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  • Général Frère

    Bernard Georges François Frère
    Né le 2 octobre 1764 à Montréal (Aude)

    Mort le 16 février 1826

    Il était pharmacien au commencement de la Révolution française. Entré au service en 1791, il mérita deux ans après le commandement du 2e bataillon de l'Aude.
    Les armées des Pyrénées et d'Italie où il fit les campagnes qui précédèrent le traité de Campo-Formio furent témoins de sa valeur. Il fut blessé aux redoutes de Sezia, à l'entrée dans le Piémont. Chef de bataillon à la 1ère demi-brigade de ligne, il fut encore blessé au combat de Bassano, en 1796, lorsque ce régiment se précipitant sur les pièces qui défendaient le pont de la Brenta, les enleva, passa le pont et pénétra dans la ville malgré la résistance opiniâtre des bataillons de grenadiers, élite de l'armée autrichienne. Le général Napoléon Bonaparte cita honorablement le commandant Frère dans son rapport au Directoire et le fit colonel de son régiment. Il passa en cette qualité à l'armée de l'Ouest, en Hollande, à l'armée du Rhin, qu'il quitta pour venir commander la Garde des consuls. Promu le 12 septembre 1802 au grade de général de brigade, il fit partie du corps d'armée qui s'empara du Hanovre en 1803.
    Il combattit en Autriche, en Prusse et en Pologne, dans les campagnes de 1804 à 1807, et fut cité avec distinction dans les bulletins de l'armée. Le général contribua à la prise de Lubeck et entra un des premiers dans cette place. Dans la campagne de Pologne, il fut chargé de défendre le passage important du pont de Spanden, sur la Passarge ; sept fois la droite des alliés, forte de dix mille hommes, marcha sur les retranchements, et sept fois elle en fut repoussée par le général Frère qui n'avait avec lui que le 27ème régiment d'infanterie légère et quatre pièces de canon. Cette défense qui coûta à l'ennemi plus de mille hommes, eut lieu le 5 juin 1807 et fut un des plus brillants faits d'armes de la campagne. Le général Frère reçut l'année suivante le titre de comte de l'Empire, la croix de commandeur, le grade de division: le 6 mars 1808, et un commandement en Espagne.
    Le 7 juin il marcha sur Ségovie, et arrivé à un quart de lieue de cette ville, il envoya un parlementaire pour inviter les magistrats à faire rentrer les insurgés dans le devoir. Les Espagnols, forts de cinq mille hommes et soutenus par trente pièces d'artillerie, ayant accueilli le parlementaire à coups de canon, le comte Frère ordonna aussitôt l'attaque.
    La place fut emportée de vive force ; beaucoup d'Espagnols périrent dans le combat, un grand nombre furent pris et l'on s'empara des canons.
    Le général Frère prit part au siège de Saragosse en qualité de chef d'état-major du maréchal Lannes, avec lequel il retourna en Autriche. Il y donna des nouvelles preuves de valeur et de talent, et fut grièvement blessé à la bataille de Wagram.
    De retour dans la Péninsule, il se signala encore aux sièges de Tortose et de Tarragone, revint en France en 1813, fut appelé au commandement de la 13e division (Rennes), et ensuite de la 46ème à Lille.
    Après la première Restauration, le comte Frère fut nommé chevalier de Saint-Louis, demeura à peu près inactif pendant les Cent-Jours, et n'en perdit pas moins son commandement.
    Il mourut, le 16 février 1826. Son fils unique fut tué en duel.
    Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile ; côté Sud.

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  • Général Andréossy


    GENERAL Antoine François, comte d'Andréossy,

    Né le 6 mars 1761 à Castelnaudary
    Mort le 10 septembre 1828 à Montauban

    Après de fortes études au collège royal de Sorèze, il entre à l'école d'artillerie de Metz, d'où il sort major de sa promotion le 30 juin 1781, avec le grade de lieutenant d'artillerie, et, à ce titre, choisit le régiment d'Auxonne.
    Il fit avec son premier grade, en 1787, la campagne de Hollande.
    En dépit de ses connaissances étendues et des recherches qu'il poursuivait sur l'emploi des bombes pour la défense des places, il ne fut nommé capitaine que le 15 mai 1788. Il ne se présenta pour lui aucune occasion de se distinguer jusqu'en 1789.
    Passé à l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, il fut choisi par le général en chef comme directeur du service des ponts.
    En 1798, il est envoyé en Égypte, où il dirige les équipages de pont. Il participe à la bataille des Pyramides, et fait partie, le 1er août, de la première promotion du nouvel Institut d'Égypte, dans la section de mathématiques, où siège également Bonaparte.
    Bonaparte, qui avait saisi le pouvoir et qui n'était point ingrat, récompensa Andréossi en le nommant, chef de l'état-major-général de la 17e division militaire, général de division le 5 janvier 1800, chef de la 4e division du ministère de la Guerre (créée exprès pour lui, il se trouva diriger en fait l'administration de l'artillerie et du génie). Il joignit bientôt à son administration le titre de commandant de l'artillerie de Strasbourg, et le grade de général de division. Il fut appelé, en août 1800, au commandement de la place de Mayence.
    Le 16 février 1801, lors de la paix de Lunéville, le général Andréossy fut chargé d'arrêter les bases du plan de défense pour toute la rive gauche du Rhin, et le 10 août 1802, le Premier consul lui confia la direction générale du dépôt de la Guerre.
    Revenu en France après la rupture avec l'Angleterre, il fut nommé, le 18 mai 1803, inspecteur-général de l'artillerie et commandeur de l'Ordre de la Couronne de fer. En sa qualité d'inspecteur, il fit la première partie de la campagne d'Autriche (1805), se trouva à la bataille d'Austerlitz, jusqu'à la prise de Vienne où il resta comme commissaire de l'Empereur (ministre plénipotentiaire) pour les compléments du traité de Presbourg et, ensuite, comme ambassadeur, à la place du comte de La Rochefoucauld démis de ses fonctions. Il séjourna à Vienne jusqu'en 1808, mais ne put conjurer la rupture des relations avec le gouvernement autrichien.
    Napoléon Ier, toujours plus touché du rôle et de l'habileté qu'il montrait dans tous les postes qu'on lui confiait, ne cessait de le combler de toutes sortes de dignités et d'honneurs. Le 14 août, il le fit grand aigle de la Légion d'honneur, et le 14 octobre 1810, grand-chancelier de l'Ordre des Trois-Toisons d'Or. En février 1810, il l'appela au conseil d'État et lui confia la présidence de la section de la guerre.
    Louis XVIII accueillit le comte Andréossi et le décora de la croix de Saint-Louis le 13 août 1814.
    Commandeur de l'ordre de Saint-Louis le 1er mai 1821, il fut élu, le 13 décembre 1824 académicien libre de l'Académie des sciences
    Alors qu'il retournait à Castelnaudary après la session législative, il mourut le 10 septembre 1828, à Montauban, d'une « fièvre cérébrale ». Il fut inhumé au cimetière de l'est de sa ville natale.
    Son nom est gravé sous le pilier Sud de l'arc de triomphe de l'Étoile.

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  • Général Broussier


    Jean-Baptiste Broussier, général de division

    Né à Ville-sur-Saulx le 10 mars 1766

    Mort le 13 décembre 1814 à  Bar –le-Duc

    Destiné à l'état ecclésiastique, il s'enrôla, en 1791, dans le 3ème bataillon de la Meurthe, et y fut nommé capitaine en septembre par les volontaires de la Meuse. Il fit ses premières armes sous Beurnonville dans les campagnes du Nord ; il fut grièvement blessé à l'affaire de Vavrin.
    Nommé chef de bataillon, il rejoignit l'armée de Sambre-et-Meuse où, étant chargé de la défense d'un poste important, il fut atteint d'une balle à la tête.
    En 1797, Broussier passa à l'armée d'Italie, où il fut nommé chef de brigade au 43e régiment d'infanterie de ligne. Il se distingua lors de la prise de La Spezia, pénétra un des premiers dans le fort de Chiusa et fit prisonnier de sa main le général autrichien. Nommé chef de brigade en mars 1797 à la suite de ces actions d'éclat, il fut employé à l'armée de Naples, puis chargé de diriger une expédition dans les Apennins.
    Promu par Championnet au grade de général de brigade, il concourut en cette qualité à la conquête de Naples, détruisit entièrement l'armée du cardinal Ruffo, soumit toute la Pouille insurgée, et s'empara, après des assauts meurtriers, des villes de Trani et d'Andria qu'il réduisit en cendres.
    Il continua à servir avec beaucoup de distinction en Italie, jusqu'en 1803, époque où il fut nommé commandant d'armes de la place de Paris.
    Élevé en 1805, au grade de général de division, Jean-Baptiste Broussier devint grand officier de la Légion d'honneur le 21 juillet 1809, puis comte de l'Empire en octobre de la même année. Il retourna en Lombardie cette même année, y déploya encore autant de valeur que d'habileté, et eut une grande part à la bataille de Wagram.
    Il se distingua encore lors des campagnes de Russie et de Saxe. Aussitôt après les désastres de 1813, il prit la tête de la 3ème division du corps d'observation de Mayence. Il vint s'enfermer à Strasbourg, dont l'Empereur lui avait confié le commandement. Il allait prendre, l'année suivante, celui du département de la Meuse, lorsqu'il fut atteint d'une apoplexie foudroyante qui mit fin à sa carrière, le 13 décembre 1814, à Bar-le-Duc.

    Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, colonne 07, côté nord

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  • Général Brayer

                      
    Michel Silvestre Brayer
    Né le 31 décembre 1769 à Douai (Nord)

    Mort le 28 novembre 1840 à Paris

    Soldat au régiment suisse de Reinhart, le 20 avril 1782 ; adjudant-major, le 23 décembre 1793 dans le 3e bataillon de Puy-de-Dôme
    Après s'être distingué aux affaires d'Emeding, en Brisgau, de Reichenau, le 6 mars 1799, et à plusieurs autres, le premier Consul le nomma chef de bataillon à la 103e demi-brigade, le 31 juillet 1800.
    Le 8 avril 1803 Ney, alors général en chef et ministre plénipotentiaire en Helvétie, lui fit décerner un sabre d'honneur, accompagné d'un certificat conçu dans les termes les plus honorables, surtout à propos de sa conduite à la bataille de Hohenlinden.
    Brayer fut nommé major du 9e régiment d'infanterie de ligne, le 21 décembre 1804, et membre de la Légion d'honneur en 1805; il fit la campagne d’Autriche, comme commandant de la 2e demi-brigade d'élite.
    Commandant d'avant-garde du maréchal Lefebvre, en 1806 et 1807, il se distingua au siège de Dantzig, à la prise de l'île de Nehrung, où il reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur ; il contribua au succès de la bataille d'Heilsberg, fut grièvement blessé à la bataille de Friedland.
    Passé à la 1re division du 2e corps de l'armée d'Espagne, en 1808, il se signala à la bataille de Burgos et fut nommé commandeur deux jours après.
    Général de brigade, le 26 mars 1809, il contribua puissamment à la prise du camp retranché sous les murs d'Oporto, se distingua à la bataille d'Ocaña, et à tous les combats qui eurent lieu dans la Sierra Morena. À la tête de deux régiments, il enleva la position de Pêna-Peras, regardée comme la clef de l'Andalousie.
    Le 15 août 1811, il fut créé baron de l'Empire avec une dotation de 6 000 francs.
    Général de division après la bataille de Dresde, où il fut blessé, il se trouva aux différents combats qui se livrèrent devant Leipzig. Dans la bataille du 19 octobre, un boulet tua son cheval et le blessa à la cuisse.
    En 1814, il fit partie du corps d'armée du duc de Tarente, et se distingua particulièrement le 4 février à Châlons, à Montmirail, à la Ferté, à Bar-sur-Seine.
    Mis en non-activité après l'abdication ; une ordonnance royale du 8 juillet le nomma chevalier de Saint-Louis.
    A l'entrée de Napoléon Ier à Lyon, le 10 mars1815, le général Brayer, commandait cette place; il en partit le lendemain avec la division et passa le 22 mars la revue de l'Empereur sur la place du Carrousel. Commandant d'une des divisions de la Jeune Garde, il se rendit le 18 mai à Angers avec deux régiments, et sa conduite, dans cette ville, fut à la fois ferme et prudente. Créé chambellan de l'Empereur, gouverneur de Versailles et de Trianon, pair de France et comte de l'Empire avec dotation de 4 000 francs, il prit une part active aux opérations du général Lamarque dans la Vendée.
    Grand officier de la Légion d'honneur en 1830, et pair de France en 1832, il remplit les fonctions d'inspecteur général de l'infanterie en 1833, 1834, 1835.
    Admis dans le cadre de vétérance, le 30 septembre 1835, il reçut la grand-croix de la Légion d'honneur, le 15 février 1836, et fut mis en non-activité.
    Le général Brayer avait été compris dans le testament de Napoléon pour une somme de cent mille francs.
    Son nom figure sur la partie ouest de l'arc de l'Étoile.




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  • Général Kellermann de Valmy

    François Etienne KELLERMANN

    Il est très difficile d’être le fils d’un homme aussi célèbre que celui du Maréchal Kellermann qui reçut de Napolèon le titre de sénateur, grand cordon de la Légion d’Honneur, duc de Valmy, Pair de France aux Cents Jours, il reste à l’écart des événements.
    François-Etienne ébloui par la carrière exceptionnelle de son père ne se sent pas prêt à suivre la même route. Cependant, il s’engage au régiment-colonel de hussards comme simple sous-lieutenant. Il est nommé lieutenant en 1792 puis capitaine.
    Il est employé à l’armée des Alpes après avoir été simple aide de camp de son père qui le fait engager dans l’armée d’Italie ; on le retrouve à côté de Bonaparte sur le pont d’Arcole puis à Rivoli, mais son grand fait d’armes, sous le commandement de Murat, fut la terrible charge qu’il dirigea de sa propre initiative et qui lui attribua sans équivoque la victoire de Marengo le 14 juin 1800, Bonaparte lui-même lui reconnut « des preuves de bravoure et de talents dans toutes les occasions ». Il y gagna grâce à cet exploit les trois étoiles de général de division.
    Bien sûr, il est présent à Austerlitz où il est blessé. Puis on le retrouve au Portugal aux côtés de Junot où il obtient la capitulation de Sintra en août 1808. Il reste en Espagne de 1809 à 1811. A Valladolid on lui demande des explications sur les sommes qu’il avait levées sur cette ville : il eut cette réponse sublime « Croyez-vous que j’avais passé les Pyrénées pour changer d’air? ».
    Il se bat encore en Allemagne en 1813, et malgré une santé précaire il participe encore à la Campagne de France, après s’être illustré à Wachau en tant que commandant la cavalerie du maréchal Ney. Il se rallia aux Bourbons, mais rejoignit Napolèon aux Cents-jours.
    Il charge aux Quatre-bras et à Waterloo, où il est à nouveau blessé.
    A la chute de l’Empire, Louis XVIII reconnaissant sa valeur militaire et sa grande bravoure, le fait Pair de France, à la mort de son père, et Duc de Valmy.
    En 1828, il devient membre du conseil supérieur de la guerre. Il se rallie à Louis-Philippe et il est un des cinq Pairs de France qui participe au procès des ministres de Charles X où il réclame la peine de mort.
    Il demeure en activité jusqu’en 1831 où il est mis en disponibilité, sa santé déclinant rapidement. Le courageux Kellermann avec sa bravoure et son impétuosité exemplaires ne put cependant empêcher la mort de l’emporter le 2 juin 1835, avec cette auréole de gloire immortelle de la célèbre victoire de Marengo qui aida sans aucun doute à la réputation du général Bonaparte, qui malgré l’initiative personnelle de son subordonné, restait néanmoins son chef hiérarchique…


    Ph. Reignat

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  • Général Gourgaud

    GENERAL COMTE GOURGAUD

    C'était un fidèle indéfectible de Napoléon au point d'ignorer les fautes de son maître.
    Il était alors jeune, vif et sémillant, mais avec un aspect tranchant et autoritaire.
    Il avait vingt trois ans lorsqu'il fut blessé à Austerlitz, et toute l'armée admirait sa bravoure et son esprit chevaleresque.
    L'Empereur le prend comme officier d'ordonnance et il participe à la campagne de Russie ;
    Il entre le premier au Kremlin, après avoir traversé deux fois à la nage le gué de Studianka. Ce courageux officier, presque inconscient des risques qu’il prenait, admiré de l’Empereur qui le fait chef d’escadre et premier officier d’ordonnance, grade suprême des membres du petit Etat-Major. C’est pour lui que Napoléon crée ce grade qui n’existait pas auparavant. A la bataille de Brienne, il tue à bout portant un cosaque qui pointait sa lance sur l’Empereur.
    Le 12 mars 814, ce fait d’armes lui vaut le grade de colonel qui est confirmé par Louis XVIII revenu au pouvoir ; ceci crée une disgrâce passagère, où le brave Gourgaud menaçait de se brûler la cervelle si l’Empereur ne voulait le recevoir. Sa conduite exemplaire lui obtint son pardon, et il reçut la confirmation de son grade de colonel et son titre unique de premier officier d’ordonnance le 3 avril 1815.
    Le 21 juin il prend le titre de maréchal de camp. Après Waterloo il reste fidèle à son maître et l’accompagne à Sainte-Hélène, renonçant à des affectations prometteuses, dans un sentiment de reconnaissance et d’une admiration pure et complètement désintéressée. Après la mort de Napoléon, il est nommé aide de camp de Louis Philippe, et inspecteur général de l’artillerie.
    Il est fait pair de France en 1841 et s’occupe du retour des cendres de Napoléon. Grâce à lui et aux souvenirs qu’il a écrits, nous avons la taille exacte de l’Empereur, soit cinq pieds deux pouces français, ce qui correspond à peu prés à un mètre soixante huit.
    Notre héros se lance ensuite dans la politique et devient député des Deux-Sèvres à la législative de 1849. Mais il ne faudra jamais oublier que son titre de baron d’Empire lui avait été décerné pour avoir neutraliser une mine qui devait faire sauter l’Etat-Major de la Grande Armée au Kremlin. C’était un fidèle et un brave qui mourut à Paris le 21 juillet 1852.

    Ph. Reignat 

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  • Général Bertrand

    GENERAL BERTRAND

    La ville de Châteauroux peut s'enorgueillir d'avoir vu naître Henri Gatien Bertrand,considéré par Napoléon comme le meilleur "ingénieur de l'Europe !".
    Il commence sa carrière militaire comme garde national et combat aux côtés des Suisses, contre les émeutiers révolutionnaires, pour la défense des Tuileries pendant la terrible journée du 10 août 1792.
    Il entre ensuite à l’école du génie de Mezières, d’où il sort en 1795 avec le brevet de capitaine.
    Sa fortune va se lier à celle du général Bonaparte qu’il suit en Italie avec le grade de chef de bataillon. Il est avec lui en Egypte où il dirige avec succès le siège d’Aboukir, où sa brillante conduite lui vaut les étoiles de général de brigade.
    En 1803, il est nommé inspecteur général du génie et commande les soldats de cette arme savante au camp de Saint-Omer.
    Cet officier, d’une rare compétence, ne manifeste pourtant aucune ambition particulière, ni passion excessive dans son emploi et dans ses rapports avec ses subordonnés ; il est calme, réfléchi et courtois ; c’est probablement pour toutes ces raisons que Napoléon l’incorpore au petit cercle privilégié de ses aides de camp. Ce qui ne l’empêche pas d’utiliser ses connaissances scientifiques pendant la campagne de 1805, notamment pour la prise des ponts de Vienne ; à Austerlitz, il se couvre de gloire, puis en 1806 il est l’artisan de la capitulation de la ville de Spandau, avant de rejoindre le corps du maréchal Lefèbvre à Dantzig ; on le retrouve à Friedland, où l’empereur le fait général de division et lui confie le commandement en chef du corps de génie de l’armée d’Allemagne.
    C’est lui encore qui avant la bataille de Wagram construit sur le Danube avec ses sapeurs, le grand pont de bateaux de 680 mètres, qui va permettre à la Grande Armée d’investir l’île Lobau et de passer sur la rive gauche du fleuve grâce à sept autres ponts sur lesquels foncent le corps d’armée de Masséna et la cavalerie du Maréchal Bessières.
    En 1812, il va remplacer Marmont comme gouverneur général des Provinces Illyriennes où les populations qu’il administre apprécient sa modestie, son équité, sa loyauté et sa générosité, tandis qu’il s’efforce du mieux qu’il peut à faire aimer à ses sujets le maître qu’il sert lui-même avec dévouement.
    Le 23 mai 1813, le général Duroc, grand Maréchal du Palais, est tué le lendemain de la bataille de Bautzen, Napoléon est très affecté par la mort de ce fidèle serviteur de l’Empire, et choisit pour le remplacer, un homme en qui il a entière confiance et dont la fidélité ne s’est jamais démentie, le général Bertrand, qui devient à son tour, Grand Maréchal du Palais, le 18 novembre 1813 et qui exercera cette fonction jusqu’à la mort de Napoléon.
    Pendant la campagne de Saxe, il est à la tête du 4ème corps qui s’illustre à Lutzen, et assure la retraite de l’armée, après la tragique « bataille des Nations » de Liepzig en octobre 1813 en tenant les ponts de Lindenau sur l’Elster. Mais le 19, le seul pont restant est détruit prématurément isolant 120 000 soldats français dont 15 000 resteront prisonniers des alliés.
    En 1814, il sert comme adjoint du major-général à Brienne Chapaubert et brille particulièrement à Montmirail, avant de partir pour l’Ile d’Elbe où il accompagne l’Empereur après la première abdication.
    On le retrouve aux Cent-jours, après avoir été fait Pair de France par Louis XVIII à la Restauration, et, à la chute de l’Empire, il est volontaire pour suivre Napoléon à Sainte-Hélène, où il le sert et l’assiste jusqu’à sa mort le 5 mai 1821.
    La duchesse d’Abrantes écrira à son sujet : « son dévouement à la personne de l’Empereur était extrême. Il avait le cœur ferme, une âme résolue, il aurait tout sacrifié, ses biens et sa vie pour sauver l’Empereur ».
    Il revient en France où le roi le confirme dans son grade et le nomme en 1830 commandant de l’école polytechnique ; l’année suivante, il est député de Châteauroux.
    En 1840 il fait partie du petit groupe des anciens compagnons de Napoléon, qui accompagne le prince de Joinville à Sainte-Hélène, pour rapatrier les cendres impériales et veiller à leur transport aux Invalides.
    Il meurt à Châteauroux le 31 janvier 1844, après avoir rédigé ses mémoires sous le titre des « cahiers de Sainte-Hélène ».

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  • Baron Percy

    BARON PIERRE PERCY

    Ce chirurgien est né en Franche-Comté en 1754. Nommé inspecteur général du service de santé des armées, il invente le corps mobile de secours aux blessés, avec un véhicule bizarre appelé Wurst, à cause de sa ressemblance à une saucisse. Il s'agissait en fait d'une remorque de cuir sur laquelle s'installaient quatre ou cinq membres du corps médical, médecins, chirurgiens et pharmaciens.
    Par la suite, il enseigna à la faculté de médecine, et fut élu à la Chambre des représentants.
    A Clamart, son nom a été donné à un hôpital militaire. Le service de santé fut crée en 1708 par Louis XIV, mais il faudra deux siècles pour qu’il puisse acquérir son indépendance d’action. La carence des commissaires des guerres, dont ce service dépendait réduisit le nombre des hôpitaux d’instruction. Les officiers de santé morts au combat, oblige à l’incorporation de personnel civil inapte à la médecine militaire.
    Percy, à Mariendbourg, voit un chirurgien opérer avec un couteau de cuisine et une scie d’artisan et s’écrie dans une colère noire « O calamité, administration détestable, le directeur de l’hôpital est digne d’être noyé ou pendu ! » Il faut bien dire que la révolution fermera les yeux sur les titres (ou l’absence de titres) de ces médicastres pris au hasard : étudiants en médecine ou « opérateurs » empiriques. A part les galeux qui étaient isolés de la troupe, les malades n’étaient pas pris en considération. L’absence de matériel approprié ne permettait pas le fonctionnement d’un service de santé, pratiquement inexistant.
    Les malades et les blessés étaient confiés aux hôpitaux dans les villes traversées par les armées, où l’on couchait les hommes par deux, et où trente hommes mouraient tous les jours faute de soins et de nourriture, car les infirmiers volaient la moitié des vivres. La paille était remplie de vermine et leurs effets personnels volés.
    De plus les épidémies règnent à l’état endémique, fièvres malignes ou putrides, choléra, typhus qui font plus de victimes que les combats.
    Percy intervint là encore, forme des infirmiers équipés d’un sac de matériel d’urgence et de brancards pliants, et obtint des chevaux pour les aides-major qui improvisent des ambulances dans des maisons abandonnées, éloignées du champ de bataille.
    Les meilleurs médecins et chirurgiens étaient affectés à la Garde Impériale aux ordres de Larrey, munis d’un matériel amélioré, mais l’ensemble des soldats et des blessés de la Grande Armée, furent le plus souvent soignés dans la mesure des ses moyens par le Baron Percy, décoré de la légion d’honneur en 1804, pour l’excellence des travaux à sa charge.

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  • Général Ségur

    Général Ségur

    Dès que l’on prononce le nom de Ségur, il vient à l’esprit de tout le monde, surtout parmi les plus anciens, la belle œuvre de la fameuse comtesse, Sophie Rostopchnie, fille du gouverneur de Moscou (qui avait épousé le comte Eugène de Ségur), qui écrivit pour ses petits-enfants des titres célèbres, tels que « les petites filles modèles », « les malheurs de Sophie », « les mémoires d’un âne », « le Général Dourakine » et « l’auberge de l’ange gardien » sans oublier « un bon petit diable ».
    Mais notre Philippe Paul comte de Ségur n’a rien à voir avec la littérature de sa parente célèbre. Il était le fils de Louis-Philippe Ségur d’Auguesseau.
    Il est engagé dans un régiment de hussards en 1800, où il est nommé rapidement sous-lieutenant. Impressionné par son courage au combat Mac-Donald le prend comme aide de camp.
    Poursuivant une carrière prometteuse, en 1802 il est pris comme aide de camp du général Beurnouville, c’est lui qui fait signer comme officier d’Etat-Major la capitulation d’Ulm, au général Mack. Ce qui lui valut les deux étoiles de général de brigade.
    Il ne quitte plus l’Etat-Major de la Grande Armée, et part pour Naples comme chef d’escadron du 13ème chasseurs où il se distingue au siège de Gaete, Joseph Bonaparte, son supérieur hiérarchique écrit à son sujet : «c’est un bon jeune homme et un excellent officier plein d’ardeur et de talent».
    Il est fait prisonnier par les Russes en mai 1807, alors qu’il est passé à la grande armée de Pologne et il est envoyé, blessé, à Moscou. Relâché en 1808, il est nommé au 6ème hussards, où il est blessé par deux fois à Somosierra. Mais il ne faudra pas oublier le conflit qui l’oppose à David, celui-ci prétendant organiser les étapes du sacre, alors que Ségur était grand maître des cérémonies. Il organisa une maquette de l’événement au moyen de petites poupées habillées comme elles le seraient à Notre-Dame, dans un atelier de six mètres sur neuf. Cette rivalité faillit les conduire au duel, mais finalement David exécutant son fameux tableau, fut félicité par l’Empereur et l’affaire en reste là, Ségur continuant à positionner ses figurines dans un ordre qui fut parfaitement respecté à Notre-Dame.
    Il est nommé adjudant-commandant et adjoint du Grand Maréchal du Palais à l’armée d’Allemagne. Il est envoyé en mission à Vienne et à Saint-Pétersbourg.
    Général de brigade en 1812, il est nommé gouverneur des pages en 1813. Pendant la campagne de France, il est commandant du 3ème régiment des gardes d’honneur, à Montmirail, puis à Reims où il est à nouveau blessé. A la Restauration, le roi Louis XVIII le fait Maréchal de Camp au corps royal d’Etat-Major où il dirige l’Etat-Major de la cavalerie. La monarchie revenue au pouvoir ne saurait se passer des meilleurs officiers de l’Empire, et le fait lieutenant général en 1831 et Pair de France, pour sa belle défense de la rive gauche de la Seine après la défaite de Waterloo.
    Il est mis en disponibilité, ce qui lui permet d’exercer ses talents d’historien :« Histoire de la Grande Armée » et ses mémoires qui seront réunies en un seul titre « Un aide de camp de Napoléon ».
    Courageux jusqu’à l’impétuosité, intelligent dans le combat, et grand observateur de toutes les campagnes impériales, il meurt à Paris le 25 février 1873.
    Parmi tous les héros de cette époque, il fut un des rares à posséder toutes les qualités citées dans ce texte qui en a forcément oublié quelques-unes.

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  • Général Marquis Montholon

    Charles–Tristan de MONTHOLON

    Né le 21 juillet 1783 à Paris.
    A la mort de son père il avait six ans, il fut adopté par son beau-père Charles-Louis Huguet de Sémonville.
    Le 7 octobre 1799 à seize ans, il fut nommé adjoint du génie par Championnet ; le 31 mai 1800, il fut promu lieutenant et détaché comme aide de camp du général Augereau, ce qui lui valut ses galons de capitaine le 3 novembre 1801.
    Le 12 mai 1803, il fut aide de camp de son beau-frère, le général Mac Donald.
    Montholon continua de servir dans les états-majors, le 11 septembre 1805, il fut affecté à celui de la Grande Armée. Il y obtint la Légion d’honneur le 14 mars 1806 et le grade de chef d’escadrons, le 9 janvier 1807.
    Le 13 mai 1809, il fut promu adjudant-commandant (lieutenant-colonel) et le 28 mai 1809, comte de Sémonville.
    Le 20 janvier 1812, Montholon quitta l’armée pour embrasser grandement la carrière diplomatique en devenant ministre plénipotentiaire auprès du grand-duc de Wurtzbourg.

    Après la campagne de Russie, on rappela tous les officiers non employés.
    Le 2 mars 1814, on lui donna le commandement du département de la Loire. Il se dirigea sur la Franche-Comté pour appuyer le maréchal Augereau et dut se replier sur Lyon et Roanne, puis sur Saint-Bonnet le-Château, où il se terra pendant quelques temps, coupé de ses troupes qui battaient la campagne.
    Après l’abdication de Napolèon, il remit son commandement au colonel Genty.
    Il gagna Fontainebleau le 20 avril, à temps pour y croiser l’Empereur qui partait pour l’île d’Elbe.
    Le 5 juin 1815, Montholon fut nommé général de brigade mais il resta sans affectation.
    Au retour de Waterloo, et bien qu’il ne fut plus chambellan, il se présenta à l’Elysée revêtu de l’habit écarlate à parements d’argent qu’il avait porté en 1810.
    Son dévouement lui permis de se trouver avec Napoléon sur le Bellérophon, le 31 juillet 1815, lorsque l’Empereur reçut lecture de la note du gouvernement britannique qui le condamnait à être détenu à Sainte-Hélène. Cette note précisait : « on laissera le général Buonaparte choisir trois officiers qui, avec son chirurgien, auront la permission de l’accompagner et ne pourront quitter l’île sans l’autorisation du gouvernement britannique.» Profondément abattu, Napoléon refusa obstinément de désigner les trois officiers qui l’accompagneraient à Sainte-Hélène. En définitive, il désigna les généraux Montholon, Bertrand et Gourgaud.
    Ce fut Montholon qui ferma les yeux à l’empereur.

    Montholon fit partie du comité national de soutien à Louis-Napoléon Bonaparte pour l’élection présidentielle de 1848 et, en mai 1849, il se fit élire à l’Assemblée législative dans le département de la Charente-Maritime.
    Il ne survécut pas longtemps à l’avènement du Second Empire : il mourut à Paris le 21 août 1853 âgé de soixante-dix ans.

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  • Général Casanova

    Général Arrighi de Casanova

    Ce brillant cavalier, né à Corte le 8 mars 1778, est cousin par alliance de Napoléon.
    Il participe à toutes les campagnes de la République et de l’Empire, après avoir été élève du Roi à l’école militaire de Rebais, nommé lieutenant pendant la première campagne d’Italie, il montre un tel courage dans les combats que son illustre cousin le prend avec lui dans son armée d’Orient ; il va justifier sa réputation de brave en montant à l’assaut de Saint-Jean d’Acre, où il est grièvement blessé, échappant par miracle aux suites de cette blessure presque toujours mortelle.
    On le retrouve à Marengo, puis dans toutes les campagnes de la grande armée à Austerlitz, à Friedland de 1805 à 1807, où le 25 juin on lui donne le commandement des dragons de la garde, qu’il va entraîner en Espagne en 1808, puis dans l’armée d’Allemagne en 1809 avant d’être nommé inspecteur général de la cavalerie en 1810.
    On le retrouve en 1813 à la tête du 3° corps de cavalerie de la Grande Armée, où il se distingue à Leipzig, à Dennewitz et à Hanau.
    En 1814 il est présent à la campagne de France et bien entendu, Louis XVIIl, revenu au pouvoir le place en non-activité. Il se retire alors en Lombardie, mais Napoléon, pendant les Cent-Jours le nomme gouverneur de la Corse. Exilé pendant la seconde Restauration, il revient en France en 1819. Il représente la Corse en 1849 et, est finalement nommé Gouverneur des Invalides en 1852.
    Jean Toussaint Arrighi de Casanova meurt le 22 mars 1853 à Paris, avec le titre de duc de Padoue et Pair de France. Son portrait se trouve actuellement au musée de l’armée de Bruxelles. Son fils, Louis Arrighi de Casanova, bonapartiste dévoué fut ministre de l’intérieur en 1859 et député de la Corse de 1876 à 1882.

    Les Etains du Prince ont choisi de réprésenter ce valeureux militaire en figurine de collection.

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  • Général Claparède

    Général Michel Marie Claparède

    «Claparède, brave militaire, couvert de blessures, bon camarade et, généralement aimé» d’après Ferensac. Il est né à Gignac, dans l’Hérault, le 28 août 1770. Il est volontaire en 1793, participe à l’expédition de Saint-Domingue, et il est élu le 22 novembre 1793 lieutenant-colonel, après avoir servi au 4ème bataillon de l’Hérault, puis aux armées des côtes de Cherbourg, et aussi en Italie où il commande la place de Gênes en 1779.
    Avant de servir sous Leclerc, il est chargé des services secrets de l’armée du Rhin et participe à la bataille de Hohenlinden. Revenu malade de son séjour dans les Antilles, il est incorporé à la division des grenadiers d’Oudinot, après avoir été en 1802 élevé au grade de général de brigade. Il se distingue à Ulm et à Austerlitz où il organise la défense du fameux Santon, aux côtés de l’Empereur qu’il suit pendant la campagne de Prusse, où sa conduite admirable à Saafeld et à Iéna lui vaut les grosses épaulettes d’or de général de division, en 1809. Comme beaucoup d’autres officiers, il est envoyé en Espagne après avoir un temps séjourné en Pologne où il se familiarise avec une arme inconnue en France, la lance, qui va devenir le symbole des Polonais, admis dans la Grande Armée.
    En 1809, il reprend la tête des grenadiers d’Oudinot pendant la campagne d’Autriche où il brille à la prise de Landshut et de Ebersberg, « un des plus beaux faits de l’histoire » selon le bulletin de la Grande Armée. Il est blessé à Essling et à Znaim, ce qui ne l’empêche pas de reprendre du service en Espagne en 1810 et en 1811 où il est présent à la bataille de Fuentes de Onoro.
    En 1812, au vu de son expérience des troupes polonaise, il est nommé commandant chef de ces soldats exceptionnels qui avaient choisi de se mettre au service de la France. Il est de nouveau blessé, lors du passage de la Bérézina.
    Malgré tout, en 1813, pendant la campagne de Saxe, on le retrouve à la tête de ses fidèles Polonais ; mais lorsque Dresde capitule, il est fait prisonnier. Rentré en France fin 1814, il se rallie à Louis XVIII qui le nomme inspecteur général de l’infanterie en 1817 et Pair de France en 1819. Il meurt le 23 octobre 1842 à Montpellier, après avoir rallié la monarchie en 1830.

    Les Etains du Prince ont reproduit ce personnage en figurine sabre au clair.

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  • Général Foy

    GENERAL MAXIMILIEN-SEBASTIEN FOY, COMTE D’EMPIRE

    L’Empereur faisait peu de cas de la bravoure, qu’il considérait comme une qualité inhérente au soldat, quelque grade qu’il possédât, mais il appréciait au plus haut point, l’intrépidité, qui distinguait l’exécutant discipliné, du chef inspiré qui prend des initiatives audacieuses capables de modifier le cours des opérations militaires dans le cadre de ses fonctions. Et c’est ainsi que l’histoire jugera le général Foy, né à Ham en 1775, le 3 février. Il est à l’armée du Nord en 1792, et comme l’écrit Stendhal « C’est un militaire de la plus grande expérience, plein d’ambition et d’instruction, mais affligé de l’esprit de contradiction et d’un orgueil senti ». Il est arrêté pour avoir pris parti pour les Girondins, condamné pour avoir touché indûment une ration de fourrage, et amnistié par la convention.
    L’historien Pereuse, trace la progression du général Foy :
    « débuts brillants dans l’artillerie à cheval, plein d’ardeur et de talent, il paraissait destiné à gagner promptement le premier rang dans l’armée » en 1795, il est capitaine du 2ème régiment d’artillerie à cheval à l’armée de Rhin et Moselle, puis chef d’escadron en 1796 et enfin chef de brigade aux ordres du général Lecourbe en 1799. Il vote néanmoins contre l’avènement de l’empire, en tant que vieux soldat de la révolution, mais il accepte le commandement de chef d’état-major de l’artillerie du corps de Marmont en 1805. Il est à Constantinople en 1807 et organise la défense des Dardanelles.
    Promu général de division en 1810, il sert aux Arapiles, défend Tolosa et rentre en France après avoir été blessé dans la bataille d’Orthez et deux fois pendant la campagne d’Espagne en 1808, à Vimeiro et à Busaco.
    On retrouve ce brave à la tête d’une division du 2ème corps d’armée en 1815, après avoir rallié Napoléon pendant les Cent-jours. Il est à Waterloo, pour la dernière bataille de l’Empire, où il est à nouveau blessé, dans l’assaut de la ferme de Hougoumont, commandant la 9ème division du corps du général Reille. Louis XVIII, remonté sur son trône, reconnaît les qualités militaires et la valeur morale du général Foy et le nomme inspecteur général de l’infanterie.
    Député libéral de l’Aisne en 1819, il défend la liberté de la presse, la liberté individuelle et s’oppose fermement aux ultras ; il meurt le 28 novembre 1825 à Paris, et ses obsèques, où son cercueil est accompagné de plus de 100 000 personnes, donnent lieu à une grande manifestation contre le régime monarchique. Puymaigre écrit : « son grand talent de tribun, alliait des formes distinguées à une urbanité qui ne se démentit jamais ! »
    Villemain précise à son tour : « Il était le plus populaire et le plus agréable à l’esprit français ; le général Foy, avec son front large et chauve, où retombait quelques mèches de cheveux blanchis, portait en lui une sorte de fascination ou de séduction impérieuse avec une merveilleuse facilité à tout saisir ».
    Après la première restauration, les généraux de division avaient repris l’ancien titre royal de Lieutenant-général, que Napoléon avait conservé pendant les Cent-jours : ainsi le général Foy est aussi connu comme Lientenant-général, notamment à la fameuse et, dernière bataille de l’Empire : Waterloo.

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  • Général Walther

    FREDERIC-HENRI WALTHER

    Notre hussard au régiment de Bercheny est né le 20 juin 1761 à Obenheim, dans le Bas-Rhin et gravit rapidement les échelons de la hiérarchie militaire, grâce au courage qu’il montre dans tous les combats de l’armée révolutionnaire de 1784 à 1793. Il est promu successivement sous-lieutenant en 89, lieutenant en mai 92, et capitaine en septembre de la même année.
    En mai 93, après avoir servi aux armées du Nord et des Alpes, il est nommé chef d’escadron au 1er régiment de hussards, puis brigadier général avec la charge difficile d’organiser toute la cavalerie de l’armée des Alpes. Un historien militaire de l’époque dit de lui « qu’il est un officier général particulièrement instruit dans l’arme de la cavalerie, et qu’il a la réputation d’être brave, actif et intelligent. » Sa carrière est éloquente, car en 1796 il commande la réserve de cavalerie à l’armée d’Italie, passe sous les ordres du futur maréchal Augereau qui l’envoie au bord de la Manche, dans l’armée d’Angleterre, qui est supposée envahir un jour cette île jamais violée par une armée étrangère. Il est maintenant à l’armée d’Helvétie, commandée par le général Ney, puis le général Lecourbe l’enrôle dans son armée du Rhin.
    Blessé à Hohenlinden, il est promu Général de Division en 1803 en Batavie et reçoit le commandement des dragons de la réserve de cavalerie de la Grande Armée, ave laquelle il se montre si efficace à Austerlitz que l’Empereur fait de lui son chambellan et le nomme Colonel-major des grenadiers à cheval de la Garde Impériale, avec lesquels il fait la campagne de Prusse, puis de Pologne.
    Aux côtés du cousin de Napoléon, le colonel Arrighi de Casanova, il commande la cavalerie de la garde en 1809 à Wagram, où il est à nouveau blessé. Il le fut si souvent au cours de sa glorieuse carrière, qu’il fut surnommé par ses soldats « le balafré ! »
    Il reprend son commandement à la tête des grenadiers à cheval en 1812, pendant les campagnes de Russie et de Saxe, en tant que second du général Nansouty commandant en chef de toute la cavalerie de la garde. Très aimé de ses hommes, il n’hésitait pas cependant à appuyer ses instructions de quelques coups de plat de sabre, s’il trouvait qu’elles n’étaient pas exécutées assez vite. Il souffleta un jour un paysan qui était censé lui servir de guide et qui, s’étant trompé, le conduisit droit à l’ennemi.
    Frédéric-Henri Walther mourut le 24 novembre 1813 à Kusel, dans la Sarre pleuré par tous ses subordonnés.

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  • Général d'Aboville

    Général Augustin Marie d'Aboville

    Ce descendant d’une illustre famille, dont la lignée s’est perpétuée jusqu’à nos jours, est né le 12 avril 1776, à La Fère, département de l’Aisne. Son père, noble de l’Ancien Régime, François-Marie d’Aboville, eut deux fils qu’il prénomme Augustin-Marie et Augustin-Gabriel ; ils furent tous les deux généraux d’artillerie.

    Augustin-Marie fit ses classes à l’école d’artillerie de Chalons ; cette arme était considérée, avec celle du génie, comme une unité savante que le général Bonaparte affectionnait particulièrement. En 1792 notre héros s’engage dans toutes les campagnes de la Révolution, en supprimant sa particule de noblesse pour ne s’appeler simplement qu’Aboville.

    Napoléon le remarque alors, et le nomme colonel le 10 juillet 1806, après avoir apprécié la façon dont il avait commandé une batterie sur le « Bucentaure », au combat du Cap Finistère ;

    Le Maréchal Ney se prend d’amitié pour lui et le fait directeur du parc d’artillerie de son 6ème corps d’armée. Promu colonel du 3ème régiment d’artillerie à cheval le 21 juin 1807, l’Empereur, ébloui par ses qualités de chef, l’incorpore dans la Garde Impériale, en qualité de Major de l’artillerie à cheval ; c’est à ce titre qu’il commande toute l’artillerie montée à la bataille de Wagram, où un boulet lui emporte un bras, le 6 juillet 1809. Le chirurgien de la garde, Larrey, le reçut à son ambulance, presque expirant ; il avait perdu la parole, le pouls était pratiquement nul, le visage décoloré et presque éteint ; on le ranima avec un bon vin vieux que l’on gardait pour les cas extrêmes, et Larrey entreprit d’opérer le général qui ne se rendit compte de rien, mais qui se remit de cette intervention dans un succès inespéré.

    Revenu au service, après la campagne de France, Napoléon lui confie le commandement de l’artillerie pour la défense de Paris en 1814.

    Louis XVIII remonté sur son trône le rappelle à ses cotés évoquant la vieille noblesse de sa famille. Augustin-Marie va terminer sa carrière comme député du 1er arrondissement de l’Aisne. Son frère Augustin-Gabriel eut aussi son heure de gloire en 1810, au siège de Cadix où il fut blessé. Il fut Pair de France, et leur père à tous les deux aurait pu être très fier de ses fils, lui qui avait combattu en Amérique en 1780 et à Valmy en 1792 en tant que lieutenant-général d’artillerie, et qui fut lui aussi pair de France en 1817.

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  • Général Gudin de la Sablonnière


    Anatole de Montesquiou-Ferenzac avait un jour, reçu les confidences du général Mouton, Comte de Lobau (Maréchal de France en 1831) à propos de Gudin : « C’était, disait-il, un des six meilleurs officiers d’infanterie de l’armée ! » Il était né le 13 février 1768 à Montargis, fils d’un officier noble servant au régiment d’Artois dans l’ancien régime. Le jeune Gudin fait ses classes en 1782 à l’école militaire de Brienne-le-Château, où il se trouve condisciple du futur Napoléon 1er ! Il débute alors une carrière prometteuse comme simple lieutenant, mais aussi, au regard de ses origines nobiliaires, gendarme de la Garde du Roi.
    Celui-ci l’envoie dans notre colonie de Saint-Domingue pour y assurer l’ordre, avant que le général Leclerc n’y vienne combattre la rébellion de Toussaint Louverture ; revenu en France il est affecté aux armées du Nord et des Ardennes. Le général Gouvion-Saint-Cyr le nomme adjudant-général en 1796, puis chef d’Etat-Major, en lui remettant les grosses épaulettes dorées de général de division à trois étoiles d’argent. Le général Lecourbe l’emploie à son tour comme chef d’Etat-Major à l’armée du Rhin, avant qu’il ne rejoigne le 3ème corps de la grande Armée, aux ordres du maréchal Davout. Il combat à Austerlitz, Auerstaedt et prend lui-même la ville de Custrin… En 1807, il est à Eylau, en 1809 à Eckmül, Ratisbonne et Wagram où il est blessé de quatre coups de feu, alors qu’il commandait la 3ème division de l’armée d’Allemagne. Jamais aucun général de la Grande Armée ne reçut autant d’éloges sur sa conduite et son courage : le général Comte Roguet écrit qu’il est « officier de mérite et de bonne conduite, modèle de divisionnaire ! »
    Bourgoing et Mathieu-Dumas, utilisent les mêmes termes pour le qualifier : « Un des généraux les plus distingués de l’armée, un de nos chefs les plus habiles et les plus estimés :
    Il était de ces généraux dont le mérite et le caractère donnaient à l’armée les plus hautes espérances. » En 1812, il fait partie du 1er corps de Davout, mais à la bataille de Valoutina-Gora, le 19 août, il est blessé mortellement, les deux jambes emportées par un boulet, et meurt des suites de l’amputation. Il est enterré sous les remparts de Smolensk ; l’Empereur, apprenant sa mort, donne des marques d’une sincère douleur ; dans la citadelle de Smolensk, on lui rendit les derniers honneurs militaires, et le général Lejeune fit creuser un tombeau et plaça sur le corps de son camarade des fusils brisés pendant les combats, disposés en étoile pour qu’un jour, lorsqu’on découvrirait ses ossements, ce trophée d’armes appelle au respect d’un héros, semblable à ceux que nos vaillants Gaulois enfouissaient sous leurs antiques tumulus. Les témoignages affluent dès sa mort : « Le brave général de division, comte Gudin, officier général de premier mérite, d’une probité reconnue a eu une jambe emportée et un mollet de l’autre » écrit Castellane; Boulart ajoute : « Ce digne général fut justement estimé, aimé et regretté. »Mathieu-Dumas dit qu’il était particulièrement lié à Gudin et que fut immense sa douleur d’avoir eu à l’inhumer à Smolensk ; le général Dumonceau raconte que Gudin, « fut abattu par un boulet, au moment, où descendu de cheval, il s’élançait face à l’ennemi, à la tête de ses régiments, pour leur montrer l’exemple. » Et le général Caulaincourt ajoute que Gudin « emportait avec lui l’estime de l’Armée et les regrets de tous ceux qui l’avaient connu. » Bien plus tard, en 1911,la revue « La Sabretache » publiait le texte suivant : « La France eut à déplorer la perte d’un de ses hommes de guerre les plus brillants et les plus distingués.

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