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  • Maréchal Mortier

    Edouard Adolphe Casimir Joseph MORTIER
    Duc de Trévise

    Quand le père MORTIER, ex-député du Tiers aux Etats Généraux apprit l’élévation de son fils à la dignité de Maréchal, il dit seulement : « Et bien, qu’il continue d’être honnête homme, il verra que cela sert à quelque chose : » Son avancement était dû uniquement à la valeur militaire qu’il avait manifestée pendant les guerres de la Révolution et à l’adhésion donnée à Bonaparte, à l’occasion du coup d’état de Brumaire.
    C’était un homme courageux et de haute taille (1 m 95). Un jour que Napoléon cherchait à atteindre un livre sur un rayon élevé de sa bibliothèque, le Duc de Trévise le devança en disant : « Sire, je suis plus grand que vous !». Ce à quoi, l’Empereur répondit avec un sourire : « Vous voulez dire, de plus grande taille ! ».
    Il  participe aux campagnes d’Autriche et de Prusse mais se signale surtout en Russie, il s’occupe de l’évacuation de Moscou, détruit l’arsenal et le matériel inutilisable, fait sauter le Kremlin et combat vaillamment à la tête de la Jeune Garde, tout au long de la retraite.
    Pendant la campagne de France, il se conduit admirablement jusqu’aux portes de Paris, qu’il défend jusqu’à la dernière minute.
    Bien que rallié à la monarchie et nommé Pair de France par Louis XVIII, il sera destitué pour avoir refusé de juger NEY.
    Il trouva la mort tragiquement aux côtés de Louis-Philippe dont il était ministre de la guerre, dans l’explosion de la machine infernale de FIESCHI.
    Napoléon, pour distinguer le Maréchal, l’avait nommé Colonel-Général des Artilleurs et Marins de sa Garde.

    Les ETAINS DU PRINCE l’ont présenté dans le grand uniforme général de l’Artillerie à cheval, qui se portait à la hussarde, avec pelisse, colback et sabretache.


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  • Maréchal Murat

    Joachim MURAT GRAND DUC DE BERG

    Fusillé le 13 octobre 1815 au château de Pizzo en Calabre.

    De tous les maréchaux de Napoléon, Murat fut certainement le plus beau et le plus élégant. Cavalier extraordinaire, sabreur téméraire, il était à ce point séduisant qu’il conquit le cœur de Caroline Bonaparte, la propre sœur de l’Empereur.
    Ce fils d’aubergiste gascon vit un jour entrer dans sa ville, un régiment de chasseurs des Ardennes : la tête tournée par les fanfares, il signe son engagement sur le champ. En 1789 il est maréchal des logis.
    Pour avoir organisé une révolte, il est cassé et chassé de l’armée, ce qui peut paraître surprenant quand on connaît sa prodigieuse carrière militaire. Mais dans ces époques troublées, il y a place pour les aventuriers. Murat est réintégré ;  il sera bientôt nommé Chef d’Escadron.
    Et tout à coup, la fortune se manifeste en la personne de Bonaparte qui, le 13 Vendémiaire, charge Murat de ramener au galop les quarante canons du camp des Sablons. Il sera, en récompense, nommé Général de Brigade et aide de camp du Général en chef de l’armée d’Italie. Il fait partie de la première fournée des Maréchaux, mais la bienveillance de l’Empereur ne s’arrêtera pas là. En effet, Napoléon, le 18 mars 1806, le nomme Grand Duc de Clèves et de Berg.
    C’est dans la tenue portée à Eylan que les ETAINS DU PRINCE vous le présentent ici.


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  • Maréchal Ney

    Maréchal Michel NEY - Duc d’Elchingen
    Prince de la Moskova

    Michel Ney est sans doute le plus connu de tous les Maréchaux du 1er Empire ; son immense bravoure l’a rendu célèbre sur tous les champs de bataille où il eut à commander une troupe. Peu enthousiaste à l’idée de cercler des tonneaux chez son père, il s’engagea aux Hussards du régiment Colonel-Général, et nommé lieutenant en 1793, participa à de nombreuses actions dans les armées de la République. A l’époque, les destins fabuleux étaient monnaie courante, mais Ney fut certainement celui qui eut le plus grandiose et le plus tragique. Ce grand soldat jouissait d’un prestige si grand, que lorsque Louis XVIII voulut faire un exemple unique destiné à punir la trahison, on le choisit, lui, le brave des braves, afin de frapper l’opinion d’un grand coup. Il fut fusillé à quelques métres des grilles du Luxembourg, après avoir tenté de se justifier, jusqu’à la dernière minute : « Français, je proteste contre mon jugement, mon honneur... ». Ce furent ses dernières paroles, car le feu fut commandé à cet instant par un officier Piémontais ; (on n’avait pas osé confier cette mission à un officier français). Bien sûr Ney avait d’abord abandonné l’Empereur, en devenant le principal artisan de son abdication à Fontainebleau. Il avait, pendant le vol de l’Aigle, au retour de l’île d’Elbe, promis à Louis XVIII de « ramener l’usurpateur » dans une cage de fer ; et puis à Lons-le-Saunier il s’était rallié à son chef : « on ne peut arrêter l’eau de la mer avec les mains ». Héroïque à Waterloo, mais brouillon, indécis, et presque suicidaire, il chercha par cinq fois, cette mort qui ne voulait pas de lui, en des charges vaines et insensées.

    Mais c’est dans la tenue où il fut le plus glorieux, dans le fameux manteau bordé de fourrure qu’il porta à la retraite de Russie, que les ETAINS DU PRINCE ont choisi de le représenter. Vous imaginerez ainsi le Rougeaud (surnommé ainsi à cause de la couleur de ses cheveux) au milieu de ses soldats, commandant l’arrière garde de la Grande Armée en retraite, faisant le coup de feu contres les Cosaques, comme un simple grenadier.



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  • Maréchal Oudinot

    Nicolas-Charles Comte OUDINOT
    Duc de Reggio

    Le futur Maréchal n’envisagea pas une seconde de reprendre le métier de son père, qui exploitait une petite brasserie. De caractère emporté, indiscipliné, il ne rêvait que plaies et bosses.
    A dix-sept ans, il est donc volontaire au régiment MEDOC Infanterie ; trois ans plus tard il revient à la vie civile, mais il est fort opportunément tiré de l’ennui où il s’enlise par les événements révolutionnaires. Nommé Capitaine d’une compagnie de cavalerie, sa carrière progresse rapidement : Lieutenant-colonel à l’armée du Rhin, Général de brigade à l’armée d’Allemagne, il sert ensuite à l’armée d’Helvétie, de Mayence, d’Italie, commande en chef l’armée du Nord en 1810, le corps de l’Elbe en 1812, le 2e corps en Russie, le 12e en 1813 et enfin le 7e corps pendant les campagnes de France.
    A cause de ses nombreuses campagnes, il détient un record dont il était très fier : il fut le Maréchal le plus souvent touché au combat, on l’appelait « l’homme aux 32 blessures » !
     Le Duc de Reggio ne se trouvait à l’aise que sur un champ de bataille à la tête de ses « Grenadiers réunis » qui l’adoraient pour sa sollicitude et son exceptionnelle bravoure.
    Sa belle conduite à Wagram lui valut le bâton de Maréchal, mais sa nature entière et coléreuse lui attira beaucoup d’ennuis. Il fit partie de ceux qui poussèrent Napoléon à abdiquer et resta neutre pendant les Cent Jours malgré la pression de ses soldats.

    Les ETAINS DU PRINCE montrent ce Maréchal dans une tenue peu connue, qui ne semble avoir fait l’objet d’aucune ordonnance officielle.


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  • Maréchal Pérignon

    Dominique Catherine Marquis de PERIGNON

    L'élévation au titre de Maréchal Honoraire de Dominique de Pérignon étonna un peu l'entourage civil et militaire de Napoléon, car il n'accomplit pas de ces exploits guerriers qui rendirent célèbres les autres Maréchaux de la fournée de 1804. Mais il avait lui aussi commandé en chef, ce qui était la condition sine qua non à cette distinction.

    Il s'était fait apprécier pour d'autres qualités telles que l'honnêteté, la prudence et la sagesse.
    En effet, cet ancien noble, député à la Législative, ex-Ambassadeur en Espagne était très attaché aux idées républicaines. Après une belle conduite dans les campagnes des Pyrénées-Orientales et de Catalogne où il avait remplacé Dugommier, il négocia habilement le traité de Sainte-Iledefonse où l'on définit le tracé de la frontière entre les deux pays.

    Malgré son peu de goût pour la politique, il fut néanmoins envoyé comme Gouverneur à Parme, puis à Naples. On lui confia ensuite le commandement de l'armée d'occupation stationnée dans cet état, sous la dépendance du Prince Murat qui venait d'en être Roi.
    Il y restera jusqu'en 1814 et se montrera indigné par la défection du beau-frère de l'empereur.
    Rallié aux Bourbons, il est élevé au rang de Pair de France et nommé commissaire extraordinaire de Louis XVIII dans la première division militaire de Paris. En tant que tel, il organisera un plan de défense contre de retour de Napoléon en 1815, ce qui lui vaudra d'être rayé de la liste de Maréchaux pendant les Cent Jours.
    A la deuxième Restauration, il retrouvera son commandement et recevra le bâton de Maréchal de France pour la deuxième fois.

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  • Maréchal Perrin dit Victor

    Claude Victor PERRIN dit VICTOR
    Duc de Bellune

    Bizarrement, le Maréchal se fit connaître sans qu’on sût vraiment  pourquoi, sous son prénom de Victor, plutôt que sous son patronyme de PERRIN. Peut être y eut-il une analogie entre les mots Victor et victoire, mais rien ne permet de l’affirmer, aucun document n’en ayant fait état.
    Dans l’ancienne armée royale, il exerça la fonction de tambour, instrument qu’il affectionnait depuis l’enfance, ce qui lui valut par la suite des commentaires peu flatteurs de la part de gens mal intentionnés : le Général DELMAS disait : « II y aura donc toujours du tambour dans cet homme, qui ne fait du bruit que lorsqu’on le bat : » Le Maréchal en effet, venait d’essuyer une défaite et s’en défendait en criant très fort.
    Son père huissier, avait voulu faire de lui un notaire. Son goût pour le tambour le fil s’engager à 17 ans dans un régiment d’artillerie à Grenoble. Après dix années de service sans actions remarquables, il s’établit tout bonnement comme épicier à Valence.
    Elu adjudant sous-officier en 92, il reprend du service et rencontre Bonaparte au siège de Toulon qui le fait nommer rapidement général de brigade. Il fait les deux campagnes d’Italie, commande en chef le 1er  corps en 1807 et reçoit le bâton de Maréchal en juillet de la même année.
    Le 10 novembre 1908, Napoléon le fait Duc de Bellune ; ce qui provoque de la part de ses soldats ce mauvais jeu de mots : l’ancien sergent Beausoleil (surnom qu’on lui avait donné au début de sa carrière) est devenu le Duc de Belle-Lune !
    II est battu en Espagne par les Anglais à Talavera, mais se rachète par le courage dont il fait preuve pendant la retraite de Russie.
    Il prendra parti contre son maître en 1814, et sera rayé de la liste des maréchaux aux Cent Jours. Il ternit son honneur de soldat, en votant la mort de son ancien camarade, le Maréchal NEY.


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  • Maréchal Poniatowski

    Joseph Antoine  Prince PONIATOWSKI

    Lorsque les troupes françaises entrèrent à Varsovie en novembre 1806, l’espoir revint pour le Prince Poniatowski, de voir à nouveau sa patrie indépendante. Il se mit donc aussitôt au service de l’Empereur et entreprit de mettre une armée polonaise sur pied. Ces soldats furent d’une fidélité incomparable, puisque certains d’ente eux accompagnèrent l’Empereur jusqu’à l’île d’Elbe, leur constance n’ayant d’égale que leur bravoure ; le geste le plus héroïque fut de forcer le verrou de Somosierra en Espagne, au prix de pertes énormes. Douze mille espagnols tenaient les crêtes et les flancs d’un défilé sinueux de 2 km de long. Pire, colonel des chasseurs de la Garde avait déclaré le passage impossible ; les chevaux légers polonais, ivres de sacrifice, foncèrent, sabre au clair, sous les décharges d’artillerie qui en tuèrent un tiers, et pendant douze minutes, complètement à découvert, poursuivirent leur marche folle en hurlant « Vive l’Empereur ! ».
    Poniatowski fut un défenseur obstiné des causes perdues ; neveu du dernier roi de Pologne, déjà général dans les armées russes, autrichiennes et prussiennes, on l’appelait le Bayard Polonais. Il fut le dernier Maréchal nommé, pendant la campagne désastreuse de 1813, en récompense de sa fidélité indéfectible.
    A Leipzig, le Prince promit à Napoléon : « Nous sommes tous prêts à périr pour Votre Majesté ».
    Il disait vrai hélas, quelques heures plus tard il se noyait en traversant l’Elster, quatre jours après sa nomination de Maréchal.

    LES ETAINS DU PRINCE vous le présentent dans son uniforme Polonais, puisqu’il n’eut pas le temps de porter celui du Maréchal d’Empire.


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  • Maréchal Serurier

    Jean Mathieu Philibert Comte SERURIER

    Ce maréchal fait partie des vieux chefs que Napoléon avait voulu récompenser par le titre de Maréchal Honoraire, sans toutefois leur confier un commandement. Issu d'une famille de petite noblesse, ce soldat de fortune prend part à la guerre de Sept ans et gravit tous les échelons de la hiérarchie en servant successivement aux milices de Laon, au régiment de Mazarin (devenu Latour-Dupin en 1762) et au régiment de Beauce inférieure. On le trouve en Corse en 70, puis major au Médoc inférieur, pour atteindre le grade de Colonel sous la Révolution en 92. Comme beaucoup d'autres officiers supérieurs, il est cassé et arrêté comme suspect royaliste. Néanmoins Barras le fait réintégrer et sa droiture, son mépris de l'intrigue le font remarquer par Bonaparte pendant la campagne d’Italie. Il y gagne un surnom bizarre : « la vierge d'Italie » en raison peut-être de son intégrité, bien qu'il ait souvent fermé les yeux sur les pillages de ses soldats. Il se distingue à Mondovi et négocie la capitulation de Nanterre avec Wurmser. Pendant quelques semaines, il assure le rôle de Gouverneur de Venise où il se fait apprécier pour sa probité, avant d’être fait prisonnier par les Russes semble en 1798. Souvarov le libère contre la promesse de ne plus reprendre les armes contre les coalisées. Son serment sera effectivement tenu, car dès lors, il n’aura plus que des activités civiles comme Sénateur, membre d’un Conseil d’Officiers Généraux, Commandant de la Garde Nationale de Paris (1809) et surtout en tant que Gouverneur des Invalides de 1804 à 1816. Sa dernière action d’éclat fut de faire brûler les 1417 drapeaux pris à l’ennemi, avant l’entrée des Alliés à Paris, en mars 1814.

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  • Maréchal Soult

    Nicolas Jean de Dieu SOULT- Duc de Dalmatie

    Le Maréchal Soult est celui des grands chefs de l’Empire qui aura la carrière la plus longue et la mieux remplie. A 16 ans, il s’engage dans le régiment de Royal Infanterie. Grâce à l’essor donné par la Révolution aux soldats de valeur, il est général de Brigade à 25 ans.
    En 1804, Napoléon le fait Colonel Général des Chasseurs à pied de sa Garde. Mais c’est le commandement d’un des « sept torrents » qui déferleront sur l’Autriche en 1805, qui le rendra célèbre. C’est lui qui coupera en deux l’armée russe à Austerlitz, et qui sera le principal artisan de cette victoire presque parfaite. Après la bataille, il recevra cet hommage exceptionnel de l’Empereur : « Soult, vous êtes le meilleur manoeuvrier d’Europe ». Le Duc de Dalmatie poursuit sa carrière en Espagne et attire l’attention en s’enrichissant considérablement. Napoléon lui concède cependant « qu’il n’a acquis ses immenses richesses qu’aux dépens de l’ennemi ».
    Sa renommée et sa puissance sont telles que certains notables portugais, avec la complicité des anglais, envisagent tout bonnement de le faire roi, sous le nom de Nicolas 1er.
    Pourtant, malgré une retraite exemplaire à travers l’Espagne, il est finalement battu par Wellington, qu’il retrouvera enfin, en tant que Major Général, à Waterloo.

    LES ETAINS DU PRINCE ont voulu le représenter dans son grand uniforme de Colonel Général des Chasseurs de la Garde, d’après le tableau de Rudder.


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  • Maréchal Suchet

    Louis Gabriel Comte SUCHET

    Ce maréchal est l'un des rares n'avoir jamais servi sous l'ancien régime. Fils d'un marchand de soieries lyonnais, il reçut une excellente éducation au collège de l'île Barbe, qui lui permit de faire bonne figure dans les salons au sein de l’ancienne noblesse et de la nouvelle aristocratie. Il débute sa carrière en 1791, engagé volontaire dans la garde Nationale de Lyon : un an plus tard il est élu Capitaine d’une compagnie franche de l’Ardèche. Sa valeur est si évidente qu'il est promu Général de Brigade à 28 ans ! Il sert en Italie, puis en Suisse comme Chef d'Etat-Major de Masséna. A la deuxième campagne d'Italie, il tente vainement de débloquer celui-ci, assiégé dans Gênes. On le retrouve comme divisionnaire de Lannes à Austerlitz ; il prend part à la campagne de Pologne, et à partir de 1807, il commande le cinquième corps de la Grande Armée. Mais l'histoire a surtout retenu le rôle qu'il joue dans la guerre d’Espagne. En 1810, il occupe l’Aragon qu'il va administrer d'une façon autoritaire mais intègre. Il est le seul grand chef militaire qui va réellement réussir sa mission dans le guêpier espagnol. Il prend successivement, Rosas, Lerida, Tortosa, Tarragone (qui lui vaut le bâton de maréchal), sauve Saragosse des entreprises du Général anglais Blake, le bat à Sagone et le chasse de Valence où il entre triomphalement le 9 janvier 1812. Il sait se faire respecter, et préserve la Catalogne du pillage et de l’oppression, s'attirant ainsi l’estime et la bienveillance de la population espagnole. Pendant les Cent-Jours, il préfère négocier plutôt que de combattre inutilement sur la frontière des Alpes, ce qui ne l’empêche pas d’être disgracié au retour des Bourbons. Il sera néanmoins réintégré à la Chambre des Pairs en 1819.

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