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  • Général Baraguey d'Hilliers

    Général Baraguey d'Hilliers

    Né en 1764 à Paris

    Mort le 6 janvier 1813 à Berlin

    Voila un brave que Napoléon avait pensé à faire Maréchal, comme bien d'autres divisionnaires de l'armée d'Italie; mais le Comte Baraguey d'Hilliers, né à Paris en 1764, était poursuivi par le mauvais sort. La malchance qui l'avait fait même emprisonner à plusieurs reprises pendant la Révolution, s'acharnera sur lui jusqu'à la fin. Pourtant il se distingue en Italie sous Bonaparte, participe à l'expédition d'Egypte, et c'est lui que le général en chef charge de ramener au Directoire les drapeaux pris à Malte. Capturé en mer par les Anglais, il est libéré à temps pour se conduire brillamment à Austerlitz, puis en Espagne où il exerce la fonction de gouverneur de Haute-Catalogne.
    Le général Augereau (frère du Maréchal), capitule devant le nombre des adversaires, et l'on pense que c'est parce que Baraguey d'Hilliers n'a pas osé engager le gros de sa division à Baltoutino; de plus il laisse les Russes s'échapper sans combattre. Cette faute tactique va mettre Napoléon hors de lui; le général est mis aux arrêts, privé de son commandement, et ordre lui est donné de rentrer en France pour y passer en jugement.
    Le chagrin, la honte, le désespoir le minent; il n'atteindra pas la frontière de son pays, et meurt en route, à Berlin, le 6 janvier 1813 dans sa quarante neuvième année.

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  • Général Beauharnais


    Eugene Rose de BEAUHARNAIS
    Prince - Vice Roi d'Italie

    Le nom de Beauharnais est célèbre à plus d'un titre, et le destin des membres de cette famille est fabuleux. Celui, en particulier, du fils de l'Impératrice Joséphine, qui fut complètement lié à celui de son auguste beau-père. De l'enfant, qui réclamait au Général Vendémiaire le sabre de son père guillotiné, Napoléon fit une sorte de roi. Mais avant d'accéder à cette suprême distinction, il se l'était attaché comme Aide de Camp, l'avait fait Chef d'Escadron à dix-huit ans, Colonel à vingt et un, puis général à vingt-trois. Comme il avait un faible certain pour le fils de sa femme, il l'avait placé à la tête des Chasseurs à cheval de la Garde Consulaire (devenue Garde Impériale le 18 mai 1804), considérés à l'époque comme le plus beau régiment du monde.
    En 1806, il épouse la princesse Augusta de Bavière et sera officiellement adopté par Napoléon. Sa loyauté et son dévouement, malgré le divorce de sa mère, ne faiblirent jamais. C'est la raison pour laquelle, l'Empereur, qui avait coiffé la couronne de fer des Rois Lombards, ne pouvait trouver mieux que celui qu'il aimait comme un fils, pour le représenter en tant que Vice-Roi d'Italie. Il administra ce pays avec sagesse et intelligence, et se couvrit de gloire, en Autriche et en Russie à la tête d'une armée d'Italie qu'il avait lui-même organisée. Il finit ses jours à Munich, chez son beau-père, qui lui avait donné les titres de Duc de Leuchtenberg et de Prince d'Eichsthat.



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  • Général Bonardi de St Sulpice

    Général BONARDI de SAINT-SULPICE

    Le Comte de Bonardi de St Sulpice est le type même de ces nobles de l’ancien régime, soldats par vocation, qui serviront le Roi, la République et l’Empire avec le même dévouement.
    Né le 23 octobre 1761 à Paris, Napolèon l’estime si fort, qu’il l’incorpore à sa garde en 1809, où il commande un corps prestigieux : les dragons de la garde, plus connus sous le nom de dragons de l’Impératrice. C’est à ce titre, qu’il est présent au mariage de Marie-Louise avec son Maître, entourant avec ses cavaliers, le carrosse attelé à huit chevaux, où doit prendre place la nouvelle Reine de l’Europe. Sa naissance lui avait valu quelques ennuis avec les commissaires politiques de la Révolution, mais les qualités de ce chef l’amenèrent au rang de Général de Brigade en 1804, puis en 1807 à celui de Général de Division. L’Empereur qui avait toujours voulu rallier l’ancienne noblesse à sa cause, créait an 1813, 4 régiments de gardes d’honneur, composés d’aristocrates, jeunes volontaires, éblouis par l’appartenance à la garde Impériale et par leur splendide uniforme à la hussarde. Aucun chef ne pouvait mieux convenir que le comte de St Sulpice, pour se mettre à la tête de l’un de ces régiments. Ce fut le 4e, dont le shako écarlate portait un plumet vert à sommet blanc.
    Tenu à l’écart en 1815 à cause de sa fidélité à Louis XVIII, il meurt en 1835 âgé de 74 ans.

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  • Général Blücher

    GEBHARD LEBERECHT
    Prince Blücher von Wahistatt - Feld Maréchal

    En langue allemande, le mot Vorwärts signifie "en avant", cet adverbe volontaire et agressif était le surnom donné au général Blücher par ses soldats.
    C'est le type même du soldat de métier; ce Mecklembourgeois s'engage très jeune au service de la Suède, mais il est fait prisonnier par les Prussiens qui l'incorporent dans leur armée. Nommé capitaine, il se distingue par des coups de main hardis lors de la campagne du Rhin (1794-1795), ce qui lui vaut le commandement d'un corps d'armée avec le grade de général, lors de la guerre contre la France en 1806.
    Sa valeur, reconnue le fait accéder au poste de commandant en chef des troupes russo-prussiennes. Il contribue largement à la victoire des alliés à Leipzig et, après avoir culbuté Marmont le 17 octobre 1813, il fait sa jonction avec Bernadotte, passé dans le camp des ennemis de la France.
    Elevé au rang de Feld-Maréchal, il passe le Rhin le 1er janvier 1814, est vainqueur à La Rothière, mais se fait battre à Champaubert et Montmirail.
    1815, la morne plaine; au cours d'un sévère accrochage entre les deux cavaleries, l'intrépide meneur d'hommes est renversé sous son cheval, atteint par un coup de feu. Les cuirassiers du 9ème régiment, conduits par le général Milhaud passent à côté de lui sans le voir; son aide de camp, le comte Nostiz le dégage et le fait ramener par deux Ulhans, suspendu au mors de leurs deux montures. Le sort de la bataille de Waterloo eût put être changé à cet instant si le brave "Vorwärts" avait été fait prisonnier! 
    Le 18 juin, date fatidique pour l'Empire, l'armée prussienne, qui a cessé de reculer vers le Nord-Est, marche rapidement pour se réunir aux anglais de Wellington, sans être inquiétée par le corps du maréchal Grouchy; en se rendant maître de Plancenoit, l'indomptable général sépare la droite française du gros de l'armée, et assure ainsi la victoire finale. Soudain, joyeux, il dit : "Grouchy, c'était Blücher!"
    Le vrai vainqueur de Waterloo ne fut pas Wellington, mais Blücher, congratulé le soir par son camarade à la Belle-Alliance, servi par son patriotisme, son courage, mais aussi sa chance!

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  • Général Cambronne

    Pierre Jacques Etienne CAMBRONNE

    Dès que le nom de ce général est prononcé, il y a immédiatement évocation du fameux mot de cinq lettres que chaque Français dit au moins une fois dans sa vie. Mais il serait injuste de ne considérer ce brave qu’à travers cette grossièreté. Né dans la région Nantaise, il s'enrôla dans les bataillons des Volontaires de 92 et fit ses premières armes contre les Chouans. Puis, Masséna le remarqua en 1799, lors de la prise d'une batterie russe, à Zurich et le fit nommer Colonel après la victoire d’Iéna. A partir de ce moment, on le voit sur tous les champs de bataille : campagne de Russie, où il est promu Général et campagne de France où il se distingue particulièrement. Il est présent aux Adieux de Fontainebleau, suit fidèlement l'Empereur à l’île d’Elbe et commande l’avant-garde de la minuscule armée qui marche à la reconquête de l’Empire. Ce qui lui vaut d'être fait Comte et Pair de France pendant les Cent-Jours.

    Le soir du 18 juin 1815, la cavalerie anglaise envahit le champ de bataille de Waterloo et la Garde Impériale essaie de résister en se formant en carrés. Le Général Cambronne commande le premier Régiment de Chasseurs à pied : il est à cheval au milieu du deuxième bataillon. Sommé de se rendre, a-t-il vraiment dit le mot ? Oui, dit l’historien Houssaye, et il faut convenir que c'est exclamation était bien en situation, connaissant la bravoure du Général. Invention de journaliste après coup ? Cambronne lui-même, devenu Vicomte sous la Restauration et marié à une anglaise, nie le propos ; peut-être par souci de passer pour un homme bien élevé a posteriori ? Il termine sa carrière comme Gouverneur militaire de Lille après avoir été acquitté par le Conseil de Guerre et fait sa soumission aux Bourbons.

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  • Général Caulaincourt


    Duc de Vicence

    Armand de CAULAINCOURT

    Général Marquis

    Né à Caulaincourt, le 9 décembre 1773

    représenté en grand costume de gala de Grand Ecuyer de la maison de l'Empereur
    Né le 9 décembre 1773, précisément à Caulaincourt, dans l’Aisne. C’est un officier d’ancien régime, sous-lieutenant au régiment Royal. Etranger au moment de la prise de la Bastille. Volontaire dans la Garde de Paris en 1792, puis nommé chef d’escadron au 16ème chasseurs, il est finalement destitué comme noble, mais le général Hoche qui apprécie son caractère franc et loyal ainsi que ses qualités d’organisateur militaire, l’attache en 1795 à son état-major. Il est chargé de mission à Saint-Petersbourg, en 1800 après avoir servi à l’armée du Rhin. Le Premier Consul le remarque alors et en fait l’un de ses aides de camp ; on pourra peut-être lui reprocher d’avoir participé à l’arrestation du Duc d’Enghien, mais l’Histoire lui rendra justice plus tard lorsqu’on connaîtra les circonstances exactes de cette pénible affaire. Il est néanmoins promu, général de brigade en 1803, Grand Ecuyer de la maison impériale, (et à ce titre, il s’occupe effectivement des écuries de Napoléon), et enfin, en 1805, général de division. Deux ans plus tard, il remplace Savary comme ambassadeur de Russie, où il déploie une activité sans bornes, usant avec bonheur de son talent de diplomate et de cette faculté qu’il a de tout dire en peu de mot. Il éprouve un réel chagrin, lorsque le général Auguste, Caulaincourt, son frère, est tué à la Moskova, impassible cependant malgré les larmes, qui roulent sur son visage, il refuse de se retirer du champ de bataille, comme l’Empereur le lui proposait. Il accumule bientôt toutes sortes de fonction : Sénateur, Grand Maréchal du Palais, ministre des affaires étrangères en 1813, plénipotentiaire aux congrès de Prague et de Chatillon, il remplace successivement Duroc, Haret et Talleyrand.
    Sa fidélité à Napoléon lui vaut d’être proscrit à la seconde restauration, mais les amitiés qu’il a conservées dans la noblesse lui permettent de rentrer en France et de se faire admettre à la retraite en Août 1815.
    Il avait été fait Duc de Vicence en 1808, en récompense de son zèle et de sa loyauté, et ce grand serviteur de l’Empire, cet homme aimable et généreux va s’éteindre à Paris le 19 février 1827, âgé de 54 ans.


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  • Général Chouard

    Général de Brigade CHOUARD


    Le baron d’Empire Louis-Claude Chouard vit le jour à Strasbourg, le 15 août 1771, deux ans après un certain Napoléon Bonaparte, jour pour jour. Après l’école d’artillerie de Metz, il signe son engagement aux Volontaires Nationaux du Bas-Rhin en janvier 1792. Après Austerlitz, il est nommé colonel du 2e régiment de Cuirassiers. L’Empereur, qui voulait protéger physiquement ses officiers généraux, avait imaginé de leur faire porter l’armure. L’Etat-major rit sous cape, et finalement, on ne retient le projet que pour les généraux commandant les unités de cuirassiers. On étend le port de la cuirasse et du casque aux carabiniers, qui étaient jusqu’alors vêtus de l’habit bleu des grenadiers et du bonnet d’ourson. Le général Chouard servit en quelque sorte de mannequin pour le nouvel équipement ; en 1811, il est nommé commandant de la 2ebrigade de Carabiniers ; il ne reprendra son activité de chef de corps qu’un 1813, car il fut sérieusement blessé à la bataille de la Moskowa. A ce moment, il passe de la ligne à la garde, en tant que colonel major des dragons, et s’illustre bientôt dans la campagne de France, en 1814, assurant les communications entre Chalons s/Marne, Vitry, St-Dizier, Chaumont et Langres avec 600 chevaux et 3 canons.
    Fidèle à Napolèon, il est placé en non-activité par Louis XVIII qu’il n’appelle pas autrement que le « gros cochon ».
    Revenu au service pendant les Cent-jours, il commande à nouveau une brigade de cavalerie.
    Le 15 mai 1843, il s’éteint à Nancy, à l’âge de 72 ans.

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  • Général Clary


    François-Joseph CLARY
    représenté dans sa tenue de "colonel à 2 étoiles"

    En 1814, le roi Louis XVIII rétablit le grade de Maréchal de Camp, pour remplacer celui de Général de brigade, un peu trop révolutionnaire à son goût. Il nomme donc le colonel Clary à ce grade, fin 1814.
    Ce jeune officier général avait une particularité unique ; il était en effet le neveu de Joseph Bonaparte, Roi d’Espagne et de Jean-Baptiste Bernadotte, Roi de Suède. Ceux-ci avait en effet épousé ses deux tantes, les soeurs Julie et Désirée Clary ; cette dernière avait failli être ²Madame Napoléon ², et c’est peut-être la raison qui poussa l’Empereur, par dépit, à casser le grade octroyé par le Roi et à le replacer à la tête du 1er Régiment de hussards, comme simple colonel, pendant les cent-jours. Pourtant, le Maréchal Davout, alors ministre de la guerre, n’avait pas hésité à lui confier le commandement d’une brigade de cavalerie. Mais, Napoléon ne lui pardonna pas son absence injustifiée (si ce n’est une maladie diplomatique) pendant la campagne de France en 1814.
    Pourtant François Joseph, Marie Clary, né à Marseille le 3 octobre 1785, était un brave ; il n’a pas 18 ans quand il s’engage au 9ème régiment de Dragons.
    En deux ans, il est nommé sous-lieutenant, lieutenant, puis aide de camp de l’oncle Bernadotte, qui le félicita pour sa brillante conduite à Austerlitz, où il chargea à la tête du 10ème régiment de Dragons, après avoir été blessé d’un coup de lance le 20 novembre 1805 dans le combat de Rausnitz.
    Nommé capitaine, il devient l’aide de camp de l’autre oncle, Joseph, alors Roi de Naples ; il le suit en Espagne où il est fait colonel de la garde royale, mais il préfère être réintégré dans l’armée française. Il fit preuve d’une grande bravoure à Waterloo, au point que son ex-protecteur Louis XVIII, l’assignera à résidence comme dangereux Bonapartiste ; il fit preuve aussi d’un certain humour, après avoir été cassé de son grade de maréchal de camp par Napoléon, il fit coudre, par dérision, ses deux étoiles de général sur ses galons de colonel !. En 1829, il retrouva enfin son rang et reprend du service. Il meurt le 27 janvier 1841, âgé de 56 ans.

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  • Général de Colbert

    Baron Edouard DE COLBERT

    Le Baron Edouard de Colbert s’appelait en réalité, Pierre de Colbert-Chabanais et avait vu le jour à Paris en 1774. Il commence, en 1793, par son engagement au deuxième hussards (ex-Chamborant) une carrière mouvementée. Inquiété sous la Révolution, il est évincé de l’armée ; commissaire des guerres, il fait partie de l’expédition d’Egypte. Il est alors réintégré,  comme aide de camp du Général Damas, de Junot et de Berthier, après avoir été un temps adjudant-major des Mamelucks de la Garde Consulaire. Enfin, sous les ordres de Lasalle, il devient général, et commande une brigade de Cavalerie légère. Mais ce qui fit surtout la notoriété du Baron Colbert, c’est la création du deuxième régiment de lanciers de la Garde Impériale, appelé aussi « Lanciers Rouges », à cause de la couleur écarlate de leur uniforme. Ces magnifiques soldats, issus des troupes d’élite de Louis Bonaparte, Roi de Hollande, furent habillés à la polonaise, tout come le premier régiment de Chevau-légers de la garde. Et c’est le 15 août 1811, que le héros d’Austerlitz, Eylau, Friedland et Wagram, tout couturé de cicatrices, présente son superbe régiment à l’Empereur. Ce régiment, il ne va plus le quitter et il le conduira sur tous les champs de bataille de l’Europe : « les Rouges » sont bons pour tous les coups durs et recherchés pour les escortes, à cause de leur belle tenue. Ils se distinguent notamment en Russie où ils se couvrent de gloire pendant la retraite, suivant l’armée en arrière-garde. Au retour, en Prusse Orientale, Colbert ne commande plus qu’à dix-neuf officiers et trois-cent-cinquante cavaliers. Rallié aux Cent-Jours, il prend une part active à la bataille de Waterloo où il est blessé, ce qui ne l’empêche pas de conduire toutes les charges à la tête de ses lanciers. C’est ainsi, le bras en écharpe, qu’il est représenté sur le tableau du château d’Ainay-le-Vieil, et c’est dans cette attitude que les Etains du Prince ont tenu à vous montrer ce héros qui finira comme Pair de France et Inspecteur Général de la cavalerie sous la Restauration. 

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  • Général Corbineau

    Jean-Baptiste Juvénal CORBINEAU

    Général Comte

    Né à Marchiennes le 1er août 1776

    Pair de France et Grand Croix de la légion d'honneur
    Napoléon avait dit à propos du général Corbineau : «c’est une famille de braves, je n’ai pas fait assez pour lui, car je sais qu’il n’a point de fortune ». Il faisait ainsi illusion aux trois frères Corbineau, dont l’aîné Claude Constant, général lui aussi, aide de camp de l’Empereur avait été tué à la bataille d’Eylau. Quant à Jean-Baptiste, lui, c’est le 1er Août 1776 qu’il naît à Marchiennes, destiné par son père dès l’enfance à la carrière des armes. Il s’engage donc au 18ème régiment de cavalerie en 1792, et devient rapidement lieutenant au 5ème hussards un an plus tard. Après avoir servi aux armées de Sambre et Meuse et d’Helvétie il est nommé Chef d’escadron dans la légion Hanovrienne à la suite de sa conduite pleine de bravoure à la bataille d’Eylau. En 1807, il est colonel du 20ème régiment de dragons, et l’Empereur l’envoie en Espagne combattre les troupe du général Ocana . Il se distingue à Burgos et se voit récompensé de la légion d’honneur ainsi que du titre de gouverneur de la ville de Grenade qu’il avait conquise à la point de l’épée. Pour cet exploit, il reçoit les deux étoiles de général de brigade. Il est présent en 1809 à Wagram où son courage lui vaut une blessure, mais l’Histoire va retenir son nom lors de la retraite de Russie en novembre 1812 ; en effet, alors que toute l’armée cherche à passer la Bérézina prise par les glaces, le général Corbineau, commandant la 6ème brigade de cavalerie du 2ème corps du maréchal Gouvion Saint Cyr, rencontre un paysan lithuanien dont le cheval était mouillé à la hauteur du poitrail : Eh ! l’homme, toi, tu viens de traverser un gué ! si tu ne me dis pas où il est, tu es un homme mort ! ». Le paysan le conduit alors en amont de Borissov, au village de Studianka : c’est là que le général Eblé va construire ses deux ponts, et sauver la Grande Armée d’une épouvantable déroute. Napoléon, informé en fait son aide de camp. Il est à nouveau à l’honneur sous Vandamme, à la tête de la cavalerie du 1er Corps, au combat de Kulm en 1813, où il est blessé encore, et où sa bravoure le fait élever au grade de général de division. Il est également célèbre pour avoir dégagé l’Empereur d’un hourrah de cosaques pendant la campagne de France, lors du combat de Brienne le Château. Gouverneur de Reims il est de nouveau blessé à Arcis sur Aube, et on dit qu’il participa financièrement au retour de Napoléon de l’île d’Elbe. Il est à la suite de l’Empereur à Waterloo, en qualité d’aide de camp, et sera mis en non activité par Louis XVIII. Cependant, Louis-Philippe le fera Pair de France en 1835 et grand-croix de la légion d’honneur. Retraité en 1848, il décède la même année, à l’âge de 72 ans.





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  • Général Daumesnil

    Yrieix Pierre DAUMESNIL

    En 1793, à Périgueux, sa ville natale, le futur Général fut insulté par un artilleur. Un duel s'ensuivit où il tua net son adversaire. Effrayé par les conséquences de son acte, il courut à Toulouse s'engager dans le 22e Régiment de Chasseurs à cheval. Ainsi commence l'extraordinaire carrière de ce magnifique soldat. Il traverse l'un des premiers le fameux pont d'Arcole, et Bonaparte l'emmène avec lui en Egypte. Las Cases racontera plus tard comment il sauva la vie du Général en Chef, en se plaçant devant lui, au siège de St-Jean d'Acre, au moment où une bombe allait exploser. Nul ne fut atteint, et le Brigadier Daumesnil reçut en récompense l'un des premiers sabres d'honneur. Pourtant, il passa en Conseil de Guerre pour avoir, en compagnie d'autres soldats, insulté des généraux dans un café du Caire. Le règlement inflexible les condamna à être fusillés. Gracié par Bonaparte, il refuse et demande à être exécuté avec ses compagnons. Il le sauve malgré lui. A Paris, il tue encore en duel un officier de la ligue qui lui cherchait querelle. Tout cela lui vaut d'être toujours sous-officier six ans après son engagement. Promu enfin Sous-Lieutenant, il se distingue à Marengo en emportant littéralement enfourché sur le cou de son cheval, le Colonel émigré de Frimont qu'il conduit de cette manière au quartier général. Il est aux côtés de l'Empereur dans le cimetière d'Eylau, puis blessé en Espagne, le fameux 2 mai 1808. A Wagram, il perd une jambe et récolte le surnom de « jambe de bois ». Promu Gouverneur du fort de Vincennes, c'est grâce à cette amputation qu'il passe à la postérité par sa célèbre réplique aux Russes venus réclamer sa reddition, le 31 mars 1814: « je vous rendrai Vincennes quand vous m'aurez rendu ma jambe ! »

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  • Général Decres

    Denis DECRES Amiral Duc

    Né en 1761 à Chateauvillain représenté en costume de Ministre, en grand Apparat, lors du sacre de l'Empereur

    Quelle belle carrière, que celle de ce marin, né en 1761 à Chateauvillain ! (Haute Marne). Il la commence sous les ordres du Comte de Grasse en 1776 et fait campagne en Amèrique, comme aspirant. Il est aux Antilles sur la frégate ²Le Richemond ²de 1780 à 1782. Nommé Capitaine de Vaisseau en 1793, il va être destitué comme noble. Réintégré deux ans plus tard, il est nommé contre-amiral en 1798 : c’est lui qui éclaire la marche de l’escadre qui vogue vers l’Egypte, aux ordres de Bonaparte, à bord de la frégate ²Diane ². Au retour, il donna l’ordre de conserver comme monument flottant, la frégate ² Muiron ²qui avait ramené Napoléon en France. En 1800, il va essayer de forcer le blocus de l’île de Malte ; à bord du Guillaume Tell, il fait preuve au combat contre la croisière anglaise d’une grande bravoure, mais jeté de son banc de quart par une explosion, et blessé, il est contraint à amener son pavillon. Une fois libéré, Napoléon va lui confier le commandement de l’escadre de Rochefort : il le juge intelligent et réfléchi et connaissant parfaitement son métier ; aussi le nomme-t-il ministre de la Marine ; il y fait preuve d’une grande puissance de travail mais on à pu aussi lui reprocher sa rudesse et son franc parler de marin ; aussi se fit-il ainsi beaucoup d’ennemis.
    Il sera très efficace, excellent administrateur, et s’efforcera de relever notre marine, saccagée par la Révolution, sa vivacité et sa souplesse d’esprit lui permettant de comprendre rrapidement les problèmes posés et de les résoudre, en trouvant tout de suite les moyens d’exécutuion. De fait, nommé vice-amiral en 1804, il restera en fonction jusqu’à la fin de l’Empire, y compris pendant les Cent-jours, et fut même chef de la 10ème cohorte de la Légion d’Honneur. Il avait reçu, pour sa belle conduite sur le Guillaume Tell, un sabre d’honneur. Il eut une fin tragique, le 7 décembre 1820, mortellement blessé par une explosion de poudre provoquée par son valet, qui avait voulu l’assassiner.

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  • Général Bacciochi

    Général BACCIOCHI


    Cet officier est surtout connu pour avoir été le mari d'Elisa Bonaparte, la soeur aînée de Napoléon.
    Félix Bacciochi avait aussi l'avantage d'être Corse, né à Ajaccio le 18 mai 1762, et c'est donc au Royal-Corse qu'il débute sa carrière, en tant que sous-lieutenant. Il fréquente les Bonaparte et va souvent dîner chez eux. Dénoncé par ses soldats pour incapacité et malversation, il est destitué de son grade, et il faudra attendre le retour de l'Armée d'Italie pour que le futur empereur, veuille bien l'accepter comme beau-frère.
    Bien sûr, fidèle à sa politique népotique, le chef du clan Bonaparte, le comble d'honneur et de titres: adjudant général en 1799, colonel du 26è en 1802, général de brigade, puis de division en 1809, sénateur, gouverneur de la Toscane, puis en 1812, commandant-général des départements toscans, il porte le titre de Prince Impérial, ceux de prince de Lucques et de Piombino! Mais il ne fut jamais Grand Duc de Toscane, sa femme Elisa, détenant exclusivement le titre de Grande Duchesse.
    La conduite équivoque du Prince pendant les Cents-jours et la 1ère restauration, le force à s'exiler à Bologne où il meurt le 28 avril 1841.

     



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  • Général Desgenettes

    Baron DESGENETTES René Dufriche
    Médecin en chef de l'Armée et de la Garde Impériale
    Professeur à la faculté de Paris, membre de l'Académie de Médecine, des Sciences

    Il y eut dans l’épopée impériale un grand nombre d’officiers et de soldats valeureux ; il y eut de grands généraux dont les noms sont passés à la postérité ; mais il y eut aussi de grands hommes de science, et en particulier des médecins et des chirurgiens militaires que nous ne pouvons oublier dans notre collection de célébrités impériales.
    Desgenettes fut de ceux-là. Il naquit à Alençon le 23 mai 1762, et se fit connaître comme médecin en chef de l’armée d’Egypte. A cette époque, le service de santé n’était qu’un accessoire, dans une armée uniquement orientée vers le combat ; il y avait donc un certain mépris des pertes humaines.
    Pourtant, cet homme de cœur se distingua en empêchant le général en chef de faire fusiller un pharmacien malhonnête qui avait détourné des vivres à son profit. Plus encore, lorsque certains officiers d’Etat-major voulurent faire euthanasier à l’opium des pestiférés irrémédiablement condamnés, il s’y oppose avec force : «mon état est de guérir et non de tuer».
    Il alla même jusqu’à s’inoculer le virus de la peste bubonique pour ranimer la confiance des soldats, et prouver l’efficacité de son vaccin.
    Il avait connu Bonaparte à Fréjus, et l’avait soigné après son incarcération au fort d’Antibes en août 1794 ; celui-ci le nomma inspecteur général des services de santé en 1802.
    Il participa à la campagne de 1812, où les Russes, qui l’avaient fait prisonnier, le relâchèrent, compte tenu de son humanité, appliquée aussi bien à nos soldats qu’à ceux du Tsar.
    Avant de partir pour la bataille finale de l’Empire, Waterloo, Napoléon lui donna le titre de médecin en chef de l’Armée et de la Garde Impériale.
    Il fut par la suite professeur à la Faculté de Paris et en 1820, membre de l’Académie de Médecine, puis en 1832, membre de l’Académie des Sciences, après avoir exercé les fonctions de Médecin chef des Invalides.
    Il meurt à Paris le 2 février 1837 à 75 ans.
    Desgenettes était le modèle parfait du médecin militaire ; l’hygiène était sa première préoccupation, et en plus, de sa très grande culture générale, il fit preuve de désintéressement, de dévouement total, d’esprit d’initiative, mais aussi, d’un courage digne des meilleurs chefs de guerre.
    En son honneur, on donna son nom à un hôpital militaire de Lyon.

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  • Général Desvaux de St Maurice

    DESVAUX DE ST MAURICE

    Napoléon Bonaparte, artilleur, avec une prédilection pour cette arme savante, et tout au long des guerres de l’Empire, il s'employa à découvrir des hommes de talent pour en assurer le commandement. La qualité des officiers suppléait la vétusté du matériel car en quinze ans de combats incessants, c'était toujours les vieux canons de Gribeauval qui étaient en service. La rapidité avec laquelle se succédaient les campagnes n'avait pas permis de renouveler le parc. Puisque les pièces conçues sous l'ancien régime donnaient satisfaction, l'Empereur n’éprouva pas le besoin de moderniser son artillerie. Mais il mit à la tête de ce corps d'élite des chefs prestigieux tels que le Baron Desvaux de St Maurice. C'était un homme aimable et doux, entré à seize ans à l'école d'artillerie de Chalons. Il devint aide de camp du Général Marmont puis Colonel du premier Régiment d'artillerie à pied. Mais c'est surtout comme Colonel Major de l'Artillerie à Cheval de la Garde qu'il se fit remarquer. Ses batteries, très mobiles, supérieurement attelées, appuyaient les mouvements de la cavalerie ; ainsi Napoléon pourra écrire que c'est l’artillerie de la Garde qui décida de la plupart des batailles, car l’ayant toujours sous la main, il pouvait rapidement la porter partout où cela était nécessaire. L Général Desvaux de Saint-Maurice fut mis en disponibilité par Louis XVIII à la première Restauration, mais Napoléon, pendant les Cent-Jours, le rappela au service et le chargeat de réorganiser son artillerie. En 45 jours, il mit su rpied trois mille hommes, servant cent-dix pièces. Dans l'après-midi du 18 juin 1815, dans la morne plaine où se jouait la dernière trajédie de l’Empire, il chevauche parmi les membres de l'état-major aux côtés de Napoléon, quand un boulet anglais le frappe de plein fouet : il n’avait pas quarante ans ! Les Etains du Prince l’ont représenté dans la superbe tenue à la hussarde des artilleurs à cheval de la Garde, portant colback et pelisse chaussée.

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  • Général Drouet d'Erlon


    Général Comte

    Il s’engage volontaire au régiment de Beaujolais en 1782 à l’âge de 17 ans et participe à partir de 1792 aux campagnes des armées de la Révolution, et sert comme capitaine élu et aide de camp du futur Maréchal Lefebvre. On le retrouve dans les armées de Sambre et Meuse, d’Angleterre, du Danube et du Rhin.

    Il est nommé en 1799, chef d’Etat-Major de la division Lefebvre dans l’armée d’Helvétie. Il participe aux combats de Hohenlinden en 1800, puis à tous ceux de l’Empire, Friedland où il est gravement blessé, après avoir commandé une division à Austerlitz. Passé en Espagne en 1810, où il commande le 9ème corps aux ordres du Maréchal Masséna, puis le 5ème en Andalousie sous Soult, jusqu’en 1814 où, revenu en France, il dirige la 16ème division militaire de Lille.

    Il est arrêté pendant la première Restauration pour avoir participé au complot Lefebvre-Desnouettes, qui avait soulevé son régiment lors du retour de l’Ile d’Elbe. Rappelé à l’activité après son ralliement à Napoléon qui lui confie le commandement du premier corps d’observation de l’armée du Nord en 1815, il ne participe pas aux combats de Ligny ni à ceux des Quatre-Bras en raison d’ordres contradictoires. Mais il se couvre de gloire à Waterloo où il s’empare de la Haie Sainte, avant de ramener une partie de ses troupes sur la Loire. Il s’exile ensuite en Allemagne et est condamné à mort par contumace en 1816. Amnistié en 1825, Louis Philippe le rappelle au service et le nomme gouverneur général de nos possessions en Afrique du Nord en 1834.

    Sa prodigieuse carrière militaire lui vaudra en 1843, deux ans avant sa mort le bâton de Maréchal.

    Marbot disait de lui : “Le comte d’Erlon était un homme fort, doux et raisonnable, et le Maréchal Lefebvre avait certifié sa bravoure et ses grandes capacités militaires”. Un de ses subordonnés écrivit en guise d’oraison funèbre : “C’était un brave et estimable officier qui emporte nos regrets et notre amitié”.

    Il ne faut pas oublier, qu’en dehors de sa bravoure personnelle, commune en fait à tous les généraux de l’Empire, le général Drouet d’Erlon savait être un organisateur intelligent de toutes les unités qu’il eût à commander.

    C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les dernières journées de la guerre d’Espagne. Soult lui avait donné la responsabilité de l’armée du Centre, qui le 24 mars 1814, tînt vigoureusement tête à l’ennemi en habits rouges à Saint-Martin du Touch et à Tournefeuille; mais, le 28, les français violemment attaqués par Wellington sont contraints à se replier. Après la dernière grande bataille de la guerre d’Espagne, et la prise de Toulouse le 10 avril 1814, nos soldats partent en retraite sur la route de Carcassonne et le général Drouet d’Erlon, restant invaincu, fait en sorte de ramener tout le monde en bon ordre sur Villefranche de Lauragais, faisant preuve ainsi de ses talents de chef soucieux d’économiser la vie de ses hommes, tout en les conduisant dans l’honneur dans cette France qu’il avait servie avec tant de zèle et d’amour.


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