirer eux-mêmes les brancards ! il est nommé général de division en 1805 et s’embarque avec l’escadre de l’amiral Villeneuve pour la Martinique. De retour en France, il rejoint la grande armée et devient commissaire impérial en Dalmatie (1806) puis de Raguse, et enfin en 1807 gouverneur général de Venise. On le retrouve en 1808 en Espagne où il participe à la prise de Madrid, mais c’est surtout à Wagram en 1809 qu’on le remarque, car c’est lui qui commande la fameuse batterie de 100 pièces. En 1811, il remplace Caulaincourt comme ambassadeur auprès du Tsar, mais ses négociations n’empêcheront pas la guerre avec la Russie, En 1813, il est mis à la tête du 5ème Corps pendant la campagne de Saxe, mais il est fait prisonnier à Leipzig. Il ne reverra la France qu’en 1814, où il se rallie aux Bourbons, qui lui confient le commandement de la Compagnie des mousquetaires gris en février 1815.

    Il suivit Louis XVIII à Béthune pendant les Cent jours et sera élevé à la dignité de pair de France sous la seconde restauration.
    En tant que tel, il votera la mort du Maréchal Ney. Devenu lui-même Maréchal en 1823, il s’éteint à Paris en 1828.

     

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  • Général Letort

    Général Louis-Michel Letort

    Comme tant d’autres officiers qui combattaient pendant toutes les guerres de la Révolution et surtout de l’Empire, Louis-Michel Letort s’était porté volontaire dans les armées de la Constituante.

    Il sert tout d’abord au 1er bataillon d’Eure et Loir et est élu sous-lieutenant en décembre 1791. A l’Armée du Nord, commandé par Dumouriez, il est présent à Jemmapes, puis, blessé à Neerwinden, il est fait prisonnier. Libéré, il passe à l’armée de Moselle comme aide de camp du général Huet. Promu chef d’escadron en 1801 pendant la campagne d’Italie, après avoir servi dans l’armée de Cherbourg comme sous-lieutenant au 9ème régiment des dragons.

    Sa carrière s’envole dès lors, il est de toutes les campagnes, de tous les combats et de toutes les grandes batailles de l’Empire.

    Les promotions se succèdent : Major du 14ème dragon en 1803, il finit par commander le régiment. Puis, c’est dans la Grande Armée où il est nommé dans la Garde Impériale, avec le grade de chef d’escadron dans les dragons de l’Impératrice. Il se bat en Espagne, à Burgos en 1808, puis en Russie, lors de la terrible campagne de 1812, où il se fait remarquer par sa force d’âme et son caractère volontaire : “Cet intrépide officier, malade depuis six semaines, si faible qu’il ne pouvait suivre l’armée qu’allongé dans sa voiture, saute brusquement à cheval, sur lequel il se fait attacher, pour prendre la tête de ses dragons, lorsqu’il apprend que ceux-ci sont désignés pour marcher sur les cosaques”, écrira plus tard un de ses supérieurs.

    Cette conduite courageuse lui vaudra l’élévation au grade de général de brigade et le commandement des dragons de la Garde qu’il conservera jusqu’en 1815.

    La duchesse d’Abrantes, qui avait généralement la dent assez dure avec ses contemporains, dira pourtant de lui :

    “Le Général Letort, fut un des généraux les plus remarquables de la Garde Impériale, où il y en avait en assez grand nombre !”.

    Enfin il participe aux combats de la bataille de France avant d’être récupéré par la Restauration qui le nomme major des Dragons Royaux de France.

    Le père La Violette, échappé de l’Ile d’Elbe, rappelle le brave Letort et, en fait un de ses aides de camp le 21 avril 1815.

    1815, dernière action militaire de l’Empire, l’armée du Nord marche sur la Belgique et se concentre devant Charleroi. Le 15 juin à 6 heures du soir, Ney vient de repousser les prussiens sur Fleurus où le 3ème corps du général Vandamme les attaque et les oblige à se débander en désordre dans les bois. Le canon tonne à droite et en arrière du côté de Gilly; Napoléon est furieux; pour la deuxième fois l’ennemi lui échappe ! Il se retourne vers son aide de camp, le général Letort, et lui demande de charger et d’écraser l’infanterie prussienne en prenant le commandement des escadrons de service.

    Notre héros se rue bientôt sur l’ennemi, taillant en pièce les bataillons de Zieten avec ses dragons qui l’adorent, et qui ont entendu l’Empereur dire à leur chef : “Letort, vous êtes le seul capable de balayer cette canaille”. Deux carrés de cette “canaille” sont aussitôt “balayés” entre Sart-Allet et Farciennes aux cris de “Vive l’Empereur”.

    Napoléon écrira plus tard : “Les caractères de plusieurs généraux avaient été détrempés par les événements de 1814. Letort n’était point de ceux là qui avaient perdu audace, résolution et confiance acquise par la gloire passée.”

    Malheureusement le brave Letort reçoit une balle qui le blesse au bas-ventre au cours de la charge. Larrey, chirurgien de la Garde, écrit : “Ce général mourut dans les premières vingt quatre heures... nos soins furent inutiles”.

    Napoléon à Sainte-Hélène évoquant le destin tragique de son aide de camp, lui fit cet éloge : “Je regrette beaucoup sa perte, il était de la plus grande distinction”.

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  • Général Leclerc

    Victor Emmanuel LECLERC

    Charles Victor Emmanuel LECLERC naquit à Pontoise en 1772. A l’âge de 21 ans, il est chef d’Etat-Major d’une des divisions d’infanterie qui assiègent Toulon. C’est là qu’il fait la connaissance du commandant de l’artillerie, un certain Bonaparte, promis, à partir de ce jour, à un destin exceptionnel. Celui-ci se l’attache, avec les tout premiers compagnons rencontrés à ce siège : Junot, Marmont, etc... Napoléon Bonaparte, devenu commandant en chef de l’armée d’Italie, l’emmène avec lui pendant cette campagne où il gagna ses épaulettes de général de brigade. En réalité, cette promotion avait été un peu motivée par le fait que Leclerc désirait épouser la soeur de son chef, Pauline.

    Le futur premier consul tenait absolument à ce que son beau-frère ait le grade de général. Celui-ci épousa donc la belle Pauline en 1797, avec la bénédiction du grand frère. Bien sûr, le général Leclerc, dont la nouvelle parenté le liait définitivement à la famille Bonaparte, participa activement au coup d’état du 18 Brumaire. Associè à Murat, il occupe avec six mille hommes les terrasses et la cour d’honneur du château de Saint Cloud ; Bonaparte avait pris soin, pour s’assurer de sa fidélitè de lui donner sa troisième étoile de général de division au mois d’août 1799.
    En 1800, il est sous le commandement de Moreau en Allemagne, et le consul craint que son rival de l’armée du Rhin n’ait une mauvaise influence sur son beau-frère. Il lui donne donc le commandement du corps expéditionnaire envoyé à Saint Domingue, où le général Leclerc mate la rebellion de Toussaint Louverture, " Le Napoléon Noir ", qu’il fait envoyer en France ; interné au fort de Joux, il mourra en 1804. Son vainqueur, mourra, lui en 1802, de la fièvre jaune. Il avait 30 ans !
    Pauline, sa veuve, épousera un an plus tard le Prince Borghèse.

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  • Général Morand

    Général Charles-Antoine Morand

    Boniface de Castellane (Maréchal de France en 1852) fit dans ses mémoires un portrait particulièrement élogieux de Charles-Antoine Morand aux côtés duquel il avait combattu pendant les guerres de l’Empire : “Homme distingué et de mérite dont la conduite sage et modérée lui fait des amis; il agit de manière à concilier tous les esprits; sa probité a toujours été reconnue; c’est un de nos généraux les plus distingués de la Grande Armée”.

    Le jeune Charles-Antoine fait d’abord des études de droit qui le destinent au barreau, mais il se sent davantage attiré par la carrière des armes et n’hésite pas à s’engager au 2ème bataillon du district de Pontarlier devenu par la suite 7ème bataillon des volontaires du Doubs. Il est incorporé à l’armée du Rhin où il est rapidement élu capitaine le 9 août 1792, et à la fin du même mois, à Besançon, il est nommé Lieutenant-colonel, pour servir à l’armée du Nord où il se fait remarquer en septembre 1793 à la bataille de Hondschoote, village furieusement défendu par les anglais du général Cochenausen.

    Morand, commandant l’avant-garde du général Vandamme, pénètre le premier dans le bourg incendié et fait preuve d’une valeur et d’un courage qui ne se démentira pas pendant 23 ans. Il va en effet servir à l’armée de Sambre et Meuse où le 7ème bataillon se signale à Ourthe et Aldenhowen, et où il va être blessé à la cuisse; il écrit cependant à son chef le général Bernadotte : “Puisqu’une campagne est sur le point de recommencer, j’oublie mes douleurs pour servir à nouveau ma patrie, les armes à la main!”.

    En 1797, il est en Italie où la 88ème demi-brigade dont il fait partie est chargée d’occuper Rome et d’y proclamer la République. Avec Desaix, il participe à l’expédition d’Egypte, et est nommé général de brigade pour sa belle conduite à la bataille des Pyramides. Rentré en France, il passe par le camp de Saint-Omer en vue de l’invasion de l’Angleterre, puis intègre le 4ème corps de la Grande Armée sous les ordres du Maréchal Soult, qui, après la victoire d’Austerlitz, l’élève au grade de divisionnaire. Le Maréchal Davout lui confie alors une division dans son 3ème corps avec laquelle il fait toutes les campagnes de Prusse, de Pologne et d’Autriche et il reçoit à nouveau deux blessures, l’une à Auerstaedt, l’autre à Eylau. On le retrouve à la prise de Ratisbonne et à la bataille de Wagram.

    Dans ses célèbres mémoires, le général Thiebaut, très souvent critique et acerbe envers ses compagnons d’armes, dira pourtant de Morand : “Il fut brillant comme chef de bataillon, supérieur comme colonel, distingué comme général... C’était un remarquable officier d’infanterie, et à ce titre il fut un des hommes qui ont le plus et le mieux fait la guerre !”.

    En 1812, il est encore blessé à la bataille de la Moskova où il a la mâchoire fracassée par un éclat d’obus. Le général Bertrand le place à la tête de la 12ème division de son 4ème corps pendant la campagne de Saxe. Morand se rallie à l’Empereur qui le prend comme aide de camp aux Cent-Jours, et se distingue encore à Waterloo en reprenant le village de Plancenoit.

    Exilé à la Restauration, il est condamné à mort par contumace en 1816, et ne rentre en France qu’un 1819. Réintégré dans l’armée par le roi Louis Philippe, il commande la 6ème division militaire, et est nommé pair de France.

    Il meurt à Paris le 2 septembre 1835

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  • Général Desaix

    LOUIS CHARLES ANTOINE des AIX de VEYGOUX dit  DESAIX

    Bien qu’ayant démocratisé son nom, Desaix, nommé Général sur le champ de bataille, échappe de peu à la guillotine, après avoir été dénoncé par les Jacobins Riomois, comme parent d’émigrés. Il sert ensuite avec Moreau, à l’armée du Rhin, mais c’est avec Bonaparte qu’il se lie d’amitié. Sous ses ordres, il participe à l’expédition d’Egypte et bat les Mamelucks aux Pyramides ; comme administrateur de la Haute-Egypte, on apprécie sa sagesse et il est surnommé le Sultan Juste.
    Mais c’est surtout par sa brillante conduite et sa mort à Marengo qu’il demeure célèbre. Il semble bien qu’il fut l’artisan du plan qui assura la victoire. C’est lui qui concentra toute l’artillerie de Marmont en un seul point stratégique et qui recommanda au Premier Consul de faire intervenir les six cents cavaliers de Kellerman sur le flanc de la colonne ennemie, pendant que lui-même l’attaquerait de front. C’est au cours de cette  charge qu’il reçut une balle en plein cœur. Il aurait dit alors : «  cachez ma mort pour ne point ébranler les troupes ! ». La vérité est qu’il s’écria simplement : « mort ! » et que personne ne le vit tomber, car il ne portait pas d’uniforme (il n’avait pas eu le temps de s’en faire tailler un neuf depuis son retour du Caire). On le reconnut plus tard à sa chevelure abondante, liée par un ruban. Bonaparte aurait dit : « pourquoi ne m’est-il point permis de pleurer, et que la journée eût été si belle si j’avais pu l’embrasser sur le champ de bataille. Il fit embaumer son corps et établira sépulture au couvent du Grand St-Bernard. Aa Ste-Héléne, l’Empereur louait encore son talent et son caractère digne de l’Antique. Trois jours avant sa mort, dans son délire, il s’écria encore : « Desaix, Desaix, ah ! la victoire se décide ! »i

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  • Général Lefebvre Desnouettes

    Charles LEFEBVRE-DESNOUËTTES
    Général Comte

    Le jeune Charles Lefebvre-Desnouettes, né le 14 septembre 1773 s’échappe de son collège pour s’engager dans l’armée, d’abord au service du Roi dans les Chasseurs de l’Oratoire, puis dans la garde nationale de Paris en 1789, où il prend part aux événements révolutionnaires. On le retrouve au 5ème dragons à l’armée du Nord, puis en 1794 aux armées de Sambre et Meuse et Rhin et Moselle, avec le grade de lieutenant. Remarqué par le général Bonaparte, il est promu à la fonction d’aide de camp de celui-ci et se trouve à ses côtés lors de la bataille de Marengo. La carrière de cet officier est servie par un caractère admirable en toutes circonstances, « une grande douceur, une grande fermeté néanmoins, unies à un dévouement sans phrases ».
    Il va passer de la gendarmerie d’Elite, au commandement d’une brigade de dragons en 1802, pour retourner dans le sillage de l’Empereur qui en fait son écuyer Cavalcadour en 1804 avant de la nommer 1er aide de camp de son frère Jérôme, roi de Westphalie, avec le grade de général de division. Le roi disait de lui qu’on « ne pouvait trouver à ce poste de confiance un homme plus aimé et plus estimé de l’armée ».
    En janvier 1808, Napoléon le met à la tête des chasseurs à cheval de la garde, et le nouveau colonel-major de ce corps d’élite sert en Espagne comme chef d’état-major de Bessières. Le général de division Westphalien est fait alors général de division français : blessé, il est fait prisonnier par les Anglais, mais il s’évade à temps pour reprendre le commandement des chasseurs à cheval en 1812, pour la Campagne de Russie. Lors de la retraite, les cosaques sont stupéfiés par ce général qui les salue de coups de carabine. Il est en Saxe en 1813, et se distingue pendant la campagne de France où il est à nouveau blessé, au combat de Brienne. Rallié à l’Empereur au retour de l’île d’Elbe, il retrouve son titre de colonel-général des chasseurs à cheval de la garde, il se bat à Ligny, aux quatre-bras et enfin participe aux charges héroïques de Ney à Waterloo. Condamné à mort par contumace, le proscrit se réfugie aux Etats-Unis. Ce brave soldat est enfin gracié par Louis XVIII et rentre en France le 22 avril 1822. Malheureusement, le vaisseau qui le transporte, l’Albion, fait naufrage et notre héros disparaît à l’âge de 49 ans.

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