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  • Général Drouot

    Comte ANTOINE DROUOT GénéraL

    Ce fils de boulanger nait à Nancy en  1774. Son enfance est placée sous le triple signe, de l’obscurité, de l’innocence et de la pauvreté. Ce petit paysan, lourdaud, mal habillé, émerveille par son savoir l’illustre savant Laplace, qui préside l’examen d’entrée à l’Ecole Royale d’Artillerie : il en sortira premier ! Il sert à Fleurus, à Hohenlinden, puis colonel de l’Artillerie à pied de la garde, en 1808, il se distingué à Wagram et à la Moskowa. Il se rend indispensable au point que Napoléon dira, comme un réflexe, « où est Drouot » lorsqu’il aura besoin de porter un coup décisif à l’ennemi. Contrairement à nombre de ses camarades, il ne cherche pas à s’enrichir, il est modeste et consciencieux, point d’aigreur ou de rancune ; on le surnomme le Sage de la Grande Armée et il porte toujours sur lui une petite bible.
    L’Empereur, qui l’estime capable de commander jusqu’à 100 000 hommes le nomme Général en 1813, mais il aurait préféré rester colonel. Son énergie et son sang-froid font de lui le type parfait du chef d’artillerie. Sa seule faiblesse fut de créer un corps de musique comparable à celui de l’infanterie !
    Une nuit, en Russie, une seule lueur filtre des tentes montées sur la neige. Napoléon s’étonne : « Sire, lui dit-on, c’est Drouot qui travaille ! ». Il sera parmi les fidèles qui ‘l’accompagneront à l’île d’Elbe, et bien, qu’il eût désapprouvé le retour en France, il aura une conduite superbe à Waterloo, d’où il ramènera les débris de la garde derrière la Loire.
    Acquitté par le conseil de guerre de Louis XVIII, il se retire dans sa ville natale et consacre ses maigres ressources personnelles, augmentées du legs de Sainte-Hélène, à ses anciens compagnons d’armes, donnant jusqu’à son traitement de la légion d’honneur aux vétérans de l’île d’Elbe et aux pauvres les broderies d’or de son vieil uniforme. Il meurt, paralysé et aveugle, en 1847 et son dernier mot fut :
    « je vais retrouver mon Empereur… »Nancy lui fera des funérailles grandioses et c’est Lacordaire qui prononcera son oraison funèbre.

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  • Général Duhesme


    Comte Philibert-Guillaume DUHESME

    Il voit le jour en Bourgogne le 7 Juillet 1766 à Bourgneuf-Val- D’Or, (Mercurey, aujourd’hui). Au début des événements révolutionnaires, il est commandant de la Garde Nationale puis, incorporé dans l’armée du Nord, il est capitaine des volontaires de Saône et Loire au 2ème bataillon. Il progresse rapidement, nommé lieutenant-colonel en 1792, il devient général de brigade et se distingue à Fleurus. On le remarque notamment au passage du Rhin à Diersheim en 1797, et c’est lui qui présente au Directoire, les drapeaux pris à l’ennemi. Il est à nouveau à l’honneur à la prise de Naples en 1799 et sert à l’armée d’Italie où il commande l’armée de réserve.
    En 1801 il est à Lyon, à la tête de la 19ème division militaire. De 1805 à 1806, il est au service de l’armée de Naples, et Napoléon lui donne une division de la Garde Impériale, qu’il mènera en Espagne et, qu’il fera se couvrir de gloire par la prise de la citadelle de Barcelone.
    On va le retrouver pendant la campagne de France en Champagne en 1814 puis, après le retour de Napoléon de l’île d’Elbe, il est nommé commandant en premier de la jeune garde impériale et reçoit le titre de pair de France.
    Le soir de Waterloo, il entraîne deux divisions dans la fournaise de Plancenoit, où l’on se fusille à bout portant dans le cimetière et jusque dans l’église, et vers cinq heures, il est grièvement blessé à la tête par une balle prussienne. Les soldats de Bülow le font prisonnier, mais il ne survivra pas à sa blessure et expire, peut-être assassiné par les Prussiens, à Genappe, le 20 Juin 1815.

    Les Etains du Prince ont voulu le représenter à un moment glorieux de sa carrière, au passage du Rhin en 1797 : ayant fait battre la charge par son tambour, celui-ci tombe mort. Le Général Duhesme se saisit de la caisse et la bat avec la poignée de son épée en criant : « en avant, les enfants, à la baïonnette ! ». Devant ce trait de bravoure, le régiment autrichien reflua en désordre.

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  • Général Dupas

    Pierre-Louis DUPAS
    Général Comte

                Le courage d’un chef prend une valeur particulière lorsqu’il est reconnu, non pas par un public profane, mais lorsque ce sont ses propres subordonnés qui en donnent la mesure ; c’est le cas du général Pierre-Louis Dupas que ses soldats, impressionnés par son héroïsme, avaient surnommé “le général Z’en avant”!

                Notre héros entre très jeune dans la carrière militaire : en effet il n’a que 14 ans lorsqu’il s’engage en 1775 au régiment de Piémont-Dragons dans l’armée du roi de Sardaigne. En 1781, il passe au service de la République de Genève, est promu sous-officier et prend alors rang dans le régiment suisse de Chateauvieux, qui va faire partie des unités helvétiques mercenaires combattant pour la France. C’est ainsi qu’il est présent à la prise de la Bastille et qu’il entre dans la Garde Nationale de Paris, pour devenir en 1792 lieutenant-colonel de gendarmerie, avant de participer à la conquête de la Savoie comme adjudant-major de la légion des Allobroges. Aide de camp du général Carteaux au siège de Toulon, il se distingue à l’armée d’Italie où en 1796 il repousse les Autrichiens à Mantoue, après avoir obtenu un sabre d’honneur pour sa conduite remarquable lors du passage du pont de Lodi et pour les quatre blessures qu’il avait reçues pendant cette campagne. Le général Bonaparte l’incorpore alors dans ses guides à pied avec le grade de Chef de Bataillon et l’embarque avec lui pour l’Egypte. Là encore, il fait preuve d’une bravoure hors du commun en défendant la citadelle du Caire pendant 31 jours avec seulement 200 soldats plus ou moins éclopés.

                Rentré en France, il est nommé colonel des Mamelucks et le 29 août 1803 il est promu général de brigade. Lui aussi va briller à Austerlitz dans le corps d’Oudinot, où sa brigade capture 5 000 Autrichiens, ce qui lui vaut les trois étoiles de général de division, le 24 décembre 1805.

                Il continue à se distinguer en Prusse et en Pologne, notamment à Friedland où ses chefs dans leurs rapports signalent : “qu’il y a rendu les plus grands services”. On le retrouve en 1809 dans le 9ème corps de l’armée d’Allemagne, commandée par le maréchal Bernadotte, à Ratisbonne, Essling et Wagram.

                Mis en disponibilité jusqu’en 1813, on le rappelle à l’activité en lui donnant le commandement de la 12ème division du corps d’observation de Mayence. Mais à la fin de l’année ses blessures et ses infirmités l’obligent à prendre une retraite largement méritée et il se retire au château de Ripaille où il meurt le 6 mars 1823.

                Au bord du Lac Léman, à Evian se dresse la statue de “Pierre le Cruel”, comme certains l’avaient surnommé, ajoutant cependant qu’il “était rude, mais bon”.

    Il est vrai que cet officier de haute taille, aux traits sévères, un peu durs, avait un ton tranchant qui indiquait que “sa bravoure était bien plus positive que sa politesse” ainsi que le décrit la duchesse d’Abrantès dans ses mémoires, mais qui lui rend hommage néanmoins en nous rappelant qu’il était commandant de la Légion d’Honneur, Grand Cordon du Lion d’Or de Bavière, Chevalier de la Couronne de Fer, et fait Comte d’Empire le 29 janvier 1809.




    Chevalier de la Couronne de Fer

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  • Général Duroc

    Géraud, Christophe, Michel Du Roc, dit « DUROC »

    Le futur aide de camp de Bonaparte voit le jour à Pont-à-Mousson en 1772. Ils s’étaient connus au siège de Toulon, où il servait lui aussi come artilleur. Après l’Egypte et le 18 brumaire, où il est à ses côtés, il est nommé général de division et gouverneur civil de la Malmaison, recevant directement ses ordres du Premier Consul. Puis il exécute différentes missions diplomatiques ; son dévouement lui vaut le titre de Grand Maréchal du Palais ; en cérémonie, il est superbement vêtu d’un habit et d’une cape amarante, brodés d’argent, avec ceinture de soie blanche, et porte une canne recouverte de velours semé d’abeilles et surmontée d’une couronne d’or, emblème de son autorité. Il est fait Duc de Frioul en 1805 avant le départ pour l’Autriche où la gendarmerie d’élite, rattachée au grand quartier général, est placée sous ses ordres. A Austerlitz, Oudinot, blessé, consent à partager avec lui le commandement des « Grenadiers Réunis », ce qui montre bien que le Général Duroc reste un soldat et ne se confine pas dans l’administration de la Maison Impériale. A Varsovie, c’est lui qui crée et dirige le fameux corps des Chevau-Légers Polonais de la Garde. On le retrouve en Espagne, puis en 1809, à Eckmühl où « il passe sur le corps des Autrichiens ».Il chevauche aux côtés du traîneau qui ramène l’Empereur à Paris pendant la terrible retraite de Russie. Lorsqu’il apprend la mort de Bessières, en Saxe, il déclare : « nous y passerons tous ! ».Paroles, hélas, prophétiques ! traversant avec l’Etat-major le village de Markersdorf, un boulet perdu le frappe mortellement. Le matin même, il avait donné sa montre à son domestique en lui disant : « tiens mon vieux Coursot, si j’ai la gueule cassée, tu la garderas ! » Il meurt à 41 ans, malgré les soins de Larrey et de Yvan, impuissants, dans les bras de Napoléon désemparé, qui passera la nuit en larmes.

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  • Général Espagne


    Jean-Louis ESPAGNE

    Général Comte

    Né à Auch le 16 février 1769



    "Il était l'honneur de l'Armée" diront ses soldats


    Jean-Louis Brigitte Espagne est un des plus célèbres officiers de cuirassiers. « Il était d’une bravoure froide, et, philosophe sous la cuirasse, il aimait la patrie et la liberté ». Il naît à Auch le 17 février 1769 et s’engage en 1787 au régiment des dragons de la Reine, qui va devenir le 6ème dragons dans la nomenclature impériale. Simple maréchal des logis en 1792, il est nommé adjudant général, chef de brigade, et se bat à Valmy sous Dumas. Puis c’est la Vendée, et l’armée de Sambre et Meuse, qu’il rejoint en 1794 aux ordres de Jourdan.
    Avec le général Lecourbe, il passe à l’armée du Rhin, puis à l’armée d’Allemagne sous Moreau en 1800. Il est nommé général de division en 1805, et reçoit la cravate de commandant de la Légion d’Honneur avec la citation suivante : « officier d’un rare mérite, ami de l’ordre, de la discipline et de la tenue, il s’est distingué dans toutes les occasions où il s’est trouvé ».
    Il capture en 1806 le célèbre brigand Fra Diavolo, et commande la 4ème division de l’armée d’Italie sous Masséna. Ses succès au combat lui valent le titre de Comte d’Empire en avril 1808. Le général Espagne est réputé pour son souci du détail et de l’ordonnance ; portant la cuirasse, il refuse de se coiffer du casque de son corps, estimant qu’il est mal conçu : il va d’ailleurs dessiner un modèle plus adapté à ses cavaliers. En 1809, à Essling, le 21 mai, vers
    7 heures du soir, le maréchal Bessières donne l’ordre à Espagne de charger à fond ; celui-ci, parfaitement calme commande : « Garde à vous pour charger ! », puis : « Sabre à la main », « au trot », « au galop » et enfin, sur une sonnerie de trompette : « chargez » !
    Le général Espagne, en tête de ses lourds cuirassiers, la lame de leur sabre pointée à l’horizontale écrase dans un mouvement imparable les canonniers autrichiens et les masses d’infanterie qui se débandent. Son chapeau est frôlé par un projectile, le gland d’or est arraché ; il le retourne, corne intacte en avant ; à ce moment un boulet l’atteint de plein fouet, il tombe, frappé mortellement. Il est inhumé dans une île du Danube à l’ombre des peupliers, et ses soldats qui l’adoraient diront de lui : « Il était l’honneur de l’armée ! ». Il avait 40 ans !

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  • Général Friant

    Général Comte Louis Friant

    “Je vous demande, citoyens directeurs, le grade de général de division, pour le général de brigade Friant, dont le zèle, l’activité et les talents doivent vous être connus”. Cette demande de Kléber au Directoire exécutif du 6ème jour complémentaire de l’an VII, prouve bien que notre héros avait déjà fait ses preuves lors des différentes campagnes précédant celle d’Egypte où il s’était particulièrement distingué de 1798 à 1801, en prenant le commandement de la Haute-Egypte, après la mort de Desaix.

    Il s’était enrôlé en 1781 dans les Gardes Français à l’âge de 22 ans où il gagne ses premiers galons : caporal dans la Garde Nationale en 1789. Il se lie d’amitié avec ses collègues, Lefebvre et Hoche qui le considèrent comme un sous-officier hors ligne, aussi bon instructeur que manœuvrier.

    Dans la tourmente révolutionnaire, il est remarqué pour son aptitude au métier des armes, et élu adjudant Major par la section armée de l’Arsenal bientôt promu lieutenant-colonel à la tête du 9ème bataillon de volontaires, qui servit de modèle à l’armée de Moselle, en 1792 pour la qualité de l’instruction de ses recrues, surtout pour leur sens de la discipline, il se bat à Charleroi et à Fleurus où son courage lui vaut les deux étoiles de général de brigade en 1794. Impressionné par son audace et son sang-froid, le général Championnet lui confie l’avant-garde de l’armée de Sambre et Meuse, où il commande non seulementl e bataillon, mais aussi la 59ème brigade et la 132ème, appuyées d’un escadron du 1er régiment de dragons.

    Après ses succès aux sièges de Maestricht, Luxembourg et Mayence, Bonaparte l’appelle en renfort à l’armée d’Italie. Il le suit à l’armée d’Orient et participe à la bataille des Pyramides, où le futur Empereur déclare : “Le général Friant a soutenu dans cette journée, la réputation qu’il avait acquise en Allemagne”. Il le fait général de division pour sa belle conduite, sur la recommandation de Kléber.

    Revenu en France, il est nommé inspecteur général d’infanterie, et, à l’avènement de l’Empire, il reçoit le commandement de la 2ème division du 3ème corps du Maréchal Davout qui dit de lui : “Quoique usé par les fatigues, l’activité extrême dont il était doué le soutenait encore; brave militaire il avait le mérite plus rare d’être un honnête homme.”

    Il s’illustre à Austerlitz, Auerstaedt, Golymin, Eylau où il est blessé, Eckmül, Smolensk, Ratisbonne et Wagram où il est à nouveau blessé.

    En 1812, il remplace Dorsenne comme colonel général des grenadiers à pied de la Garde Impériale.

    Le 8 août, Napoléon le présente à ses grognards : “Soldats et officiers de ma garde, voilà le chef que je vous donne; général Friant, c’est la récompense de vos beaux et glorieux services.”

    Il est encore une fois blessé à la Moskova, et l’Empereur le renvoie en France et lui donne le titre honorifique de chambellan, car il est devenu physiquement inapte à tout service. Ce qui ne l’empêche pas, à peine remis de ses blessures, de rejoindre Napoléon à Dresde et de participer à la campagne de Saxe, à partir du 25 mai 1813, à la tête de la 4ème division de la jeune Garde.

    Il remplace le 29 juillet le général Roguet au commandement d’une division de Vieille Garde composée de grenadiers et de chasseurs. Il est à Leipzig lors de la terrible bataille des Nations et couvre la retraite de notre armée jusqu’à Hanau.

    Il fait ensuite toute la campagne de France et aux Cent-Jours il est nommé colonel en premier du fameux régiment de grenadiers à pied de la Garde, qui se couvre de gloire à Waterloo, et où il est à nouveau blessé.

    L’historien Georges Rivollet écrit à son sujet : “C’était le type de l’homme de guerre le plus complet et son caractère humain lui apportait l’affection de ses soldats; cela permet de le ranger dans la lignée des meilleurs généraux dont la France puisse s’enorgueillir”.

    Il meurt le 24 janvier 1829, après avoir été mis à la retraite par les Bourbons.

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  • Général Exelmans

    Comte Rémy Joseph Isidore EXELMANS
    Maréchal de France en 1851
    représenté en uniforme d'aide de camp

    Né le 13 Novembre 1775 à Bar le Duc, il s’engage en 1791 à l’armée de Moselle, où sa conduite exemplaire, au 3ème bataillon de la Meuse, lui vaut le grade de sous-lieutenant. Il se fait du rôle d’aide de camp une sorte de spécialité, puisqu’il est successivement aide de camp du général Eblé en 1798, puis en Italie, celui du général Broussier et enfin en 1801 celui de Murat, avec lequel il charge à Austerlitz.
    Il est nommé général de brigade en 1807, après avoir été colonel du 1er Régiment de chasseurs, et revient à Naples où Murat le réclame à nouveau comme aide de camp. Il suit son chef en Espagne, où il est fait prisonnier ; libéré, il rentre en France en 1811 et pour le récompenser de sa fidélité, Murat le fait grand Maréchal de son palais.
    Après la bataille de la Moskowa, en 1812, Napoléon lui accorde les trois étoiles de général de division, mais il est blessé pendant la retraite. Il participe à la campagne de France, et à la première restauration, le Roi le fait traduire en conseil de guerre, en raison de la correspondance qu’il entretient avec son ami Murat. Ses camarades, membres du conseil, l’acquittent, et bien sûr, en 1815, il se rallie à Napoléon.
    Il se bat encore à Rocquencourt, avec les derniers fidèles, les huit régiments de dragons du 2ème corps, le 1er Juillet 1815. Le premier travail de Louis XVIII, revenu une seconde fois sur son trône, est de l’exiler, jusqu’en 1819. En 1828, il sera inspecteur général de la cavalerie, pair de France sous Louis-Philippe, et élevé au maréchalat, en 1851 par le futur Napoléon III. Ce brave qui passa de si longues heures en selle, ce cavalier professionnel, mourut le 22 Juillet 1852, ...d’une chute de cheval !
    On a dit de lui, que son ardeur lui faisait oublier son métier de général, pour faire celui du soldat, et il se trouvait alors, avec les tirailleurs les plus avancés.

    Les Etains du Prince ont voulu le représenter dans le superbe uniforme porté par les aides de camp du Prince Murat, grand Duc de Berg. Exelmans était le premier d’entre eux puisqu’il était le seul à porter le grade de général. Les couleurs du futur Roi de Naples étaient l’amarante et la feuille morte, et l’élégante tenue de ses aides de camp était la plus seyante qui soit, celle des hussards.

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  • Général Fournier Sarloveze

    Général François FOURNIER SARLOVEZE

    C’est à Sarlat, à l’auberge paternelle du « Tapis Vert » qu’un des plus fameux sabreurs de l’Empire vit le jour. A dix-huit ans, ébloui par un régiment de Cavalerie, qui fait halte dans un relais de poste, il signe son engagement sur le champ. Il est intelligent, beau et cultivé, mais orgueilleux, frondeur et rancunier, ce qui lui vaut le qualificatif du « plus mauvais sujet de Napoléon ». Celui-ci ne l’aime guère, car le bouillant Colonel ose le critiquer et lui tient tête ouvertement. Après un scandale à l’Opéra, il est mis à pied. Mais l’Empereur, qui s’y connaissait trop en braves pour laisser un tel chef à l’écart, le réintègre et le nomme bientôt Général.
    En Espagne, ses excès divers le font surnommer « EL DEMONIO », ce qui ne l’empêche pas de jouer de l’orgue et de chanter des psaumes dans un couvent de Visitandines terrorisées. C’était un des meilleurs tireurs au pistolet de l’Armée et ses duels ne se comptaient plus ; le plus mémorable dura vingt ans. Il se rencontra au sabre avec un Officier nommé Dupont, chaque fois qu’ils se retrouvaient au même grade, et que la distance le permettait, faisant régulièrement match nul, car ils étaient de force égale. Dupont, voulant se marier et mettre fin à ce duel à épisodes, proposa une dernière rencontre, au pistolet cette fois. Ils convinrent de se présenter chacun à l’orée d’un bois ; Dupont se cacha derrière un arbre et mit sa pelisse au bout du canon de son arme. L’autre fit feu et ne toucha que le vêtement. Son adversaire rusé ne riposta pas et le combat cessa ainsi.
    En 1813, Fournier critiqua à nouveau l’Empereur, qui cette fois, l’exile, mais Louis XVIII le nommera Comte et l’autorisera à ajouter à son nom, celui de Sarlovèze.   

     

     

    Un des meilleurs tireurs au pistolet de l'Armée

     

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  • Général Gérard

    Maurice Etienne GERARD
    Général Comte

                Napoléon, qui avait déjà nommé 26 maréchaux d’Empire lorsque s’ouvrit en 1815 la campagne de Belgique, terminée par le désastre de Waterloo, avait certainement l’intention, si son règne avait perduré, de nommer d’autres maréchaux choisis parmi les généraux les plus valeureux; il est plus que probable que Maurice Etienne Gérard aurait été de ceux-là. Les circonstances ont fait qu’il lui fallut attendre 1830 pour accéder à cette prestigieuse dignité.
                Notre futur Maréchal de France s’engage à 18 ans, volontaire dans les armées de la Révolution en 1792, et sert sous Dumouriez à Jemmapes. Puis il rejoint l’armée de Sambre et Meuse avec le grade de sous-lieutenant pour participer deux ans plus tard à la bataille de Fleurus. Le général Bonaparte, le chat botté de l’armée d’Italie, le remarque en 1797 et le nomme capitaine. Sa valeur reconnue l’amène à la fonction d’adjudant-commandant à l’état-major du général Bernadotte, dont il devient le premier aide de camp et au côté duquel il est présent en 1799 à la défense de Zurich.
                A Austerlitz, il est blessé avant de se couvrir de gloire pendant la campagne de Prusse à Schleiz, Halle et Lübeck, où sa belle conduite lui vaut les deux étoiles de général de brigade. On admire son caractère énergique, son courage et son intelligence qui n’ont d’égales que sa loyauté et sa délicatesse, lors de la campagne de Pologne en 1807, où il va se distinguer particulièrement à Eylau. A Wagram, en 1809, il commande la cavalerie saxonne comme chef d’état-major du 9ème corps de l’armée d’Allemagne, aux ordres du Prince de Ponte-Corvo, ce maréchal Bernadotte qui deviendra roi de Suède et de Norvège, sous le nom de Charles XIV. Ensuite, c’est l’Espagne où il brille à la bataille de Fuentes de Onoro, où malgré sa propre vaillance, le 5 mai 1811, sa grâce, le Duc de Wellington, défait l’armée du Portugal, commandée par Masséna, qui sera à la suite de cet échec remplacé par le maréchal Marmont, duc de Raguse. L’année suivante, le général Gérard reçoit sa troisième étoile, pour le courage qu’il montre en Russie, où on le voit faire le coup de feu à l’arrière-garde de la Grande Armée, avec le maréchal Ney, pendant la terrible retraite où tant de nos soldats périrent.
                Malgré plusieurs blessures reçues en 1813 au cours de la campagne d’Allemagne, notamment à la défense de Phalsbourg, il accompagne l’Empereur dans la campagne de France en 1814. Puis, à la chute de l’Empire, il est nommé par Louis XVIII, à la première Restauration, inspecteur général de l’Infanterie. Il se rallie néanmoins aux Cent-Jours à Napoléon qui lui donne le commandement du 4ème corps de l’armée de Belgique. Un témoin dira : “aucun corps n’était plus distingué que le sien, il montra avec quelle rigidité de discipline il voulait que ses soldats se conduisent. L’Histoire se joue parfois à quelque infime détail : si le général Gérard, appuyé par le général Vandamme, avait réussi à convaincre le maréchal Grouchy de marcher au canon le 18 juin 1815 et à faire sa jonction avec le gros de l’armée impériale, la bataille de Waterloo eut pu être une éclatante victoire. La bravoure de notre général de division en cette occasion ne fait aucun doute, car il est une fois encore blessé à Wawre.
                Député de l’Oise en 1827, ministre de la guerre et maréchal en 1830, il commande l’armée du Nord qui s’empare de la citadelle d’Anvers en 1832. En récompense, il est fait Pair de France, puis sénateur en 1852, l’année de son décès à l’âge de 79 ans.
                Guizot rendra hommage à son patriotisme en déclarant : “il discutait peu la politique qu’il servait, pourvu qu’elle ne l’écartât pas de son drapeau”!


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  • Général Guyot

    Général Comte Claude Étienne Guyot

    Comme nombre d’officiers généraux du Premier Empire, Claude Etienne Guyot débute sa brillante carrière militaire dans les armées de la Révolution.

    En 1790, il s’engage aux chasseurs à cheval de Bretagne, trois ans plus tard il est sous-lieutenant et on le retrouve aux armées de Moselle et de Vendée. Bien sûr, il combat aussi en Italie et gagne ses galons de capitaine en 1799 à l’armée d’Allemagne. En 1802, il passe dans la Garde des Consuls avec le grade de chef d’escadron dans les chasseurs à cheval, qu’on lui décerne en 1804.

    A partir de 1805, il fait partie de la Grande Armée avec laquelle il se bat à Austerlitz et à Eylau avec un tel courage qu’il obtient sa nomination de colonel en 1807. L’Empereur le remarque parmi ses officiers de valeur et lui confie le commandement des chasseurs à cheval de la Garde qui constituent l’escorte brillante qui va l’accompagner lors de son entrée en Espagne en 1808.

    Revenu en France, Napoléon l’attache à sa personne, toujours en tête des chasseurs à cheval de sa garde; il est à ses côtés à Essling, puis à Wagram où sa belle conduite lui vaut les deux étoiles de général de brigade, en 1809. Suprême honneur, en récompense de l’excellence de ses services, l’Empereur lui confère le titre honorifique de chambellan en 1810. Toujours commandant le magnifique régiment des chasseurs à cheval de la garde, il se bat en Russie avec une bravoure si remarquable, qu’il attire de la part d’un contemporain le commentaire suivant :

    “Le général Guyot me donne une leçon mémorable; il était arrêté devant mon escadron sous un bois occupé par les fantassins russes, je lui fis observer que mes hommes et mes chevaux souffraient du feu de cette infanterie inutilement et je lui demandai de nous éloigner un peu du bois. A quoi il me répondit : “Qu’est-ce que cela ? Est-ce que les soldats existent pour autre chose que pour être tués ?”.

    En 1803, il est blessé à Lützen pendant la campagne de Saxe, mais il est quand même présent à la bataille des Nations à Leipzig.

    Suffisamment remis de ses blessures, il reparaît à la Campagne de France, où Napoléon le nomme major-colonel des grenadiers à cheval de la Garde. A la première Restauration, les autorités royales lui conservent son grade avec le titre de colonel des cuirassiers royaux de France, mais fidèle au serment prêté à son véritable chef, il rallie celui-ci aux Cent-Jours.

    Napoléon qui apprécie ses qualités de meneur d’hommes et son absolue loyauté lui donne la totalité du commandement de la grosse cavalerie de la Garde Impériale, alors que les ultimes combats de notre armée se préparent en Belgique en 1815.

    A la bataille de Ligny, Napoléon en personne prend la tête de sa Garde et de ses réserves pour donner le coup de grâce aux prussiens : Guyot est à ses côtés avec les escadrons de service et bouscule les soldats de Blücher au son du chant du départ et aux cris de “Vive l’Empereur”.

    Le 18 juin, il est à Waterloo parmi les 800 dragons et grenadiers qui vont charger à maintes reprises; il va au cours de la mêlée être blessé deux fois.

    Mis à la retraite en 1816, il prend néanmoins en 1830 le commandement de la 10ème divison militaire à Toulouse pendant encore trois ans.

    Il meurt à Paris le 28 novembre 1837, après une carrière particulièrement active et glorieuse.

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  • Amiral Ganteaume

    Amiral GANTEAUME

    La mer est son métier, il navigue depuis l’enfance avec son père, et prend part à la guerre d’indépendance de l’Amérique.
    En 1798, il est à bord d’un vaisseau célèbre, l’ «’Orient ». C’est le navire amiral qui commande la flotte en route vers l’Egypte. Il est chef d’Etat-major de l’amiral Brueys, et Bonaparte est à son bord. C’est d’ailleurs lui qui va le ramener en France.
    En 1804, il commande l’escadre de Brest, et Napoléon le fait vice-amiral, car il n’oubliera pas qu’il a réussi à faire passer la Muiron miraculeusement à travers la croisière anglaise, pour le débarquer sans encombre à Fréjus.
    C’est donc à lui que reviendra la charge d’organiser le débarquement éventuel en Angleterre, à partir du camp de Boulogne ; mais il fut immobilisé par le blocus de Cornwallis. En 1809, il prend le commandement de l’escadre de Méditerranée à Toulon, et assure même l’intérim du ministère de la Marine.
    Août 1811, au faîte des honneurs il est nommé Chambellan et Colonel commandant le bataillon des marins de la garde Impériale.
    Mais à la chute de Napoléon, il se rallie sans vergogne aux Bourbons, se fait oublier pendant les Cent-jours, et se trouve récompensé à la seconde restauration du titre de Pair du Royaume.
    C’est malheureusement en cette qualité qu’il fait partie des juges du Maréchal Ney contre qui il vote la mort.
    Trois ans plus tard, il meurt près d’Aubagne, dans son domaine de la Pauligne. Il avait 63 ans.

     

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  • Général Hautpoul

    Général Jean Joseph Ange d’HAUTPOUL

    Dès l’antiquité, le soldat a cherché à se protéger des coups d’armes blanches, par des pièces de métal fixées sur le corps. Les archers de l’an 1000 portaient des cottes de maille, la cavalerie du Moyen-Age s’enfermait dans des armures complètes, qui disparurent avec le développement des armes à feu ; l’Empire redonna une place prépondérante à la cavalerie lourde, en créant une arme nouvelle : les cuirassiers. Ces soldats montés sur de solides chevaux, portaient la double cuirasse étincelante, de fortes bottes à hautes tiges (on les appelait « les gros talons »), et d’immenses sabres droits.
    Ils eurent des chefs prestigieux, comme le comte d’Hautpoul ; cet officier était si aimé de sa troupe, que, lorsqu’il fut destitué de son commandement en tant que noble, sous la révolution, ses hommes refusèrent de se battre tant qu’il ne serait pas réintégré. En raison de son ascendant sur ses subordonnés et de son sens de la discipline, Bonaparte le nomma Inspecteur Général de la cavalerie en 1801.
    Il mena, à Hoff, le 6 février 1807, une charge si puissante et si magistralement ordonnée que, l’Empereur émerveillé, alla l’embrasser sur le champ de bataille. Geste rarissime qui émut d’Hautpoul si profondément qu’il s’écria : « pour me montrer digne de l’honneur qui m’est fait, il faut que je me fasse tuer pour Votre Majesté ». Paroles prémonitoires, huit jours après, un biscaïen le blessait à mort pendant qu’il chargeait les russes à Eylau.
    Les Etains du Prince vous le montrent ici, dans sa brillante cuirasse, coiffé  du casque propre à cette arme.
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  • Général Hulin

    Comte Pierre Augustin HULIN

    Né à Genève en 1758, il débuta dans la vie comme ouvrier blanchisseur. Engagé aux gardes Françaises dans l’armée royale, il se distingua lors de la prise de la Bastille en 1789. Sa conduite lui valut le grade de sergent, puis il fut nommé officier de la garde Nationale de Paris.

    Bonaparte l’associe à son destin fulgurant ; il l’emmène tout d’abord en Egypte ; l’ancien jacobin se rallie définitivement au chat botté le 18 Brumaire ; il va le suivre en Italie, avec le grade d’Adjudant-général. En 1803, on lui donne le commandement des grenadiers à pied de la garde consulaire, avec le grade de général de brigade. Le moment le plus difficile de sa carrière se place cette année-là, lorsqu’il fut chargé du jugement et de l’exécution du Duc d’Enghien, en tant que président du conseil de guerre.
    En 1805, il commande la place de Vienne ; il est fait Comte d’Empire avec 50 000 livres de rentes sur la couronne de Westphalie. En 1806, il est gouverneur de Berlin et nommé Grand Officier de la lègion d’honneur.
    De 1807 à 1814, il habite une sompteuse résidence, rue de la paix, où il mène une vie fastueuse comme gouverneur de Paris. C’est à ce titre qu’il fut blessé par le général Malet dans sa tentative de coup d’état ; ayant reçu un projectile dans la machoire, il y gagne le surnom de général ² Bouffe la Balle². C’est donc l’intervention de ce véritable colosse qui sauva le régime en 1812. Les Bourbons l’exilèrent en 1816, mais il ne tarda pas en rentrer en France en 1819 (il s’était réfugiè en Allemagne). Il mourut à Paris en 1841, à l’âge de 83 ans.
    Les Etains du Prince vous le présente là, en tenue de Général commandant les Grenadiers de la Garde des Consuls.

     

     

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  • Général Junot

    GENERAL ANDOCHE JUNOT

    Ce fut au siège de Toulon , à « la batterie des hommes sans peur », que le Général  Bonaparte rencontra pour la première fois, le sergent « La Tempête », futur duc d’Abrantés : un sous-officier est en train d’écrire à une table, un boulet arrive si près qu’il le couvre de terre ; l’homme impassible, dit seulement : « eh bien !  je n’aurai donc pas besoin de sable » (on utilisait du sable fin pour sécher l’encre). Cet homme, c’est Junot. Enchanté par cette manifestation de bravoure, le Général se l’attache pour une longue carrière. Il sera ce qu’on appellerait aujourd’hui «  un vieux copain » de Bonaparte. Il connaîtra avec lui les vicissitudes des débuts parfois difficiles du futur  maître de l’Europe.
    Celui-ci devenu Consul, marie son ami, qu’il avait fait gouverneur de Paris, à Laure Pernon, qui se rendit célèbre par la suite, en publiant ses souvenirs, acides, insolents, parfois injustes ; (Théophile Gautier dira méchamment «  les mémoires de la duchesse d’Abracadabrantès »).
    Junot, bon soldat, mais médiocre général, ne fut jamais élevé à la dignité de Maréchal.
    En revanche, il jouit de la position enviable d’aide de camp de Sa Majesté. En juillet 1804, Napoléon le nomma Colonel Général de Hussards. La somptuosité de son uniforme est telle que LES ETAINS DU PRINCE n’ont  pas hésité à l’ajouter à leur collection.
    Hélas, blessé à la tête à Rio Mayor en 1811, le Général sombra peu à peu dans la folie.
     Lors de la campagne de Russie, il resta inexplicablement immobile, malgré les ordres et son corps d’armée demeura l’arme au pied.
    Un autre jour, il se présenta à une réception, vêtu de son seul sabre !
    Enfin, croyant être un oiseau, il sauta par la fenêtre (située au rez-de-chaussée, d’ailleurs), se brisa la cuisse, et mourut des suites de ses blessures à Montbard en 1813.

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  • Général Lamarque

    Jean Maximilien LAMARQUE

    Général Comte

    En 1792, il est simple grenadier au 4ème bataillon des Landes. Rapidement promu au grade de lieutenant, il se distingue à l’armée des Pyrénées en s’emparant de Fontarabie, sur la Bidassoa, en août 1794;il est nommé adjudant général, chef de brigade, employé aux armées du Rhin et d’Angleterre. Après avoir combattu victorieusement à Hoelinden, il est confirmé dans le grade de général de brigade en 1801. Après avoir rejoint le camp de Brest en 1803, il commande deux régiments de ligne au sein du 7ème corps de la Grande Armée en 1805, où nous supposons qu’il a participé à la victoire d’Austerlitz.

    Le Roi de Naples, Joseph, frère de l’Empereur, l’attache à son Etat-Major en octobre 1808. L’intrépide Lamarque s’empare de Capri ce qui lui vaut à juste titre, le grade de général de division. Murat avait déjà succédé à Joseph comme roi de Naples à cette époque, et en récompense de la prise de Capri, le royal beau-frère le maintient dans sa fonction de chef d’état-major où il s’illustre pendant la campagne de 1809, aux ordres de Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie, notamment à Wagram, aux côtés de Oudinot qui lui aussi l’emploie comme chef d’Etat-Major.

    Mais il ne reste pas à Naples, malgré ses hautes fonctions auprès du roi et part pour l’Espagne en 1811, où l’Empereur a un fort besoin d’officiers généraux de qualité.

    Il commande la Haute-Catalogne, et sous Suchet, obtient de magnifiques succès militaires, en particulier à la prise de Tarragone en août 1813, dont il fait sauter les fortifications de la place, lors de son évacuation. La Vendée s’étant à nouveau soulevé pendant les Cent-Jours, Napoléon lui donne pour mission de soumettre cette nouvelle révolte royaliste. Ce qui lui vaut d’être proscrit par la monarchie rétablie après 1815; il ne peut rentrer en France qu’en 1818 où il s’engage dans une difficile carrière politique.

    Finalement élu député des Landes en 1824, il devint, grâce à ses talents d’orateur, le chef de l’opposition associant, semble-t-il, Républicains et Bonapartistes.

    Malheureusement, atteint du choléra, il meurt le 1er juin 1832, à l’âge de 62 ans. Son nom restera dans l’histoire de la France, car ses funérailles donnèrent lieu à l’insurrection républicaine des 5 et 6 juin 1832. Nogues écrira plus tard : “C’était un homme brave et probe, qui cherchait sa distraction dans la littérature et la chasse”.

    Les Etains du Prince vous présentent ici le général Lamarque, dans la tenue extraordinaire qu’il portait en Espagne à la bataille de Tarragone. Cet officier avait créé lui-même son uniforme, à l’instar de beaucoup d’autres généraux, sans aucune référence au règlement.

    L’habit est du modèle de cavalerie légère, décoré de riches broderies or en forme de feuilles de chêne, propres aux insignes d’un général de division. Son chapeau est décoré d’une aigrette en plumes de héron et son sabre est celui de la cavalerie légère. Tous ces objets sont parfaitement conservés, et leur appartenance au général Lamarque ne fait aucune doute.

     

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  • Général Koutouzov

    Mikhaïl Illarionovitch KOUTOUZOV

     Parmi les glorieux chefs étrangers, adversaires glorieux et compétents au point de tenir en échec les meilleurs soldats de l’Empire, avec parfois un indéniable succès, nous trouvons à plusieurs reprises à la tête de l’Armée russe Mikhaïl Illarionovitch Koutouzov. Ce magnifique soldat débuta sa carrière à la fin du règne de la Grande Catherine, il combattit en Pologne, en Turquie et en Crimée et s’illustra à la bataille d’Otchalov, petit port de la Mer Noire, non loin d’Odessa, où il perdit l’usage de son œil droit. A la suite de la victoire de Matchine, dont il fut le principal artisan, Catherine II, impératrice de toutes les Russies, le nomme ambassadeur à Constantinople. Mais il fallut attendre la fameuse bataille d’Austerlitz pour qu’il soit face à Napoléon et à sa Grande Armée.
    C’était un général d’une grande sagesse, qui malheureusement ce jour là, le 2 décembre 1805, fut tenir d’obéir à son maître, le Tzar Alexandre 1er et au chef de l’Etat Major combiné, l’autrichien Weirother. Le fin stratège qu’était Koutouzov avait compris la manœuvre élaborée par Napoléon et il aurait pu éviter le piège qui lui était tendu, s’il avait dû exécuter les ordres suggérés par les bravaches prétentieux de la turbulente noblesse de Saint Petersbourg qui gravitait autour du souverain russe.
Koutouzov, souvent présenté comme un homme de plaisir, aimait le vin et les femmes, avait horreur de se battre : entendons bien qu’il ne manquait pas de courage physique, mais qu’il était un des généraux les plus avares du sang de ses soldats que l’histoire ait connu. Il écrit à Alexandre en reconnaissant le dispositif de l’armée française : « je n’ose pas vous dissimuler, Sire, qu’il est impossible de sacrifier au hasard et de confier le sort de la guerre à une seule bataille : nos troupes, épuisées par les marches forcées, se traînent à peine, passant parfois deux jours sans nourriture ; l’ennemi impressionné par notre nombre, nous laissera sans doute quelques jours de repos. Alors nous pourrons prendre l’offensive ! » Mais les jeunes va t’en guerre qui entourent le Tzar le persuadent de reprendre le combat immédiatement. Le vieux généralissime, le prudent et sage Koutouzov s’incline. On connaît la suite, c’est la victoire totale de l’Empereur et l’adversaire vaincu, le général borgne qui aimait tant ses hommes, s’emploiera à organiser une retraite honorable qui sauvera le plus grand nombre de ses soldats.
Les grognards de la Grande Armée vont avoir à nouveau affaire à lui en 1812 : nommé généralissime par Alexandre, en remplacement de Barclay de Tolly, jugé pusillanime et pas assez « russe », il livre une bataille « inévitable » selon lui pour défendre Moscou ; victoire de la Moskowa pour Napoléon qui campe au Kremlin mais pour Koutouzov, la victoire est sienne et s’appelle Borodino. Elle lui vaut le bâton de Maréchal car il va se retirer en bon ordre avec son armée et obliger les Français à retraiter, en abandonnant la ville en flammes, les poursuivant jusqu’au terrible passage de la Berezina.

Considéré comme le sauveur de la Russie, il est fait prince de Smolensk fin 1812, et décède, épuisé, l’année suivante à Bunzlau en Sibérie.

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