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  • Général de la Bédoyère

    Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère

    Né à Paris, le 17 avril 1786, mort à Paris le 19 août 1815.

    Il embrasse de bonne heure la carrière des armes, comme simple soldat, puis sous-lieutenant à la 2ème compagnie des gendarmes d'ordonnance en 1806, avec laquelle il combat en Allemagne et en Poméranie en 1807, en particulier à Friedland le 14 juin 1807.

    En janvier 1808, La Bédoyère est nommé aide de camp de Jean Lannes, qu'il accompagne en Espagne, puis à la campagne d'Autriche au printemps (Eckmühl, Aspern-Essling).

    En juin 1809, il devient aide de camp du prince Eugène de Beauharnais, et le suit en Italie.

    Chef de bataillon en 1811, il prit une part active et brillante à la campagne de Russie, y mérita le grade de colonel, puis commanda le 112e régiment de ligne en Saxe en 1813, à Lützen, à Bautzen et à la prise de Goldberg le 23 août.

    En novembre 1813, il revint en France, où il épousa Mlle Georgine de Chastellux .

    Après l’abdication de Fontainebleau, sa famille qui cherchait à le convertir au royalisme, obtint pour lui la décoration de Saint-Louis, mais le retour de l’île d’Elbe le rejeta dans le parti impérialiste.

    Au retour de Napoléon Ier de l'île d'Elbe, La Bédoyère est envoyé à Grenoble pour arrêter la marche de « l'usurpateur ». Mais il s'illustre en étant le premier colonel de l'armée à abandonner les drapeaux du roi pour passer sous ceux de l'Empereur, et il l'accompagne dans sa marche sur Paris.

    Napoléon, reconnaissant, le crée successivement général de brigade, puis Pair de France, enfin son aide de camp. C'est à ce titre que La Bédoyère participe aux batailles de Ligny, Quatre-Bras et finalement Waterloo, avec l'issue que l'on connaît.

    Le 29 juin, Napoléon quitte la Malmaison pour Rochefort et souhaite que La Bédoyère l'accompagne dans son exil ; mais ce dernier arrive trop tard à la Malmaison.

    Sur les conseils de son amie la reine Hortense, La Bédoyère quitte Paris et se procure un passeport pour l'Amérique. C'est alors qu'il commet l'erreur… Alors que son nom figure en deuxième position des « traîtres » sur l'ordonnance royale du 24 juillet 1815, il retourne à Paris pour faire ses adieux à son épouse et son fils. Il est arrêté le 2 août, puis traduit devant un conseil de guerre le 14 août qui le reconnaît coupable de trahison et rébellion et le condamne à mort.

    C'est le 19 août 1815 qu'il est fusillé à la Barrière des Ministres, dans la plaine de Grenelle.

    Désignant son cœur il cria au peloton : « C’est là qu’il faut frapper ! ».

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  • Général Henri Jacques Clarke

    Henri-Jacques-Guillaume Clarke

    né le 17 octobre 1765 à Landrecies, mort le 28 octobre 1818 à Neuwiller-lès-Saverne.

    Il est issu d'une famille noble d'origine irlandaise, établie en France depuis l'émigration des Stuarts.

    Il entra à l’école militaire le 17 septembre 1781 et arriva, de grade en grade, chef d’escadron au 2e régiment de cavalerie.

    En 1790, capitaine, il occupe un moment un poste d'attaché à l'ambassade de Londres avant de revenir à l'armée du Rhin. Lieutenant-colonel en 1792, il se distingue à la prise de Spire , à la défense du passage de la Nahe , lors de la retraite sur Worms , et à l'affaire d'Hercheim, ce qui lui vaut d'être nommé général de brigade sur le champ de bataille par les représentants en mission.

    Malgré ces brillants états de service, il est pourtant suspendu et emprisonné, comme noble et comme suspect de lien avec les Orléans. Rapidement libéré, il est d'abord laissé sans emploi jusqu'à ce que Lazare Carnot,  le fasse appeler à la direction du bureau topographique de la guerre comme général de division.

    En 1796, il est envoyé en Italie avec une double mission : négocier secrètement avec l'Autriche la libération de Gilbert du Motier de La Fayette et surveiller Napoléon Bonaparte. Sa façon de s'acquitter de cette dernière tâche (il est subjugué par le jeune général et les deux hommes sympathisent) lui vaut d'être rappelé par le Directoire et destitué de ses grades et fonctions.

    Clarke en est alors réduit à chercher un nouveau travail et s'adresse au banquier Jean-Frédéric Perregaux, futur beau-père d'Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, auprès duquel il fait valoir ses connaissances en langues étrangères : anglais et allemand, et sa « légère idée de la tenue des livres en partie double ».

    Le 18 brumaire le remet en selle. Napoléon Bonaparte fait de lui un de ses proches collaborateurs : il est directeur du dépôt de la guerre puis ministre plénipotentiaire auprès du roi d'Étrurie en juillet 1801.

    Son ascension se poursuit sous l'Empire : conseiller d'État en 1804, secrétaire du cabinet de l'Empereur en 1805-1806. A ce titre, il suit Napoléon 1er à l'armée et devient successivement gouverneur de Haute et Basse Autriche (15 novembre 1805), d'Erfurt, de Berlin et de la Prusse (octobre 1806).

    Le 19 août 1807, il est nommé ministre de la guerre, poste qu'il conserve jusqu'au 1er avril 1814, s'y montrant toujours l'exécuteur fidèle des volontés de l'Empereur.

    Il est récompensé de son obéissance par les titres de comte d'Hunebourg en 1808 puis de duc de Feltre en 1809.

    Les désastres de 1812 et 1813 refroidissent suffisamment son zèle pour qu'il accueille favorablement le retour des Bourbons. Louis XVIII, qui l'a fait pair de France, le nomme ministre de la guerre, le 11 mars 1815, pour qu'il tente de s'opposer au retour triomphal de Napoléon 1er. En vain.

    Il meurt le 28 octobre 1818 à Neuwiller-la-Roche (de nos jours Neuwiller-les-Saverne), en Alsace.

    Le nom de Clarke est inscrit sur la 11e colonne (pilier Est) de l'arc de triomphe de l'Étoile.

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  • Général Heudelet de Bierre

    Étienne Heudelet de Bierre, né à Dijon le 12 novembre 1770.

    Après sa scolarité il s’engage rapidement dans l’Armée Royale avant d’obtenir le grade de Lieutenant au 3e Bataillon des Volontaires de la Côte-d’Or en 1792. Comme beaucoup de jeunes volontaires, il a épousé les idées de la Révolution avec enthousiasme.

    D’abord aide-de-camp du Général de Cavalerie Dubois, Heudelet de Bierre occupe le même poste auprès du Général Michaud, commandant de l’Armée du Rhin en 1793. Après avoir obtenu le grade d’Adjudant-Général chef de Brigade, il devient chef d’état-major du Général Gouvion-Saint-Cyr en 1795.

    Le 20 avril 1796, il se distingue à la tête d’une unité d’infanterie lors de la bataille de Diersheim sous les ordres du Général Vandamme, ce qui lui vaut les félicitations de son chef et du Gouvernement du Directoire.

    À Hohenlinden, il faisait partie de la division Ney. En 1803, il commandait le département de l'Aube et était à la tête de l'avant-garde de Davout , il se signala par le passage de l'Ems à Steyer, et par le combat de Marienzell, le 8 novembre 1805.

    C’est à la tête de cette brigade qu’il participe à la campagne du Danube  et combat à Austerlitz où,  il battit complètement la division du général autrichien Merfelt, forte de 10 bataillons. Il tua 1 500 hommes, en prit 4 000, avec 10 canons, 6 drapeaux et plus de cent voitures d'équipages.

     

    Aux dires mêmes de Friant, Heudelet de Bierre, il combat avec bravoure et intrépidité.

    Heudelet commande alors à la 1re Brigade de la Division Friant, l’un des meilleurs chefs de Division d’Infanterie de la Grande Armée.


    C’est à la tête de cette brigade qu’il participe à la campagne du Danube en 1805 et combat à Austerlitz, où il battit complètement la division du général autrichien Merfelt, forte de 10 bataillons.

    Il tua 1 500 hommes, en prit 4 000, avec 10 canons, 6 drapeaux et plus de cent voitures d'équipages.

    Cette tenue au feu lui vaut le grade de Général de Division.
    Commandant la 2nde Division du 7e Corps de Pierre-Charles Augereau, Heudelet de Bierre participe activement à la bataille d’Iéna en octobre 1806. On le retrouve ensuite à Eylau en février 1807 à la tête de la même unité face aux Russes. Il est blessé par un tir ennemi.

    Après sa convalescence, le général de Bierre est nommé Comte d’Empire par Napoléon et reçoit le commandement de la 3e Division du 8e Corps d’Andoche Junot en Espagne. L’année suivante, il commande la 5e Division du 2nd Corps de Soult dans l’Armée du Portugal. Heudelet est alors de plusieurs combats, victorieux ou infructueux : Tuy, Valencia, le Minho, Bussaco et Fuentes-de-Onoro.

    Commandant de la 15e Division d’Infanterie de l’Armée du Rhin pendant la Campagne de 1815, Heudelet de Bierre ne joue guère un grand rôle et se retire chez lui après Waterloo.

    Il reçoit la  Croix de Chevalier de Saint Louis en 1822 et se retire près de Semur-en-Auxois jusqu’en 1830.

    Il exerce divers commandements avant d’être placé en réserve en 1839 et mis définitivement à la retraite en 1848.

    Il s’éteint à Paris le 20 avril 1857.

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  • Général Louis de Montbrun

    Louis-Pierre de Montbrun, est un officier français ayant servi sous le Premier Empire, né le 1er mars 1770 à Florensac (dans l'Hérault, à 25 km de Béziers), et mort le 7 septembre 1812 à la bataille de la Moskowa.

    Louis-Pierre de Montbrun fait partie des grands cavaliers de l'époque napoléonienne, au même titre que Lasalle, Charles Lefebvre Desnouettes, Pajol , Chamorin, Caulaincourt... Comme eux, il est passé à la postérité pour avoir chargé avec fougue et panache à la tête de ses hommes. Il fut célèbre non seulement pour son courage et son physique d'athlète mais aussi... pour sa moustache noire.

    Louis-Pierre de Montbrun s'engage dans les chasseurs d'Alsace (futurs premiers chasseurs à cheval) le 5 mai 1789. Brigadier au même corps le 20 novembre 1791 et maréchal-des-logis le 11 juillet 1793, il fit, aux armées du Nord et de la Moselle, les campagnes de ces deux armées.

    Déjà considéré comme l'un des meilleurs officiers de cavalerie de l'armée, il se trouve à Bruges avec son régiment, lorsque, les 19 frimaire et 25 prairial an XII, il prend rang dans la Légion d'honneur comme membre et comme officier.

    Entre 1803 et 1805, Montbrun suit le 3e corps de Louis Nicolas Davout en Autriche.

    Employé dans le royaume de Naples en 1806, il fit partie, vers la fin de la même année, du corps de la Grande Armée qui, sous les ordres de Vandamme, opérait dans la Silésie concurremment avec le général Minucci ; il battit, le 30 novembre, près d'Ohlau, le prince d'Anhalt-Pless, lui fit 1 800 prisonniers, et s'empara de 7 pièces de canon.

    Promu comte de l'Empire en 1809,  général de division le 9 mars, puis commandeur de la Légion d'honneur le 29 avril, il passa à la grande armée d'Allemagne. L'Empereur lui donna le commandement d'une division de cavalerie légère, forte de 4 000 chevaux, avec laquelle il combattit aux côtés du général Lauriston.

    Le 22 avril, il combat à Eckmühl sous les ordres de Jean-Baptiste Bessières, puis à Nittenau.

    L'Empereur en témoignage de sa satisfaction, le fit chevalier de la Couronne de Fer le 9 juillet de la même année, et le 10 avril 1810 il lui confia le commandement de la cavalerie de réserve de l'armée que Masséna commandait en Portugal.

    Dans cette contrée, Montbrun se plaça, dans l'opinion des gens de guerre, au rang des Lasalle, des Michaud et des Colbert.

    Il est rappelé en France en 1812 pour prendre la tête du 2e corps de réserve de cavalerie sous Joachim Murat. Gagnant la Russie avec la Grande Armée, Louis Pierre Montbrun se bat avec son panache habituel contre les Cosaques à Sventsiany, le 3 juillet 1812, et sur la Disna, deux jours plus tard.

     

    Louis Pierre de Montbrun est tué à la bataille de la Moskowa, le 7 septembre 1812, par un boulet qui le frappe au côté peu après le déclenchement de la bataille.

    Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

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  • Général Daru

    Pierre-Antoine-Noël-Mathieu Bruno Daru, né à Montpellier le 12 janvier 1767 et mort à Meulan au château de Bècheville le 5 septembre 1829, est un homme d'État et homme de lettres français.

    Intendant de la Maison impériale

    Pierre-Antoine-Noël-Mathieu Bruno Daru, voit le jour à Montpellier le 12 janvier 1767.

    Homme d’État et homme de lettres français. Comte d’Empire, il est l’homme dont Napoléon Ier à Sainte-Hélène résumait l’éloge en ces termes : « Il joint le travail du bœuf au courage du lion. »

    Sa famille n’était ni noble ni riche. Son père, secrétaire de l’intendance de Languedoc, lui obtient une sous-lieutenance dans un régiment de cavalerie en 1783, poste dont il démissionne pour entrer dans l’intendance militaire.

    Il est commissaire des guerres en 1789. Partisan modéré de la Révolution française, il est incarcéré sous la Terreur.

    En 1799 , il est nommé administrateur du service des subsistances militaires, puis commissaire ordonnateur. Parti pour l’armée du Rhin, il revient à Paris pour remplir les fonctions de secrétaire général du ministre de la guerre avec le rang d’inspecteur aux revues.

    Il accompagne Napoléon en Italie, puis entre au Tribunat en 1801. Il est nommé successivement conseiller d’État, intendant général de la maison militaire de l’Empereur, et intendant général de la liste civile.

    Commissaire général de la Grande Armée à l’ouverture de la campagne contre la Prusse, en 1806, il est nommé intendant général des pays conquis.

    La campagne de 1809, terminée par la bataille de Wagram, avait livré aux armées françaises les États héréditaires de l’empire d’Autriche et une grande partie de ses autres provinces. Daru est investi à Vienne des mêmes fonctions qu’il avait remplies à Berlin.

    Début 1812, Daru accompagne Napoléon en Russie. Après la bataille de Smolensk, Il conseille à l’Empereur d’abandonner la poursuite de l’ennemi. L’incendie de Moscou justifie les craintes de Daru. Pendant la retraite de Russie, il remplace le général Mathieu Dumas, malade et dans l’impossibilité de continuer ses fonctions d’intendant général.

    En 1813, il est nommé grand aigle (grand croix) de la Légion d’honneur et ministre chargé de l’administration de la guerre. Louis XVIII le nomme intendant général honoraire et lui donna la croix de Saint-Louis. Témoin et juge des fautes de la Restauration, il soutient la Révolution du 20 mars. Quand il vient saluer Napoléon aux Tuileries, l’Empereur lui serre affectueusement la main.

    La bataille de Waterloo et la seconde Restauration forcent Daru à quitter définitivement la carrière administrative. Il perd toutes ses places, excepté celle qu’il occupait à l’Académie française, où il avait succédé, en 1806, à Collin d’Harleville. Il échappe aux épurations de l’ordonnance de 1816 et il est nommé pair de France en 1819. En 1828, il est élu membre libre de l’Académie des sciences.

    Son fils est Napoléon Daru. Pierre Daru apparaît souvent dans les œuvres autobiographiques de Stendhal dont il était le cousin et aussi le protecteur.

    Le comte Daru est mort à Meulan le 5 septembre 1829.

            

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  • Général Joubert

    Né le 14 avril 1769 à Pont-de-Vaux (Ain), mort le 15 août 1799 à la bataille de Novi (Italie).

    Il fut d’abord avocat et quitta le barreau en 1789 pour entrer dans la carrière militaire ; d’abord grenadier, il s’éleva rapidement, en passant par tous les grades, à celui de général en chef, et chaque promotion fut due à un trait d’intelligence ou à un acte de bravoure.

    La campagne de 1796 et 1797, lui vaut une grande renommée. Partout, à Montenotte, Millesimo, Ceva, Mondovi, Cherasco, Lodi, au col de Campione, à Compara, à Montebaldo, à Rivoli, il seconde avec une intrépidité et un discernement rares le général Bonaparte, qui lui fait donner le titre de général de division le 7 décembre 1796 et se fait accompagner de lui quand il présente au Directoire le traité de Campo-Formio.

    Le plus beau titre à la gloire de ce général est l'expédition du Tyrol que Carnot a justement qualifiée de « campagne de géants ».

    Enfoncé avec sa division dans ce pays montagneux, isolé du reste de l’armée, entouré d’un peuple aguerri, il força tous les passages et opéra sa jonction avec l’armée qui se croyait perdue.

    Arrivé au quartier général, il se présenta chez Bonaparte. La sentinelle, qui avait la consigne de ne laisser entrer personne, lui refuse la porte. Joubert force le passage. Aux cris de la sentinelle, Bonaparte sort de son cabinet, serre Joubert dans ses bras et dit au soldat étonné : « Va, celui qui a forcé le Tyrol peut bien forcer une consigne. »

    Nommé commandant de l'armée du Nord  fin 1797, il aide les patriotes bataves à réaliser un coup d'État .Joubert est envoyé comme général en chef à l'armée de Hollande, puis à celle de Mayence, et enfin à celle d'Italie. Il y arrive à la fin de 1798 et opère la révolution du Piémont, ourdie depuis longtemps. À la tête des troupes françaises de la République cisalpine, il fait occuper tout le Piémont. Il se porte sur Livourne, puis las de se voir contrarié dans ses opérations par le gouvernement, il donne sa démission et revient à Paris.

    Le 18 juin 1799, il fut, pour la seconde fois, investi du commandement de l’armée d’Italie, pour s’opposer au progrès des Russes, commandés par Souvarov.

    Il livra la fatale bataille de Novi où il succomba.

    L’armée qui l’aimait, fut atterrée de cette perte. Elle fut d’autant plus douloureuse que Joubert était choisi pour servir de marchepied aux futurs ambitieux qui rêvaient déjà le coup d’Etat de brumaire.

    C’est comme cela que Bonaparte leur parut tout désigné pour accomplir ce coup de force que Joubert n’aurait peut-être pas exécuté. La mort de Kléber ne fit que cimenter le plan des conspirateurs en faveur de Bonaparte.

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  • Raza Roustam Mamelouk

    Les mamelouks composants la garde rapprochée de Napoléon étaient réputés puissants, mystérieux et fanatiques. Bonaparte n'ignorant pas que la crainte est le commencement de la sagesse, ne faisait rien pour démentir cette réputation.

    De tous les mamelouks, un seul était populaire : Roustam, qui toujours paradait sur un cheval superbe aux côtés du Consul.

    Roustam Raza fut offert en 1799 à Bonaparte par un seigneur ottoman après la défaite d'Abu Qir. Le mamelouk, du nom de ces esclaves de la milice impériale de l'Empire ottoman, rentre alors en France avec Napoléon. Dès lors il va suivre comme son ombre le premier Consul, puis l'Empereur, à travers toute l'Europe durant quinze années.

    Il participe à sa toilette et à son repas, entretient ses armes. Il fait aussi fonction de garde du corps, dormant toujours dans la chambre voisine de son maître voire en travers de sa porte à certaines périodes. Il caracole en tête des cortèges de parade en superbe costume oriental (notamment lors du Sacre en 1804), il rappelle par sa seule présence que Bonaparte fut le conquérant de l'Égypte.


    On le voyait partout où se montrait l'Empereur. Très vite, il deviendra populaire au point que : « tout étranger qui vient à Paris veut le voir ». Toute la famille impériale s'engoue de lui.
    La confiance de Napoléon envers Roustam est sans limite.

    C'est au retour de la bataille d'Austerlitz en 1806 qu’Il épouse Alexandrine Douville, fille du premier valet de chambre de l'impératrice Joséphine. L'Empereur a donné son accord et payé la noce.

    Lorsque Napoléon s'exile sur l'île d'Elbe en 1814, Roustam choisit de ne pas le suivre.

    Ses beaux-parents habitant désormais Dourdan, il obtient un emploi à la poste de la ville. Le couple loue alors, à partir de 1834 un des appartements du premier étage d'une maison bourgeoise qui abrite aujourd'hui l'école Georges-Leplâtre. C'est là qu'il s'éteint le 7 décembre 1845 après avoir écrit ses souvenirs qui seront publiés quelques années après sa mort.

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  • Général de la Roncière

    Il s’engage au 13ème régiment de chasseurs comme simple soldat le 1er mars 1793. Sa carrière militaire est fulgurante, nommé maréchal des logis le 15 mai 1793, sous-lieutenant le 10 juin, lieutenant le 1er septembre. En 6 mois, il a passé 7 grades, ce qui est banal dans une époque où l’on recherche tous les génies militaires pour sauver la patrie.
    Il est capitaine le 23 septembre 1795 et passe un bref séjour à l’Etat-Major du général Lefebvre. En 1797, il sert dans l’armée d’Italie et ne tarde pas à y accomplir des exploits, ce qui lui vaut d’être nommé chef d’escadron du 16 ème dragon le 19 février 1797.

    En 1798, il sert à l’armée de Rome, puis en 1799 dans l’armée de Naples et participe au dur combat de Modène. A la Trebbia, il est blessé d’un coup de feu à la jambe gauche mais parvient à battre l’ennemi à Monte-Alto. Cette victoire lui vaut le grade de chef de brigade (colonel) à titre provisoire le 19 juin 1799 du 19 ème chasseurs à cheval, puis le 10 juillet, chef de brigade de dragons.
    De 1800 à 1802, il sert à l’armée gallo-batave à la bataille de Nuremberg, le 18 décembre 1800, il est sous les ordres de Treillard.
    La paix d’Amiens l’envoie au camp de Compiègne puis de Soissons en 1804. Il réintègre la Grande Armée en septembre 1805 et affecté à la 3ème division de dragons sous Beaumont puis à la brigade Van Marizy en octobre 1806. Le 31 décembre 1806, il est promu général de brigade de cavalerie et affecté à la 2ème division de grosse cavalerie de Saint-Sulpice (1er et 5ème cuirassiers).

    Il est fait baron d’Empire en mars 1808.
    Le 15 octobre, il passe à l’armée du Rhin. A Eckmühl, le 22 avril il est blessé de 11 coups de sabre et d’un coup de feu au bras gauche qui nécessite l’amputation. Il montre que les généraux n’ont pas peur d’aller au feu. Le 11 juin 1809, il est nommé général de division et affecté au commandement de l’école de cavalerie de Saumur le 8 août, poste qu’il occupe jusqu’en août 1812.

    Le 8 septembre 1812 il prend le commandement de la 27 ème division militaire, puis le 27 avril 1814 celui du Piémont en remplacement du prince Borghèse.
    Sous la première Restauration, Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis, puis comte en 1815.
    Mis à la retraite d’office le 6 octobre 1815, il est rappelé à l’activité le 7 février 1831 par Louis-Philippe qui le nomme inspecteur général de la cavalerie, puis membre de la commission de la Gendarmerie en 1834. Passé en cadre de réserve en 1835, il est fait Grand officier de La Légion d’Honneur puis mis en retraite.
    Il s’éteint en son château d’Incarville dans l’Eure le 28 juillet 1854 à l’âge de 81 ans.

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  • Général Caffarelli

    Il naît dans une famille d’origine italienne installée en France depuis un siècle. Élève de l’École royale du génie de Mézières, officier du génie, il va de garnisons en garnisons jusqu’à ce qu’il reprenne l’administration du domaine familial en 1786.

    Il est capitaine en avril 1791 et est nommé en 1792 officier d’artillerie à l’armée du Rhin, refuse seul, après la journée du 10 août, de reconnaître la déchéance de Louis XVI, Il est suspendu de ses fonctions et subit une détention de quatorze mois.

    Réintégré sur recommandation de Sieyès dans l’armée en avril 1795 comme chef de bataillon et sous-directeur des fortifications à l’armée de Sambre-et-Meuse sous les ordres de Jean-Baptiste Kléber, puis de François Séverin Marceau, il perd la jambe gauche au passage de la Nahe en recevant un boulet de canon le 17 décembre 1795, qui le laisse unijambiste après une longue période d’alitement.

    Promu général de brigade, il continue à servir avec une jambe de bois, commandant le génie à l’armée d’Angleterre qui devient l’armée d’Orient quand elle part pour la campagne d’Égypte.

    Maximilien Caffarelli qui avait tenu un rôle primordial dans la préparation de l’expédition va donner en Égypte toute la mesure de son talent : Il va améliorer la protection du Caire, faciliter la liaison entre Alexandrie et le Nil et  participer à la création de l’Institut d’Égypte.

    On le voit à l’action à la prise de Malte et d’Alexandrie, il fortifie Le Caire. Le 11 août 1798, près de Salheyeh, il charge sabre au clair combat au corps à corps. Sa témérité lui vaut une sévère semonce du général en chef. Il est encore à la prise de Jaffa, au siège de Saint-Jean-D’acre, où il perd le bras droit et meurt le 27 avril 1799 des suites de ses blessures.

    Ses activités militaires ne l’ont pas empêché de prendre une part active aux travaux scientifiques de l’expédition d’Égypte. Napoléon Bonaparte avait une estime particulière pour lui et disait :

    « Caffarelli, au moins, n’est pas un idéologue » ajoutant que « c’était un homme de bien, brave soldat, fidèle aussi, bon citoyen ».

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  • Général Chamorin

    Engagé volontaire en 1788, caporal en 1792, il combattit aux armées des Alpes, des Pyrénées-Orientales, du Rhin et d’Italie.

    Adjudant en 1793 puis successivement sous-lieutenant et capitaine, il fut blessé à la bataille de Montebello della Battaglia le 9 juin 1800 en Lombardie (Victoire du général Lannes sur les Autrichiens).

    Il se distingua à Marengo, le 14 juin 1800, au Piémont, près d’Alessandria, (Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens).

    Chef d’escadron, il suivit le général Watrin à Saint-Domingue. De retour en France il entra dans les grenadiers à cheval de la Garde impériale et s’illustra particulièrement aux grandes batailles suivantes :

    - Austerlitz : le 2 décembre 1805, en Moravie, près de Brno.

    - Iéna : le 14 octobre 1806, en Thuringe, sur la Saale (Victoire de Napoléon Ier sur les Saxons et les Prussiens).

    - Eylau, les 7 et 8 février 1807, dans l’ancienne Prusse-Orientale, près de Königsberg. (Victoire de Napoléon sur les Russes et sur les Prussiens).

    Il fut nommé colonel de cavalerie en 1807 et se distingua encore à la bataille de Friedland le 14 juin 1807 dans l’ancienne Prusse-Orientale. (Victoire de Napoléon sur les Russes).

    Il fut ensuite envoyé en Espagne et participa notamment aux batailles de :

    - Burgos, le10 novembre 1808, en Castille-Leon. (Victoire du maréchal Soult sur l’armée espagnole d’Estrémadure).

    - Tudela, le 23 novembre 1808, au sud de Pampelune, sur l’Ebre. (Victoire de Lannes sur les Espagnols des armées d’Andalousie et d’Aragon).

    En mars 1809, il se distingua à la bataille de Medellin et fut ordonné baron d’Empire.

    Il est promu Général de brigade et se fait tuer avant même d'avoir reçu sa lettre de nomination à la bataille de Campo Major le 25 mars 1811, en chargeant à la tête du 26e dragons contre le 13e dragons britanniques de Beresford.

    Lord Beresford, qui commande la cavalerie anglo-portugaise à l'affaire de Campo-Mayor, fait enterrer Chamorin avec tous les honneurs militaires dus à son rang. 

    Son nom figure sur les tables de bronze de Versailles et sur le côté Sud de l'arc de triomphe de l'Étoile.

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  • Général Lecourbe

    Il fit ses études aux collèges de Poligny et de Lons-le-Saulnier.

    Il s'engage en 1777 dans le régiment Aquitaine-Infanterie où il reste jusqu'en 1785, cinq ans après  avoir été nommé caporal.

    La Révolution arrivant, Lecourbe est nommé avec le grade de capitaine, commandant de la garde nationale de son canton et, en novembre 1791, est élu chef du 7e bataillon de volontaires du Jura avec lequel il participe aux campagnes de 1792 et 1793, à l'Armée du Rhin et Nord. Il est à Hondschoote (6-8 septembre 1793) et à Wattignies (15-16 octobre 1793), où il remplit les fonctions de chef de brigade.

    En 1794, alors qu'il est envoyé en Vendée il est accusé de « modérantisme ».

    Arrêté le 7 décembre et traduit devant une commission militaire de Nantes qui prononce son acquittement à l’unanimité, le 13 avril. Il est alors affecté, le 20 mai, à l'Armée de la Moselle et le 12 juin 1794, il est promu général de brigade à titre provisoire.

    Nommé général de division le 5 février 1799, il attaque les troupes russes du général  Alexandre Vassilievitch Souvarov dans les gorges du massif du Saint-Gothard, et facilite la victoire d'André Masséna à Zurich les 25 et 26 septembre 1799.

    Lecourbe continua de se signaler éminemment pendant les campagnes suivantes et déploya surtout dans la campagne de Suisse, en 1799, les talents qui le placent au rang des plus habiles généraux de l'époque.

    Il fut nommé chevalier de Saint-Louis le 8 juin 1814 et grand officier de la légion d’honneur le 29 juillet.

     

    Au moment du retour de l'île d'Elbe, Lecourbe refuse d'abord de se rallier, puis offre ses services à Napoléon, pour « défendre la France menacée ». Il reçoit, dès le 27 mars, le commandement de la 18e division militaire et est fait comte de l'Empire le 3 avril 1815. Le 16 avril il est nommé commandant en chef du Corps d'Observation du Jura.

    Peu avant la campagne de Belgique il est fait pair des 100 jours, le 2 juin 1815.

    Il va déployer un grand zèle dans l'accomplissement de sa tâche qui consiste à défendre les issues de la Suisse et de la Franche-Comté. C'est notamment le cas à Foussemagne (30 juin), Bourogne, Chévremont (2 juillet) et Bavilliers (8 juillet), où il signe un armistice avec le général autrichien Colloredo, le 11 juillet 1815.

    Accablé par les fatigues qu'il eut à supporter pendant sa dernière campagne, Lecourbe atteint depuis longtemps d'une maladie douloureuse, mourut le 22 octobre 1815 à Belfort où il avait établi son quartier général pendant les Cent-Jours. Son tombeau se trouve à Ruffey-sur-Seille près de Lons-le-Saunier. Son nom est inscrit sur le côté est de l'arc de triomphe de l'Étoile.

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  • Général Barrois

    Il servit dans l'armée du 12 septembre 1793 au 12 avril 1848. Entré au service dans le bataillon des éclaireurs de la Meuse, lieutenant la même année, commandant le même corps à la bataille de Wattignies.

    Le bataillon de la Meuse amalgamé avec les chasseurs des Cévennes, étant devenu le 9e régiment d'infanterie légère, il combattit dans les armées du Nord et Sambre et Meuse à la 9e demi-brigade sous les ordres de Marceau puis sous les ordres du général Hoche. Barrois se trouva aux batailles de Fleurus et de la Roër. Il avait été nommé capitaine adjudant-major pendant le second blocus de Mayence.

    Son régiment s'étant distingué à la bataille de Marengo, il reçut le nom d'incomparable que le premier consul fit inscrire sur son drapeau, tandis que Barrois recevait la Légion d'Honneur.

    Il fut envoyé en Vendée puis en Italie et ensuite muté au 96e régiment d'infanterie de ligne.

    Le jeune Barrois, nommé colonel du 96e de ligne, se rendit au camp de Montcenis sous les ordres de Ney. Il y fut nommé officier de la Légion d'honneur et eut la croix de commandeur après la bataille d'Austerlitz.

    Il participa au procès du duc d'Enghien et fut le seul à voter pour un sursis à son exécution.

    Le 14 février 1807, le colonel Barrois fut promu au grade de général de brigade. Ses actions d'éclat se succédèrent, et après la bataille de Friedland, l'Empereur nomma les généraux de Barrois et La bruyère grands officiers de la Légion d'honneur. Un an après la paix de Tilsitt sa division se rendit en Espagne. Le général Barrois se couvrit de gloire aux affaires d'Espinosa, du Somo-Sierra, d'Ucler, de Medellin, de Talavera, de Chiclana, et fut nommé général de division le 27 juin 1811.

    Après s'être battu avec courage à Wachau (16 octobre) et à Leipzig, il fut chargé, avec la division Roguet, de faire l'arrière-garde de l'armée jusqu'au Rhin. Lorsque sa division repassa le Rhin, elle était réduite à 2 500 hommes. Il continua la campagne de Belgique avec le comte Maison et eut une part active à la bataille de Courtrai le 31 mars 1814.

    Après l'abdication, le général Barrois se retira à la campagne. En mars 1815 il fut mis à la tête d'une division de six régiments. À Fleurus et à Waterloo il commandait une division de la jeune garde. Il fut blessé à Waterloo à l'épaule gauche.

    Il prit part en 1831 à la campagne de Belgique à la tête de la 1°division de l'armée du Nord. Devint successivement inspecteur Général et président du comité de la guerre.

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  • Général Clauzel

    Bertrand Clauzel s’engage comme volontaire, en 1789, il n’avait alors que 17 ans.
    Nommé sous-lieutenant le 14 Octobre 1791, il partit en 1792 comme capitaine dans la légion des Pyrénées. Il combattit les Espagnols, accompagna Pérignon dans son ambassade à Madrid (1795), fut envoyé, en 1798, auprès de Charles Emmanuel IV pour obtenir la remise des places du Piémont à la République Française. Il remplit cette mission avec toute l’habilité d’un diplomate.
    Général de Brigade en 1799, Général de division en 1802.
    Il est nommé grand officier de la Légion d'honneur le 17 juillet 1809.
    Il  prit une part glorieuse aux deux campagnes du Portugal sous Junot et Masséna, et remplaça le Maréchal Marmont à la désastreuse bataille des Arapiles en 1812.
    Devenu comte de l’Empire depuis 1813 par la volonté de Napoléon, il fut ensuite placé à la tête du corps d’observation des Pyrénées occidentales pendant les Cent-Jours, et, le 2 juin 1815, nommé pair de France .
    Refusant d’arborer le drapeau blanc, après la défaite de Waterloo, il fut, au retour de Louis XVIII poursuivi, condamné à mort le 11 septembre 1816. Il réussit à s’embarquer pour l’Amérique et ne rentra en France qu’en vertu de l’amnistie du 20 juillet 1820.
     Le 26 mars 1829, élu député de l’opposition par le collège des Ardennes. Après la Révolution de juillet 1830, Louis-Philippe le nomma commandant en chef de l’armée d’Afrique. Il devint maréchal de France le 30 juillet 1831.

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  • Général Borghèse

    Le jeune prince est parmi les premiers transalpins à s'enthousiasmer pour les principes de la Révolution française.
    En 1798, lorsque les Français se furent rendus maîtres de Rome, Camille Borghèse se réunit à la population qui brûlait les titres de noblesse sur la place publique. Le Prince prit du service dans les rangs de l'armée révolutionnaire française et contribua vaillamment à la défense de cette ville.
    Après avoir donné différentes preuves de son attachement à cette cause, et notamment à la personne du général en chef Bonaparte, Camille se rendit à Paris, auprès du premier Consul, sur les conseils du Général Joachim Murat.
    En 1803, frappé de l'enthousiasme que lui montrait le jeune prince, Bonaparte l’accueillit avec la plus grande faveur ,et comme il entrait déjà dans ses projets d'allier les membres de sa famille aux premières maisons de l'Europe, il maria le prince avec sa seconde sœur, Pauline, veuve du général Leclerc.
    Camille Borghèse, récemment ordonné prince Français et décoré du grand-cordon de la Légion d'Honneur, accompagne Napoléon Ier en tant qu'officier de la Garde Impériale pour les campagnes d'Autriche en 1805, de Prusse en 1806 et de Pologne en 1807.
    Après la paix de Tilsit, il est nommé Gouverneur du Piémont, et s'installe à Turin pour ces nouvelles fonctions.
    Le dévouement du prince Borghèse aux intérêts du pays lui concilie la confiance des habitants, cependant, la princesse Pauline n'essaya jamais de partager cette popularité en rejoignant son époux en Italie.
    C'est à cette époque que Napoléon a acquis du prince Borghèse une grande partie de ses monuments de sculpture.

    Le 19 avril 1814, le prince Camille doit reconnaître la chute du 1er Empire et le retour de la monarchie des Bourbons en France. Peu de temps après, il capitule devant le général commandant les forces autrichiennes, le comte de Bubna. Il doit lui remettre toutes les places du Piémont.
    Après l'abdication de Napoléon, il cesse toute relation avec la famille Bonaparte, et se sépare de sa femme.
    Il se retire d'abord à Rome, puis à Florence, dans un immense palais qu'il tenait de ses aïeux, où il fixe sa résidence. Il y mènera dans le luxe une vie douce et paisible.

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  • Général d'Autancourt

    Le général Pierre d’Autancourt fut appelé sous les drapeaux au 2e bataillon de Vervins (Aisne) dès sa formation en septembre 1792.
    Il grimpe rapidement les échelons. En 1800, il est capitaine de cavalerie dans la gendarmerie d’élite, en 1804, chef d’escadron. Le 6 avril 1807, il est fait major en 2e du 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais de la garde impériale avec lequel il participera à la campagne d'Espagne dès 1808.
    Il chargera avec ses lanciers à la célèbre bataille de Somosierra.
    En Autriche l’année suivante, il sera à Wagram et à Essling. Baron de l'Empire en 1810, il suivra la Grande Armée en Russie et en Saxe.
    Le Général d’Autancourt est décoré de l’Ordre militaire Virtuti Militari de Pologne (ou du Grand Duché de Varsovie) par décret du 26 novembre 1810.
    Nommé Général de Brigade en 1813, Il passa la campagne de France à la tête de différentes brigades de la garde, participant aux batailles de Brienne, La Rothière, Montmirail et Vauchamps.
    Le 27 février1814, il est fait commandant de la Légion d’honneur.
    De la campagne de Prusse à celle de France, en passant par la campagne d’Autriche, Dautancourt  se bat courageusement.
    Il est mis en non-activité en Septembre 1814, puis reprend du service durant les Cent-jours en tant que commandant de la gendarmerie de la Garde Impériale.
    De nouveau licencié au retour du roi, en 1815, Il est admis à la retraite comme Maréchal de Camp en 1825 et ne reprendra qu’une brève activité dans les années 1830-1832, occupant les fonctions de commandant de la première subdivision et de la 15ème division militaire.
    Pierre Dautancourt meurt à Nevers (Nièvre), le 2 janvier 1832, et est inhumé dans le cimetière Jean Gautherin , où sa sépulture est encore visible de nos jours.

    Une rue porte son nom dans le 17e arrondissement de Paris.

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  • Général Defrance

    Général comte de l’Empire
    Jean-Marie Antoine DeFrance est un général de division français né le 21 septembre 1771 à Vassy en Champagne et mort le 6 juillet 1855.
    Il fut élevé à l’École militaire de Rebais.
    Il se trouvait à Saint-Domingue lors de la première révolte des noirs, et servit dans les volontaires dits dragons du cap, et fut à son retour (1792) nommé sous-lieutenant au régiment de cavalerie royal-étranger.
    Il servit à l’armée du Nord, fut nommé adjudant-général chef de brigade à l’armée des Ardennes et de Sambre-et-Meuse et chargé de missions importantes.
    Il passa ensuite en Italie sous les ordres de Moncey, et assista à toutes les affaires qui précédèrent la bataille de Marengo.
    Pendant l’hiver de 1800 à 1801, il fit la campagne de l’armée des Grisons, sous Macdonald, et rentra en France après la paix de Lunéville.
    En 1802, il fît partie du camp de Saint-Omer, et devint écuyer cavalcadour du premier Consul.
    Nommé de nouveau général de brigade en 1803, il fit les campagnes de 1805 contre l’Autriche, et celles de 1806 et 1807 contre la Prusse et la Russie.
    Il se signala à Wagram (1809), où il commandait la brigade de carabiniers. Après avoir rempli à plusieurs reprises les fonctions d’inspecteur général de cavalerie, il fut nommé général de division en août 1811, et commanda en février 1812, dans le corps d’armée de Murat, la division de cavalerie dont les carabiniers faisaient partie.
    Il rendit d’importants services pendant la retraite de Russie, fit la campagne de Saxe en 1813, à la tête d’une division de dragons et fut ensuite nommé inspecteur général des remontes pour toute l’armée.
    En janvier 1814, il fut chargé du commandement en chef des quatre régiments des gardes d’honneur et se couvrit de gloire, le 11 février, à Montmirail.
    Nommé inspecteur général de cavalerie à la première Restauration, il présida, pendant les Cent-Jours, dans la 18e division militaire, aux remontes, et inspecta les dépôts de cavalerie, et fit partie de l’armée de la Loire. II fut maintenu dans son grade en 1816, et commanda, de 1819 à 1822, la 1e division militaire, à Paris.
    Le général Defrance est mort à Épinay le 6 juillet 1855. Il repose dans la 21e division.
    Son nom est gravé sur le côté Est de l’arc de l’Étoile.

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