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  • Louis Bonaparte

    Louis BONAPARTE – Roi de Hollande

    Louis, frère cadet de Napoléon, né à Ajaccio en 1778, fut certainement celui que l’Empereur protégea le plus ; aide de camp à l’Armée d’Italie, il l’accompagne en Egypte, puis s’octroie le grade de colonel  du  5e dragons, que le Premier Consul entérine après Brumaire. On le marie un peu contre son gré, à Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine, ce qui fait d’elle tout à la fois la belle-fille et la belle-sœur du Maître. Le destin fut particulièrement généreux avec Louis, car élevé à la dignité de Roi de Hollande en 1806, il fut aussi le père du futur Napoléon III. Son caractère était cependant détestable ; valétudinaire perpétuel, ombrageux et neurasthénique, son ménage ne tarda pas à battre de l’aile.
    Il eut même des doutes sur la paternité de son premier né. Napoléon Charles, dont l’Empereur avait pensé en faire son héritier dynastique. En revanche, il prit son métier de roi très au sérieux ; un peu trop même au goût du grand frère, il entre rapidement en conflit avec lui, à propos des contingents de soldats à fournir, et surtout il se refuse à appliquer le blocus continental qui ruine le commerce Batave.
    On le voit en uniforme bleu foncé brodé d’or, dans un carrosse jaune à six chevaux, suivi d’une voiture-bureau et d’une chambre à coucher à rideaux de percale frangés de noir et d’orange, équipée d’une table à manger parée d’un surtout d’argent, avec de la vaisselle en vermeil. Mais sa santé se dégrade peu à peu : il a recours à de surprenantes thérapeutiques, préconisées par un charlatan : bains de tripes et port de chemises de galeux ; en mars 1810 il est contraint d’abandonner à la France, le Brabant, la Zélande et une partie de la Gueldre ; en juillet, Napoléon exige son abdication : la Hollande est rattachée à l’Empire. Louis, se sépare alors de sa femme et s’enfuit en Autriche : mais lorsque l’Empereur François se joint à la coalition de 1813, il comprend qu’il ne peut plus résider à Toeplitz et se retire en Suisse, après avoir vainement tenté  de se faire redonner son trône d’Amsterdam, afin d’y rallier les Hollandais à la cause de la France.
    Cet éternel malade mourra l’un des derniers en 1846, à Florence, non sans s’être secrètement remarié en 1838 à une petite Strozzi de seize ans.


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  • Lucien Bonaparte

    Lucien BONAPARTE – Prince de Canino

    Le frère le plus brillant de Napoléon fut sans doute Lucien, surnommé dans sa jeunesse « l’enfant terrible ». Né à Ajaccio en 1775, il fait de bonnes études à Autun et à Brienne, et devient un partisan convaincu des idées nouvelles. Elu président du conseil des Cinq-cents, il joue un rôle essentiel dans le coup d’état du 18 Brumaire ; sur le point d’être mis hors la loi par l’assemblée, le général Bonaparte cherche refuge auprès de ses soldats ; Lucien , déposant sa toge en signe du deuil de la magistrature, saute sur un cheval de dragon et plaçant une épée sur la poitrine de son frère, jure de le tuer, s’il attentait jamais à la liberté, se portant ainsi garant de sa fidélité à la révolution.
    Revenu en séance, il prononce la dissolution des Cinq-cents, qui avant de se séparer, nomment trois consuls provisoires.
    Plus tard, l’Empereur, ingrat, minimisera cette action théâtrale. Pour le prix de son intervention il fut nommé ministre de l’Intérieur, puis envoyé comme ambassadeur à Madrid, en disgrâce.
    La brouille s’accentue entre les deux frères, lorsqu’il épouse en 1803, Alexandrine de Bleschamps, veuve de l’agent de change Jouberthon, que l’Empereur, qui n’aimait pas les «mariages d’amourettes » qualifiait de coquine. Lors de la distribution de couronnes en 1806, Lucien fut oublié et s’exila à Rome, où il prit le titre de Prince de Canino. Quand les Etats Pontificaux furent annexés à la France en 1810, il s’embarqua pour l’Amérique. Pris par les Anglais, il ne revint à Rome qu’aux Cent-jours, où il se réconcilia enfin avec Napoléon, avec lequel il participa dans un costume ridicule, habit de velours blanc, petit mantelet à l’espagnole, toque tailladée, à la cérémonie du champ de Mai le 1er Juin 1815.
    Atteint lui aussi d’un squirre à l’estomac, il part pour Sienne en Juin 1840, mais expire en route le 30, à Viterbe, tendrement veillé par sa femme.

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  • Murat Roi de Naples

    Joachim Murat

    Roi de Naples et des Deux-Siciles

    Nommé  Maréchal d'Empire le 19 mai 1804
    Fait Prince français avec qualification d'Altesse Impériale
    Grand Amiral de l'Empire en 1805
    Lieutenant-Général de la Grande Armée en 1812

    Joachim MURAT – Roi de Naples et des Deux-Siciles
    Nommé  Maréchal d’Empire le 19 mai 1804, fait Prince français avec qualification d’Altesse Impériale
    Grand Amiral de l’Empire en 1805 - Lieutenant-Général de la Grande Armée en 1812
    Ce fils de paysan du Causse de Gramat, était promis par le destin, à la plus grande élévation.
    Quelle fierté pour sa mère, Jeanne Loubières, de regarder son fils soudain devenu roi. Bien sûr, ce n’était qu’un petit royaume et son trône était dû plutôt à son impériale parenté qu’à ses mérites politiques.
    Car Murat ne fut jamais autre chose qu’un soldat. On dirait aujourd’hui un « baroudeur ». Il ne sera jamais à l’aise dans les grands commandements mais excellera à la tête d’une charge de cavalerie, qu’il mènera avec le plus grand mépris du danger, seul en avant de tous. Il sera surnommé le dieu de la cavalerie. Sa bravoure exceptionnelle s’accompagnait d’un sens certain du théâtre et d’un goût prononcé pour le panache.
    C’est la raison pour laquelle il collectionnait les tenues extravagantes et les plumetis compliqués. Au matin d’une bataille, son Empereur de beau-frère, le voyant arriver dans un de ses costumes d’opérette, le pria de bien vouloir se changer : « Allez, Monsieur, vous habiller en Maréchal de France… »

    LES ETAINS DU PRINCE l’on représenté au faîte de sa gloire, dans son célèbre uniforme de Roi de Naples.

    Glorieux il vécut, brave il mourut, commandant lui-même le feu de son peloton d’exécution, demandant seulement aux soldats d’épargner son visage.
    Son corps fut jeté à la fosse commune.

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  • Cantinère

    Au premier rang des femmes qui partagèrent la vie quotidienne des soldats, ces femmes robustes qui, rarement, inspiraient d'autre tendre sentiment que la reconnaissance: les cantinières et les vivandières.
    Les vivandières (mais il y a aussi des vivandiers) s'occupent de la nourriture, qu’elles ont le droit de vendre, ainsi que des objets de première nécessité (papier lettre, lacets, boutons, eau-de-vie, vinaigre), des prix raisonnables.
    Elles sont sélectionnées par le conseil d'administration du régiment. Elles reçoivent ailleurs alors une "Patente de Vivandière", spécifiant quelles doivent obéir aux règlements militaires, toujours avoir avec elles les objets les plus nécessaires aux soldats, et les vendre un prix raisonnable.

    Un décret de 1810, leur donne droit, en temps de guerre, aux soins gratuits dans les hôpitaux militaires, remboursement des frais étant effectués par leur corps d'origine.

    Leur nombre a été fixé par un arrêté de l'An VIII, qui prescrit par ailleurs que ces femmes doivent être des citoyennes de bonnes manières, mariées à des soldats ou sous-officiers en activité de service, reconnues les plus actives, les plus utiles aux troupes, et "dont la conduite et les mœurs est des plus régulières."

    Elles arborent, en guise de badge, un tonnelet, qui, autant que faire se peut, contient de l'eau-de-vie.
    La cantinière est l'épouse du cantinier, marchand de comestibles. Tous deux suivent l'armée, s'établissant au besoin dans les places principales. Hélas pour elles, on a le plus souvent oublié le nom de ces femmes, au profit de celui des vivandières.

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  • Tableau Napoléon et ses Grognards

    Grognard est le nom donné aux soldats de la Vieille Garde de Napoléon Bonaparte. Ils étaient les plus expérimentés de la Grande Armée, mais aussi les plus fidèles à l'empereur, qui les avait surnommés ainsi alors qu'ils se plaignaient de leurs conditions de vie. Certains d'entre eux suivirent Napoléon pendant son exil à l'île d'Elbe.

    "Ils sentaient le feu et la poudre" écrivait Chateaubriand…ces vieux briscards avaient un culte passionné pour Napoléon qui disait « je passe pour un homme terrible dans les salons, mais nullement parmi les soldats ».
    En effet l’Empereur avait pour ses soldats une sorte de tendresse paternelle. Il vivait au milieu de sa troupe, mangeait souvent avec ses hommes ; on le vit à la veille d’Austerlitz répartir une douzaine de gros cochons « capturés » par des grenadiers à cheval ; six pour eux et six pour lui et ses généraux ; Coignet raconte que tout le monde rit de bon cœur de ce partage de Salomon. Et ses soldats lui rendaient bien cette affection, allant parfois jusqu’à l’idolâtrie. Napoléon à Sainte-Hélène confiera à Las Cases « ils avaient l’instinct de la vérité et de la sympathie, ils me savaient leur protecteur, au besoin leur vengeur ! »
    Bien sûr toutes les marches forcées, les bivouacs en plein air, les manœuvres parfois incompréhensibles, le ravitaillement problématique, voire inexistant, faisaient que ces braves à trois poils se mettent à ronchonner, ce qui leur valut le surnom fameux de « grognards ».  Mais ces hommes marchaient toujours derrière leurs aigles sacrées, prêts à « manger la terre », agitant la peau de leur front pour faire descendre leur bonnet d’ourson sur leurs yeux ; leur regard terrible et le mépris de la rage, à travers leurs moustaches, laissaient voir leurs dents comme des tigres, et provoquaient chez l’ennemi une frayeur indicible ; et quand ils maniaient dans un mouvement de fureur, leurs baïonnettes pointées, et le sabre-briquet prêt à jaillir de son fourreau, ils faisaient trembler l’adversaire et l’apeurer jusqu’à la débandade.

    Les Etains du Prince se sont inspirés d'une célèbre peinture de Auguste Raffet (1836) pour réaliser ce tableau.

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  • Tableau du débarquement de Napoléon en Egypte

    « Il ne se fait rien de grand, que dans l'Orient. »    Napoléon

    Après la Campagne d'Italie, Napoléon Bonaparte revint à Paris, le 5 décembre 1797, et où il fut accueilli en triomphateur. Le projet d’expédition en Egypte avait été conçu par Bonaparte à la lecture d'un mémoire déposé sous Louis XIV au ministère des affaires étrangères, et tendant à former dans cette contrée d'Afrique une colonie destinée à l'entrepôt du commerce de l'Inde. Il avait conféré de ce projet avec Talleyrand, alors ministre des relations extérieures.
    Un tel projet parut d'abord plus gigantesque que raisonnable, mais les hommes d'État qui redoutaient son ambition et sa rivalité ne demandaient qu'à l'éloigner le plus possible, et de son côté il calculait qu'une fois maître de l'Égypte il ne recevrait plus ni ordres, ni instructions, et agirait en toute souveraineté.
    La campagne d’Égypte dura de 1798 à 1801. Elle se double d'une expédition scientifique, de nombreux historiens, botanistes, dessinateurs (160 savants) accompagnant l'armée afin de redécouvrir les richesses de l'Égypte. Elle est donc parfois aussi appelée expédition d’Égypte, lorsque son côté scientifique, moins martial, est considéré. L’objectif est de contrecarrer la puissance britannique et de contrôler le commerce méditerranéen, mais aussi, de «propager l’esprit des Lumières, avec le désir, sincère, de ramener les sciences et les arts dans leur patrie d’origine».

    Le 19 mai 1798, le corps expéditionnaire français quitte Toulon. Plus de 400 navires prennent part à cette flotte, ainsi que 40 000 hommes et 10 000 marins. Parmi les fidèles lieutenants de Napoléon, nous citons Desaix, Kléber, Eugène de Beauharnais, Ganteaume, Decres, le médecin Desgenettes, le chirurgien Larrey. Egalement des scientifiques tels que Berthollet, Dolomieu, Geoffroy Saint-Hilaire, Hassenfratz, Jomard, Conté, Monge, Fourier : La flotte s'empare tout d'abord de Malte le 11 juin, puis débarque à Alexandrie le 1er juillet.

    Une des plus célèbres batailles de cette campagne est la bataille des Pyramides qui a lieu le 21 juillet 1798.
    Parallèlement au succès militaire, le plus grand apport de l’expédition se fait cependant à Rosette, le 19 juillet 1799. Des soldats travaillant à la construction d’un ouvrage de défense découvrent fortuitement la célèbre pierre. Sur l’immense bloc de basalte noir, un même décret de l’époque ptolémaïque (196 av. J.-C.) rédigé en trois écritures - hiéroglyphique, démotique et grecque - constitue un véritable manuel de traduction. Reste à savoir le lire. L’énigme sera résolue vingt-trois ans plus tard par Jean-François Champollion, qui percera le mystère des hiéroglyphes.
    Sur le front militaire, la campagne se complique. Parti à la conquête de la Syrie, Bonaparte échoue devant Saint-Jean-d’Acre.
    Au bout de deux mois de siège, il décide de gagner la France (23 août 1799), L’arrivée de la flotte britannique devant Alexandrie, le 1er mars 1801, accélère le repli français. Les Anglais prennent Rosette (avril), puis Le Caire (juin).

    Un quart de siècle plus tard, verra la publication de la Description de l’Egypte. Une œuvre monumentale à l’origine d’une nouvelle science: l’égyptologie. Et un livre qui, aux yeux de l’Histoire, va transformer une invasion militaire ratée en épopée scientifique réussie.

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  • Napoléon en tenue de Sacre

    Le 2 décembre 1804 (11 Frimaire An XIII selon le calendrier républicain), Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VII. Natif de Corse et simple général de la Révolution française, âgé à peine de 35 ans, il reconstitue à son profit l'Empire de Charlemagne ! Beaucoup de Français se plient à ce surprenant archaïsme. Ils y voient le moyen d'empêcher à tout jamais le retour de l'ancienne dynastie des Capétiens. Parmi ces Français qui craignent la restauration de l'Ancien Régime figurent les anciens députés de la Convention qui ont condamné à mort le roi Louis XVI et tous ceux qui ont acheté des biens nationaux ou se sont enrichis pendant la Révolution. Le sacre leur offrira un répit de dix ans avant le retour de la monarchie.

    319,40 €
  • Médaille de Ste Hélène

    Médaille de Ste Hélène

    Le 12 Août 1857, Napoléon III créa, pour honorer les militaires qui avaient combattu, la fameuse médaille de Sainte Hélène.
    En bronze patiné, cela lui donna une couleur marron foncé et elle fut surnommée "Médaille en chocolat".
    Ce fut la décoration émise au plus grand nombre d'exemplaires (plus de 300 000).
    Distribuée dans une petite boîte de carton blanc, avec sur son couvercle en relief l'Aigle Impériale. Elle était accompagnée d'un diplôme attestant la présence du récipiendaire sous les drapeaux entre 1792 et 1815

    15,00 €